Energie / Climat | le 21 septembre 2009

« The Age of Stupid » en sortie mondiale

Lundi 21 et mardi 22 septembre sort dans le monde entier le film-documentaire de Franny Armstrong « The age of Stupid » (« L’âge de la stupidité »). Il nous projette au milieu du XXIème siècle dans un monde dévasté par les dérèglements climatiques.

L’acteur principal, Pete Postlethwaite, a été nominé aux Oscars pour son rôle dans le film. Il y joue un homme découvrant les informations télévisées de 2008 et se demandant avec effroi pourquoi personne n’a rien fait à l’époque pour sauver la planète. Il faut croire que c’était « l’âge de la stupidité ».
Le film est sans pitié pour notre société d’aujourd’hui et dénonce crûment sa lâcheté. Il nous appelle à réagir maintenant, quand il est encore temps.

« The Age of Stupid » n’est malheureusement que peu diffusé en France (dans cinq villes : Henin-Beaumont, La-Roche-sur-Yon, Paris, St-Sébastien-sur-Loire, Vannes).
Plus d’infos : www.ageofstupid.net

5 avis pour “« The Age of Stupid » en sortie mondiale”

  1. FOUDA NDI Joseph Marie dit :

    Il n’est plus suffisant d’affirmer que les pays industrialisés portent la plus grande responsabilité historique dans le processus d’altération du climat, ou de demander aux pays en développement de ne pas commettre la même erreur que les pays industrialisés.

    Des financements massifs au bénéfice du tire-monde ne constituent pas davantage la solution au changement climatique. Les déficite de gouvernance de réputation mondiale sont là qui témoignent de la dificulté à garantir la bonne destination de tels décaissements.

    L’heure décisive a sonné. Pour une fois, toute l’humanité est logée à la même enseigne et engagée dans le même bateau. si nous ne changeons pas de rationnalité, nous périrons tous, nos trésors avec.

    Nous devons impérativement passer de la logique du profit absolu et de comptabilité rigoureuse, à celle de l’aspiration solidaire à la vie, en évitant de nous rejeter mutuellement la responsabilité du drame collectif que nous vivons.

    Lorsque nous sommes collectivement surpris par un incendie dans une maison close, c’est à celui des nôtre qui a la capacité de forcer la porte avec l’appui de tous qu’il revient de sauver l’ensemble, sans calcul aucun de la facture des efforts consentis. Chacun le fera pour sa propre survie, et ne manifestera aucun désenchantement d’avoir favorisé celle des autres.

    La proposition de consacrer 100 milliards d’Euro au developpement des énergies renouvelables et à l’adaptation aux changements climatiques est louable. Mais à mon avis elle ne constitue qu’un début timide de reconnaissance de la voie à suivre.

    Cette option représente moins de 10°/° des dépenses d’armement.
    Les 90°/° restant des budgets militaires continueront de suspendre une vieille épée de Damoclès sur une humanité déjà effarée, menacée de destruction par un mal climatique qu’aucune arme sophistiquée ne peut prévenir.

    Une fois que les changements climatiques nous auront tous écrasés malgré la puissance armée de certains, à quoi et à qui serviront les sarseneaux jalousement developpés par une partie de l’humanité?

    Ma proposition face à la problématique du changement climatique, suggère un retour de l’humanité au voulior vivre, à l’instinct basic de survie collective. Nous devons coût que coûte sortir de ce danger sans calculer nos inputs particuliers. Sinon nous périrons tous, nos égoïsmes et prétentions avec.

    Vivement que le Sommet de Copenhague soit l’occasion d’un retour à la logique du vouloir vivre collectif.

  2. guillaume2 dit :

    oui, d’accord sur la comparaison des budgets de l’armement avec ceux pour le climat.
    d’accord aussi pour dire quand il y a le feu, on ne commence pas par regarder qui est responsable
    par contre : on en est pas tout a fait au stade de l’incendie : on en est au stade ou on voit que l’etincelle est en train de s’allumer et que la maison en pierre s’est changee en maison en paille ! il est encore temps de la re-transformer en maison en pierre et d’investir dans des pompes a incendie. or, qui a cause la transformation en maison en paille et en plus, qui a les moyens de faire changer les choses : nous, pays dits “industrialises” (alors que nous avons en fait delocalise nos industries dans les pays moins regardant)
    meme si on n’en etait pas responsable, le seul fait que nous ayons le plus de moyens devrait nous contraindre a agir pour tous ! mais en plus c’est notre faute (donc application du principe pollueur-payeur) !! on doit assumer et agir d’autant plus. et vite !!!
    d’autant que le calcul est vite fait : on a les moyens et on est responsables de la situation. les pays du tiers-monde et en developpement ont beaucoup moins de moyens et ne sont pas ou peu responsables du CO2 deja dans l’atmosphere.
    et enfin, oui oui oui au changement de civilisation !

  3. Laurent dit :

    Merci de parler des responsabilités gouvernementales et militaires sur le réchauffement climatique au niveau international.

    Je fais bien sur référence au programme HAARP qui a un effet sur la ionosphère et des conséquences directes sur le climat.

    Bien sur une taxe carbonne, mais un moratoire serait nécéssaire pour stopper “l’arme climatique”.

  4. citoyenactif dit :

    Tant que l’on aura pas régler les problèmes de notre société liés à l’apparition du capitalisme (consumériste : voir le film mer plastique), le fait de vouloir dominer coûte que coûte l’écosystème et la vision a court terme tant des dirigeants politiques, des entreprises et des citoyens, on ira vers d’autres échecs comme Copenhague.

    Le climat rentre dans un vaste sujet qui est la remise en compte de notre système (capitalisme – consumériste) commencé en 16-17 siècle avec le philosophe descarte : http://pagesperso-orange.fr/universitepopu.septi/Conferences/transmission.htm (- philosophiquement, avec le cogito de Descartes au 17ième, qui se découvre d’abord comme sujet pensant, avant même l’existence de Dieu et des autres; et sur le sentiment de puissance que donne à l’homme le développement de la science et de la technique qui nous rendent « maîtres et possesseurs de la nature » (Descartes);

    L’entrée dans la post-modernité entraînera, avec la fin des utopies alternatives (comme le communisme), une crise de la militance syndicale et politique, de la discussion dans l’espace public (Arendt), de la dimension citoyenne, ramenant vers la jouissance de la vie privée. Le « déclin de l’institution » (F. Dubet), qui formatait l’individu et favorisait son insertion sociale (famille traditionnelle, école, mouvements de jeunesse, mariage, église, syndicats…), la précarisation du marché de l’emploi et la crise de la valeur travail (« Ne pas perdre sa vie à la gagner »), le mode de vie consumériste (le dimanche au super marché) et hédoniste (le plaisir d’abord et tout de suite), qui prévaut de plus en plus avec la mondialisation, dissolvent de plus en plus, en dehors du cercle des affinités, la texture du lien social et politique, qui se délite. Le sentiment d’être méprisé par un déni de reconnaissance (A. Honneth) se répand. La dépression, maladie de la modernité, consacre la solitude de celui qui se vit comme individu, c’est-à-dire séparé

  5. citoyenactif dit :

    Il faut donc revoir notre société avec l’idée de remettre en place la simplicité volontaire ou sobriété heureuse désirer par Pierre Rabhi, remettre au goût du jour une , une économie éco citoyenne ou l’Homme ne serait plus asservit a elle, mais ou elle conduirait au bien être : économie de fonctionnalité….

    Je vous invite a voir : Le groupe sobriété heureuse http://www.planete-attitude.fr/group/pourunesobritheureuse
    ( sur le forum planète attitude) ou je développe ces sujets.

Les commentaires sont automatiquement fermés au bout de 60 jours.