Greenpeace demande à la France de renoncer au projet de terminal charbonnier de Cherbourg. A moins de deux mois du sommet de Copenhague sur les changements climatiques, nous renouvelons notre demande auprès des autorités. La France ne peut pas investir dans ce projet incohérent et anachronique. Elle doit envoyer un signal politique fort en abandonnant le charbon, premier responsable de nos dérèglements climatiques avec 30% des émissions mondiales de CO2.

Depuis plusieurs mois, nous combattons ce projet de terminal charbonnier à Cherbourg. Au printemps, nous avons manifesté notre opposition durant la première enquête publique. Celle-ci n’a pas pu être achevée. Une deuxième a donc été ouverte le 12 octobre, pour une durée d’un mois. Elle aura lieu dans les dix communes du littoral qui risquent d’être affectées par ce projet. Nous réitérons notre opposition à ce projet. Ce serait une catastrophe écologique, puisque quatre millions de tonnes de charbon passeraient chaque année par ce terminal. Comment la France pourrait-elle investir dans une énergie aussi sale, alors que l’urgence climatique nous appelle à abandonner les énergies fossiles et à promouvoir les énergies renouvelables, la sobriété et l’efficacité énergétiques ?