Energie / Climat | le 23 décembre 2009

Quatre de nos activistes en prison à Copenhague jusqu’au 7 janvier : votre soutien est important !

Quatre activistes de Greenpeace sont actuellement détenus au Danemark, et ce jusqu’au 7 janvier. Ils avaient participé à notre action du 17 décembre lors du dîner des chefs d’Etat et de gouvernement dans le cadre du sommet de Copenhague sur le climat . Les autorités danoises leur reprochent d’avoir déployé une banderole appelant les dirigeants politiques à agir immédiatement en faveur d’un accord ambitieux à la hauteur des enjeux.

Nous exigeons la libération immédiate de nos quatre activistes.

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Juan Lopez de Uralde, Nora Christiansen, Chrigi et Joris Thijssen ne sont pas des criminels, mais des héros. Les criminels, ce sont les dirigeants politiques qui ont fait du sommet de Copenhague un fiasco total qui a débouché sur un texte insipide. Il est inadmissible que des activistes pacifiques soient actuellement en prison, alors que les chefs d’Etat et de gouvernement responsables d’un crime environnemental sont rentrés tranquillement chez eux !

Vous voulez agir ?

- Rejoignez notre page de soutien sur Facebook
- Signez la pétition : Emprisonnés pour avoir défendu le climat !

Les portraits de nos activistes :

juanlopez Juan Lopez de Uralde
norachristensen Nora Christiansen
christianschmutz Chrigi
joristhijssen Joris Thijssen
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Energie / Climat | le 22 décembre 2009

Nicolas Sarkozy doit poursuivre les négociations climatiques dans le cadre de l’Onu

Reçue mardi 22 décembre avec d’autres ONG à l’Élysée, Greenpeace a fait part à Nicolas Sarkozy de sa déception et de sa colère après l’échec du sommet de Copenhague. Greenpeace a également plaidé la cause de ses quatre militants emprisonnés au Danemark après une action pacifique pendant le sommet.

À Copenhague, on a assisté à un détournement des processus de négociations officielles onusiennes, avec la création d’un circuit parallèle réunissant les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du sud et quelques pays européens, dont la France. Ces pays, qui ont élaboré un texte pour tenter ensuite de l’imposer aux autres Etats sont, à peu de choses près, ceux qui composent le Forum des Economies Majeures – processus lancé en son temps par George W. Bush pour contourner l’Onu.

Si l’Onu a failli à Copenhague, c’est parce qu’une poignée de participants avait décidé de ne pas jouer le jeu. Le système onusien est loin d’être parfait. Mais c’est le seul qui offre un cadre de négociations multilatéral et contraignant. C’est le seul où peut et doit s’inscrire la lutte contre les changements climatiques. La France a tort de critiquer le cadre de négociations onusien et de tirer sur l’ambulance.

En outre, le triste match entre les États-Unis et la Chine ne doit pas faire oublier la responsabilité de l’Europe, paralysée, incapable de s’engager de façon ambitieuse et de parler d’une seule voix. Les initiatives isolées de Jean-Louis Borloo et Nicolas Sarkozy n’ont en rien contribué à renforcer une dynamique collective.

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Par ailleurs, quatre militants de Greenpeace sont actuellement emprisonnés au Danemark et mis à l’isolement sans jugement jusqu’au 7 janvier. Leur « crime » ? Avoir manifesté de façon non-violente une opinion largement partagée et brandi des banderoles portant le message « Les politiciens parlent, les leaders agissent ! », le 17 décembre, dans le palais de la Reine du Danemark, lors du dîner de gala organisé pour les chefs d’État.

Greenpeace demande au président de la République d’intervenir en faveur de ces activistes et a lancé une pétition adressée à l’ambassade du Danemark en France.

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Energie / Climat | le 21 décembre 2009

Projet de ligne THT dans le Cotentin : audience reportée au 14 janvier

Le 17 décembre, c’est une audience bien particulière qui devait se tenir au tribunal de grande instance de Coutances. 17 communes et 31 associations  du Cotentin avaient assigné le préfet de la Manche en référé, l’accusant de commettre une faute détachable du service et de violer le principe de précaution, inscrit dans la Constitution.

L’audience en référé au TGI de Coutances, qui avait déjà été reportée la semaine précédente, n’a finalement pas eu lieu, car le ministère public s’immisce dans l’affaire. Le jugement est reporté au 14 janvier 2010.

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Greenpeace réitère son opposition à ce projet de ligne THT ainsi qu’au réacteur EPR de Flamanville auquel elle est censée être reliée.

En savoir plus sur la chronologie de la procédure

Le site du collectif ” STOP THT “


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Energie / Climat | le 19 décembre 2009

Après l’échec de Copenhague, la mobilisation doit continuer !

Pas de contrainte. Aucun objectif à 2020 ni à 2050. Pas de calendrier ni de mandat pour la signature d’un traité l’an prochain. Difficile d’imaginer pire conclusion pour Copenhague que la déclaration présentée par Barack Obama et Nicolas Sarkozy en clôture du sommet. Cette déclaration ne vaut pas plus que la feuille de papier sur laquelle elle est écrit.

Pire, les quelques engagements chiffrés ne nous permettront pas de limiter l’augmentation de la température moyenne mondiale à 2°C. On s’oriente plutôt vers plus de 3°C , donc vers un chaos inimaginable. Copenhague est une régression par rapport au protocole de Kyoto.

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L’Europe n’a jamais joué le rôle de leader qu’elle s’était arrogée. Elle a été incapable de parler d’une seule voix. En témoignent les initiatives aventureuses et personnelles de Nicolas Sarkozy. Elle a refusé d’augmenter son objectif de réduction d’émissions de gaz à effet de serre et de chiffrer son soutien aux pays en développement après 2012.

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Energie / Climat | le 19 décembre 2009

Copenhague : le sommet de la honte

Pas de contrainte. Aucun objectif à 2020 ni à 2050. Pas de calendrier ni de mandat pour la signature d’un traité l’an prochain. Difficile d’imaginer pire conclusion pour Copenhague que la déclaration présentée par Barack Obama et Nicolas Sarkozy en clôture du sommet. Cette déclaration ne vaut pas plus que la feuille de papier sur laquelle elle est écrit.

Pire, les quelques engagements chiffrés ne nous permettront pas de limiter l’augmentation de la température moyenne mondiale à 2°C. On s’oriente plutôt vers plus de 3°C , donc vers un chaos inimaginable. Copenhague est une régression par rapport au protocole de Kyoto.

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Energie / Climat | le 18 décembre 2009

Greenpeace dénonce un désastre total, les politiciens en restent aux déclarations d’intentions

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Hier soir, deux militants de Greenpeace se sont invités au dîner organisé par la reine du Danemark pour les 120 chefs d’état dans le palais. Déjouant le dispositif de sécurité, le «couple présidentiel» de Greenpeace est sorti d’une limousine en tenue de soirée. Ils ont monté les marches sur le tapis rouge et, une fois en haut, ont brandi des banderoles: « Politicians talk, leaders act» (les politiciens parlent, les leaders agissent).

Ce message avait déjà été diffusé dans l’après midi sur des banderoles en hauteur, en dehors du périmètre de sécurité, afind e communiquer directement avec les chefs d’état en route vers le palais. Greenpeace avait aussi projeté sur le bâtiment qui abrite le bureau du Premier Ministre danois « Ne trahissez pas l’avenir de nos enfants », pour une fois de plus rappeler l’importance d’engagements concrets.

27 chefs d’état, des pays industrialisés comme des pays en développement, se sont réunis la nuit dernière pour élaborer un texte présenté aux autres dirigeants dans la matinée. Initiative qui sonne creux alors que des chiffres manquent sur la table. La déclaration politique élaborée cette nuit n’en comporte qu’un, celui des besoins financiers des pays en développement, sans parler de qui paiera et à quelle hauteur. Aucun engagement de réduction des émissions ne figure non plus dans ce texte. L’intervention de Barack Obama qui vient de se terminer ne fait qu’aller dans le sens d’une déclaration convenue, vide de tout engagement.

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Energie / Climat, Forêts | le 17 décembre 2009

Nicolas Sarkozy fait un discours volontariste mais oublie encore les chiffres essentiels !

À la tribune de la conférence sur le climat, le président de la République française a prononcé ce jeudi un discours volontariste et plein d’emphase. Mais il manque toujours les deux chiffres qui indiqueraient clairement ses ambitions pour la France et l’Europe à Copenhague :

- 40% : l‘Europe doit s’engager à réduire d’au moins 40 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020.

35 milliards d’euros par an : c‘est le montant du soutien que doit apporter l’Europe aux pays en développement face à la crise climatique.

Il reste à Nicolas Sarkozy et à ses homologues de l’Union européenne une possibilité pour afficher ses objectifs : le sommet des chefs d’Etat européens qui se tient ce jeudi soir, à Copenhague.

Après treize jours de négociations, les pays industrialisés ont mis les négociations sur le climat au bord de la catastrophe par leur inertie, leur manque d’ambition, leur égoïsme. Ils refusent d’accepter des réductions plus importantes de gaz à effet de serre et de fournir un financement adéquat pour soutenir les pays en développement. Pour reprendre le contrôle de cette situation chaotique, Nicolas Sarkozy et ses homologues européens doivent montrer l’exemple et chiffrer leurs belles intentions de façon unilatérale et inconditionnelle.

Il reste moins de 24 heures aux Nations unies pour parvenir à un accord équitable, ambitieux et juridiquement contraignant, qui permette de maintenir l’augmentation des températures sous la barre des 2° C.

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Energie / Climat | le 16 décembre 2009

Greenpeace dénonce le blocage américain des négociations à Copenhague

Alors que les ministres ont pris la main sur les discussions de Copenhague, les négociations patinent toujours et encore à Copenhague. Les États-Unis bloquent les discussions et vident de leur contenu les textes qui sont sur la table. Les citoyens sont exaspérés et Greenpeace condamne l’attitude du pays le plus riche du monde, le premier pollueur historique. Les Etats-Unis font tout pour durcir les obligations des pays en développement, tout en se soustrayant eux-mêmes à toute contrainte.

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Les négociateurs de Barack Obama vident les textes de tout objectif chiffré, mettent tout entre crochets, etc. Ils ressortent les ficelles utilisées par leurs prédécesseurs sous la houlette de George W. Bush. C’est inacceptable ! Les États-Unis prennent en otage ces négociations et l’Europe fait le dos rond. Les négociateurs et les ministres semblent avoir laissé chez eux leur volonté politique. Espérons qu’il n’en sera pas de même des chefs d’État et que ceux-ci viennent à Copenhague avec des engagements ambitieux dans leurs bagages.

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Energie / Climat | le 15 décembre 2009

A Copenhague, les ministres arrivent, les ONG sont priées de sortir

Plus la fin du sommet approche, moins les ONG sont les bienvenues à Copenhague. Dès ce mardi, elles n’ont plus qu’un accès limité au Bella Center, qui accueille les négociations de l’Onu sur le climat. Parmi les 16 000 observateurs indépendants accrédités au départ, 1 000 personnes pourront accéder au centre de conférences à partir de jeudi, et 90 seulement vendredi !

Il est inquiétant de voir limité l’accès aux ONG. La négociation sur ce défi majeur pour l’humanité qu’est le changement climatique ne doit pas se dérouler derrière des portes closes. La présence d’observateurs indépendants est essentielle.

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La raison officiellement évoquée par les organisateurs est qu’il n’y aura plus assez de place dans le centre de conférences pour contenir tout le monde. Mais aucune restriction n’a pour l’instant été annoncée contre les journalistes, qui sont pourtant presque 5 000. Il y a peut-être d’autres explications… Les négociations patinent et les inquiétudes grandissent quant à l’issue de la conférence de Copenhague, et avec elles le risque qu’un message dissonant vienne troubler la belle unanimité et l’autosatisfaction que ne manqueront pas d’exprimer les délégués ou les chefs d’Etat à la fin de la semaine.

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Energie / Climat | le 12 décembre 2009

100 000 personnes venues de toute l’Europe manifestent à Copenhague

A mi-parcours des négociations climatiques, la manifestation citoyenne et associative qui a eu lieu ce samedi 12 décembre a été un grand succès. 100 000 personnes venues de toute l’Europe se sont retrouvées dans la capitale danoise pour faire pression sur les dirigeants politiques et leur demander un accord ambitieux d’ici à la fin du sommet le 18 décembre.

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Le cortège est parti du Parlement pour se diriger, dans le froid mais la bonne humeur, vers le Bella Center, où se déroulent les discussions. Une scène avait été dressée à proximité pour accueillir les orateurs. Parmi eux, Kumi Naidoo, directeur exécutif de Greenpeace International (ci-dessous). Il a scandé devant la foule : ” Yes we can, Yes we must, Yes we want “.

La majorité des manifestants étaient des Européens, venus en car et en train des grandes villes européennes. Mais de nombreux Asiatiques et des Africains étaient également présents. De très nombreuses associations étaient représentées, environnementales bien sûr, mais également de défense des droits de l’homme et luttant pour la justice sociale, prouvant ainsi que les enjeux discutés à Copenhague dépassent de loin les seules questions écologiques.

Vous aussi, faites pression sur les dirigeants politiques en signant l’Ultimatum Climatique. Plus de 550 000 personnes l’ont déjà rejoint !

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