Energie / Climat | le 11 décembre 2009

L’Europe rate une occasion en or de débloquer le sommet de Copenhague

Le Conseil européen qui s’est tenu hier et aujourd’hui à Bruxelles est un échec. Réunis pour adopter une position commune dans le cadre des négociations climatiques de Copenhague, les 27 pays membres ont opté pour une position au rabais. Alors que de plus en plus de pays annoncent des actions nouvelles en faveur du climat, l’Union européenne abandonne tout leadership sur le sujet.

Les chefs d’Etat et de gouvernement sont restés bloqués sur un objectif de réduction de gaz à effet de serre de 20% d’ici à 2020. Le chiffre de 30% ne pourrait être mis sur la table des discussions à Copenhague qu’en toute fin de sommet, alors que c’est maintenant qu’il aurait permis une relance des négociations. De même, les 27 n’ont pas abordé la question de l’aide aux pays en développement sur le long-terme. Ces pays sont et seront les premières victimes des changements climatiques en cours. Nous devons les aider.

Certes, le Conseil européen s’est engagé sur un montant de 2,4 milliards d’euros par an durant les trois prochaines années. Mais après 2012 ? Le dérèglement du climat s’arrêterait-il dans trois ans ?

Autrement dit, l’Europe n’a pas avancé sur les deux points-clés de la négociation : la réduction des émissions de gaz à effet de serre, les financements à long-terme en faveur des pays en voie de développement.

Greenpeace déplore que l’Union Européenne reste ainsi immobile et renonce à toute ambition à la hauteur des enjeux environnementaux. Depuis l’accord de Kyoto en 1997, l’Europe a systématiquement élevé ses ambitions dans les négociations climatiques, les autres pays prenant, ou non, la suite. À mi-parcours des discussions les plus importantes qui aient jamais eu lieu sur le climat, il est inexplicable que l’Europe semble ainsi changer soudainement sa stratégie gagnante.

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Energie / Climat | le 10 décembre 2009

Greenpeace s’invite au Conseil européen de Bruxelles sur le climat pour réveiller les politiques

Plusieurs militants de Greenpeace ont réussi ce jeudi après-midi à déjouer les services de sécurité qui encadrent le Conseil européen de Bruxelles. Les 27 chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne doivent y discuter d’une position commune à défendre au sommet de Copenhague sur le climat. Nos militants les ont interpellés aux cris de : ” Réveillez-vous, réveillez-vous ! “.

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Avant d’être maîtrisés par des agents de sécurité, ils ont surgi d’une camionnette devant l’entrée du bâtiment officiel et ont déployé des banderoles demandant à l’Europe de ” Sauver Copenhague“. Greenpeace appelle l’Union européenne à jouer le rôle de leader qui lui revient dans les négociations climatiques en cours.  Les progrès que nous avons vus depuis Kyoto en 1997 n’auraient pas été possibles sans le leadership de l’UE. L’Europe doit retrouver aujourd’hui sa détermination à prévenir des changements climatiques catastrophiques.

Vous pouvez faire pression sur l’Europe en signant notre pétition ” Ultimatum Climatique.
Près de 550 000 personnes l’ont déjà fait !

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Energie / Climat | le 10 décembre 2009

550 000 signatures de l’Ultimatum Climatique ont été remises à Nicolas Sarkozy qui n’a pas entendu le message

Ce jeudi 10 décembre, des ONG représentant l’Ultimatum Climatique ont rencontré, à sa demande, le chef de l’Etat. Cette réunion était l’occasion de rappeler au président de la République les attentes des 550 000 Français qui ont signé la pétition ” Ultimatum Climatique “. Mais le chef de l’Etat ne semble pas décidé à reprendre nos exigences.

Que demandons-nous ?
- une réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés
- une aide de 110 milliards aux pays en développement de la part des pays industrialisés à partir de 2012.

Qu’a répondu Nicolas Sarkozy ?
- qu’il défendrait le chiffre de 30% au Conseil européen d’aujourd’hui et demain à Bruxelles
- qu’il soutenait une taxe sur les mouvements de capitaux, mais sans dire combien la France mettrait d’argent sur la table.

Il a évoqué par ailleurs la création d’une ” Organisation mondiale de l’Environnement ” dont l’urgence ne nous apparaît pas nécessaire.

Autrement dit, Nicolas Sarkozy nous a écoutés, mais pas entendus. C’est très grave. Il n’y a pas grand-chose à attendre du Conseil européen. Il n’y aura donc pas de parole forte de l’Union européenne à Copenhague. C’est pourtant ce qu’il faut pour que les négociations climatiques avancent vraiment. Actuellement, le décalage entre ce qu’attendent les pays en développement et ce que proposent les pays industrialisés est trop grand pour que la conférence aboutisse à un accord. L’Europe doit impérativement se ressaisir.

Vous pouvez y contribuer en signant la pétition ” Ultimatum Climatique “.

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Energie / Climat | le 9 décembre 2009

Greenpeace a réussi à mettre en lumière la reprise du trafic de déchets nucléaires entre France et Russie

Lundi 7 décembre, à 7h20, Yannick Rousselet, responsable de la campagne Énergie/Nucléaire de Greenpeace France, a été délogé par les forces de l’ordre de la voie ferrée sur laquelle il s’était enchaîné la veille au soir. Son objectif était d’empêcher l’arrivée d’un train attendu à Cherbourg et chargé de déchets nucléaires, qui devaient ensuite être transférés en Russie.

Par cette action, Greenpeace tenait à montrer son opposition à la reprise de ce trafic et à le mettre en lumière. Nous dénonçons d’autant plus ce trafic que nous publions des chiffres qui prouvent que ces déchets sont abandonnés en Russie et qu’ils n’y sont pas transformés comme le prétendent l’Etat et Areva.

Une fois notre responsable de campagne évacué, ce sale trafic a pu reprendre. Comme prévu, les déchets ont été transbordés sur le Kapitan Lus, un navire russe qui a quitté Cherbourg le mardi 8 en direction de St-Petersboug. Il y arrivera le 14 décembre.


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Pour mieux comprendre les enjeux de ce transport et de notre action, il faut les replacer dans le contexte d’une série d’incidents, de révélations et de rapports officiels qui a montré depuis le début le mois d’octobre l’opacité dans laquelle travaille le lobby nucléaire français et le manque de sécurité de la filière.

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Energie / Climat | le 8 décembre 2009

Au moins 30% de réduction des émissions européennes de gaz à effet de serre maintenant !

Hier lundi, lors de l’ouverture du sommet de Copenhague sur le climat, Jean-Louis Borloo s’est engagé à ce que la France réduise de 30% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020. C’est une bonne nouvelle, mais malheureusement insuffisante. Greenpeace réclame que l’ensemble des pays de l’Union Européenne s’engage dès cette semaine sur cet objectif de 30%.

La proposition du ministre français de l’Environnement ne va pas assez loin pour trois raisons. D’abord, elle reste en-dessous de l’objectif de 40% réclamé par les scientifiques et repris par Greenpeace. Si l’on veut que l’augmentation de la température moyenne mondiale soit au maximum de 2°C d’ici à la fin du siècle, c’est cet objectif de 40% qu’il faut respecter. Ce chiffre de 30% est cependant supérieur à celui de 20% adopté à la fin de l’année dernière par les 27 pays membres de l’Union européenne. Il y a donc un léger progrès.

borloo-181207Mais deux autres problèmes se posent. D’abord, ce chiffre n’est qu’une proposition française. Or, ce n’est pas la France qui négocie à Copenhague, mais l’Union européenne. C’est elle qui parle au nom des 27. Ce qu’il faut donc, c’est que l’Union reprenne ce chiffre. Elle en a l’occasion jeudi et vendredi lors d’un Conseil européen consacré au sommet de Copenhague. Or, il n’y a pas consensus autour de cette proposition. La France, le Royaume-Uni, la Suède défendent ce chiffre de 30%, mais la Pologne et d’autres pays d’Europe centrale le jugent trop élevé.

En outre, il n’est pas question pour les Européens de mettre ce chiffre de 30% sur la table des négociations de Copenhague dès cette semaine. Il ne serait proposé qu’à la fin de la conférence et à la condition que les autres pays fassent preuve de bonne volonté. Or, c’est l’inverse que l’Europe doit faire. Dès le Conseil européen de la fin de semaine, l’Union européenne doit se mettre d’accord sur cet objectif de 30% et l’annoncer dans la foulée à la conférence de Copenhague.

L’Union européenne doit montrer l’exemple pour accélérer les négociations, pas attendre qu’elles s’enlisent.

Vous pouvez nous aider dans ce combat en signant notre pétition ” Ultimatum Climatique “. Plus de 500 000 personnes l’ont déjà fait.

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Energie / Climat | le 5 décembre 2009

Plusieurs milliers de personnes manifestent à travers la France pour le climat

A deux jours de l’ouverture du sommet international sur le climat de Copenhague, une ” Flash-Mob” (mobilisation-éclair) était organisée ce samedi 5 décembre dans plusieurs villes de France. Ce fut un grand succès. Plusieurs milliers de personnes y ont participé à travers le pays et ont fait ” du bruit pour le climat “, à l’initiative des onze ONG (dont Greenpeace) regroupées au sein de l’ “Ultimatum Climatique “.

A Paris et dans une dizaine de villes de province, les manifestants portaient les trois couleurs de l’Ultimatum (blanc, noir et orange) et ont formé un ensemble musical pour bien faire entendre notre slogan : ” Ca chauffe ! Agissez, maintenant ! Ultimatum ! “. Cette troisième Flash-Mob était la dernière organisée par le collectif avant l’ouverture du sommet de Copenhague. Mais la mobilisation continue. Notre pétition ” Ultimatum climatique “ a déjà recueilli près de 500 000 signatures. Il faut aller encore plus loin et la diffuser le plus possible !

Nous avons jusqu’au dernier jour du sommet de Copenhague, le vendredi 18 décembre, pour accroître la pression sur les chefs d’Etat et de gouvernement. Ils doivent être à la hauteur des enjeux climatiques.

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Energie / Climat | le 4 décembre 2009

Des déchets nucléaires français en instance de départ pour la Russie ?

Un train chargé de déchets nucléaires est parti jeudi 3 décembre de Pierrelatte (dans la Drôme) et a traversé la France. Les containers devraient être chargés à bord du navire russe Kapitan Lus, attendu de façon imminente à Cherbourg. L’exportation de déchets nucléaires français, interrompue depuis le mois d’octobre, semble donc sur le point de devoir reprendre. Pour une raison simple : Areva ne sait plus quoi faire de ses déchets nucléaires dont les stocks débordent à Pierrelatte.  Mais Greenpeace refuse que ce trafic reprenne.

Pour bien comprendre les enjeux de ce transport, il faut le replacer dans le contexte d’une série d’incidents, de révélations et de rapports officiels qui a montré depuis le début le mois d’octobre l’opacité dans laquelle travaille le lobby nucléaire français et le manque de sécurité de la filière. 

Quel est ce contexte ?

Début octobre, il est devenu de notoriété publique que la France exportait des déchets nucléaires vers la Russie, sans se soucier de leur  devenir.  Contrairement à ce que prétendait Areva, ces déchets n’y sont ni transformés, ni réutilisés. Ils sont presque systématiquement laissés sur place, abandonnés.

Quelques jours plus tard, nouveau scandale. Plusieurs dizaines de kilos de plutonium ont été ” oubliés ” sur le site nucléaire de Cadarache (dans le sud de la France).

Face à ces révélations, le ministre de l’Environnement, Jean-Louis Borloo, saisit le ” Haut comité pour la transparence et l’information sur la sûreté nucléaire “. Il lui demande un inventaire global des matières et déchets produits au cours du cycle du combustible nucléaire. Les conclusions sont attendues pour janvier.

Dans le même temps, un moratoire est respecté de fait sur les exportations de déchets nucléaires français vers la Russie. Depuis la mi-octobre, aucun navire chargé de ces déchets n’a en effet quitté la France pour la Russie. Les 5 000 signatures que nous avons collectées en faveur de ce moratoire ne sont peut-être pas étrangères à cet arrêt du trafic. Tout comme la présence de nos navires au Havre et à Cherbourg !

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Le navire russe Kapitan Mironov à Cherbourg © Pierre Gleizes / Greenpeace

Mais Areva ne sait pas quoi faire de ses déchets …

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Energie / Climat | le 3 décembre 2009

Greenpeace réveille le débat sur le climat à l’Assemblée nationale

Par deux fois le 2 décembre, Greenpeace s’est manifestée à l’Assemblée nationale (sur le toit et dans l’hémicycle), alors que les députés débattaient des changements climatiques cinq jours avant l’ouverture du sommet de Copenhague.

Dans les deux cas, il s’agissait de porter le même message : le sommet approche et il y a urgence. Les élus et Nicolas Sarkozy doivent passer des beaux discours à des engagements concrets et chiffrés en accord avec les recommandations des scientifiques.

Le 2 décembre, vers midi, une dizaine d’activistes de Greenpeace a déployé des banderoles sur le toit de l’Assemblée nationale, qu’ils ont atteint à l’aide d’un camion et d’une échelle de pompiers. C’était un clin d’œil à la célèbre phrase prononcée par Jacques Chirac, en 2002, au Sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg : « La maison brûle et nous regardons ailleurs ».

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L’après-midi, dans l’hémicycle, une dizaine de militants a interrompu la session parlementaire pour déployer des banderoles avec le même message : « Copenhague : aux actes, monsieur le Président ! ».

Greenpeace tient à préciser que ses militants ont eu accès aux tribunes publiques comme peut le faire chaque citoyen (en demandant une invitation au député de sa circonscription et en présentant une pièce d’identité à l’entrée de l’Assemblée). Il n’y a pas eu usurpation d’identité.

Enfin, les militants de Greenpeace ayant participé à ces actions ont été interpellés, entendus puis libérés.

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Energie / Climat | le 3 décembre 2009

Flash-Mob ce samedi 5 décembre pour le climat, deux jours avant Copenhague !

Deux jours avant l’ouverture du sommet de Copenhague, les onze ONG réunies au sein de l’Ultimatum Climatique appellent à une Flash-Mob (une mobilisation éclair) ce samedi 5 décembre à Paris et dans plusieurs autres villes. Tous ensemble, nous ferons du bruit et monterons le son pour faire pression sur Nicolas Sarkozy.

L’heure n’a pas été choisie au hasard : 12h18, comme 18 décembre (à l’anglaise : 12/18), le dernier jour du sommet de Copenhague. Ce jour-là, la planète devra être à la hauteur du plus grand défi auquel elle a jamais été confrontée : les changements climatiques. Les chefs d’Etat et de gouvernement devront signer un accord ambitieux pour préserver notre planète.

Pour faire de Copenhague un succès, nous devons nous mobiliser. D’où cette flash-mob. Le samedi 5 décembre, à 12h18,  nous formerons un ensemble musical où se répondront et s’animeront trois motifs musicaux, correspondant aux trois couleurs de l’Ultimatum Climatique : orange, noir et blanc.

Orchestré par des percussionistes, chacun reproduira un son ou un battement, selon la couleur qu’il aura choisi. Le tout formera un rythme festif et cohérent, rendu possible par la participation collective des personnes présentes.

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Energie / Climat | le 3 décembre 2009

Un documentaire sur les sables bitumineux dimanche soir sur Arte

Arte diffuse dimanche 6 décembre ” Petropolis “, un documentaire de très grande qualité sur un crime environnemental que dénonce Greenpeace : l’exploitation des sables bitumineux pour en extraire du pétrole.

Petropolis ” montre comment les compagnies pétrolières détruisent sans scrupule la forêt canadienne en Alberta au nom d’intérêts financiers à court terme, sans aucun égard pour l’environnement et les populations locales. Ce documentaire canadien réalisé par Peter Mettler a reçu le ” Prix du jeune public ” au festival international du cinéma documentaire ” Visions du Réel ” 2009.

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Petropolis “, un documentaire de Peter Mettler (Canada, 2009, 40 mn). Production : Greenpeace Canada

Diffusions : dimanche 6 décembre à minuit, samedi 19 décembre à 10h15

En savoir plus sur les sables bitumineux

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