
Le gouvernement Berlusconi veut réinvestir dans le nucléaire après 23 ans d’arrêt de cette politique. L’Italie a prévu de construire au moins 4 nouvelles centrales sur son territoire, mais sans décider des lieux d’implantation, laissant cette décision aux gouvernements régionaux.
En 2009, suite à une sollicitation de Greenpeace Italie, 13 régions sur 21 avaient déclaré ne pas vouloir du nucléaire. A la fin du mois de mars, des élections régionales se tiendront en Italie, et Greenpeace demande aux candidats de se prononcer sur les choix énergétiques qu’ils feraient pour leur région, pour en faire un élément du débat sur les choix énergétiques.
D’après le dernier rapport des Nations Unies sur le climat (novembre 2009), Venise, symbole de l’Italie, pourrait être recouverte par les eaux dans les 60 prochaines années à cause du changement climatique. Pour lutter efficacement et assez rapidement contre le réchauffement climatique, le pays doit investir dans l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables plutôt que dans le nucléaire. Pour montrer que le nucléaire n’est pas une solution, des activistes italiens ont déployé des banderoles « Le nucléaire est une dangereuse perte de temps» sur la Place Saint Marc sous les eaux, le 20 février dernier.
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Aujourd’hui les militants de Greenpeace se sont mobilisés dans vingt villes en France pour apporter symboliquement leurs déchets aux prétendus rois du recyclage : Areva et EDF.
Les industriels français du nucléaire prétendent que leur industrie est propre et que les déchets sont recyclés à 96 %, alors qu’une grande partie est envoyée et simplement stockée en Russie. Greenpeace demande un moratoire immédiat sur ces exportations de déchets nucléaires.
A Cherbourg, Paris, Marseille, Rouen, Bordeaux les militants bénévoles de Greenpeace ont donc apportés leurs déchets à Areva et à EDF pour demander aux industriels d’arrêter d’envoyer leurs déchets en Russie.
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Mardi 16 février, à 8h30 du matin, trois activistes de Greenpeace se sont enchaînés au portail de l’usine Areva située à Tricastin, dans la Drôme. À quelques mètres de là , quatre autres militants se sont fixés à un cône en béton lui-même accroché à la voie ferrée. Leur objectif : empêcher le départ d’un train chargé de déchets nucléaires français, bloqué à quelques mètres de là , de l’autre coté de la grille.
© Pierre Gleizes
Les activistes sont restés en place plus de neuf heures pour empêcher le convoi de sortir du complexe nucléaire, contraignant Areva à changer ses plans. Initialement prévu à Cherbourg le 17 février au matin, le transfert des conteneurs de déchets nucléaires sur le Kapitan Kuroptev, navire chargé d’acheminer la cargaison à Saint-Pétersbourg, devrait finalement être réalisé au port du Havre, le 17 février au soir.
Greenpeace est intervenu sur ce deuxième transport de déchets nucléaires prévus par Areva en direction de la Russie, après s’être déjà interposée pour dénoncer le premier convoi, à Cherbourg, le 25 janvier.
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C’était hier, 31 janvier, que les pays soutenant l’ « Accord de Copenhague » devaient rendre publics leurs objectifs de réduction d’émission de gaz à effet de serre à l’échéance 2020. Un mois après le Sommet, aucun gouvernement n’a rehaussé ses ambitions, répétant les mêmes erreurs qui nous ont amenées au fiasco de Copenhague. Cette première étape interroge sur l’utilité même du processus et confirme le risque d’une augmentation des températures au-delà de la limite des 2°C établie par la communauté scientifique.
Il s’agit là de la première étape « post Copenhague » et le résultat est pour le moins inquiétant : aucune avancée, aucun engagement contraignant. Les annonces de la semaine dernière ne sont qu’un recyclage des objectifs annoncés avant même Copenhague. On a eu l’impression d’une vaste opération de relation publique menée par les plus grands pollueurs de la planète, qui supportent mordicus le pseudo accord de Copenhague et qui tente d’en faire une victoire sur les changements climatiques alors que les objectifs annoncées placent la planète sur la voie d’une augmentation moyenne des températures de 3°c.
Les objectifs des pays industrialisés aboutissent à une réduction de 11 à 19% de leurs émissions. Les îles Marshall, parmi les plus petites îles du Pacifique, ont annoncé -comme un pied de nez aux plus grands émetteurs de gaz à effet de serre- qu’ils allaient réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici à 2020. C’est précisément ce qui est exigé des pays industrialisés par la science du climat pour rester sous la barre des 2°c. Les îles Marshall sont à seulement 2 mètres au dessus du niveau de la mer et sont en grand danger si le réchauffement climatique et la hausse du niveau des océans se confirment et s’intensifient.
La faiblesse des objectifs de réduction d’émissions et l’absence de contraintes pesant sur les pays signataires de l’ « Accord de Copenhague » ne peuvent que laisser perplexe quant au respect des autres engagements : les financements de l’adaptation aux conséquences des changements climatiques pour les pays les plus pauvres et les plus vulnérables et l’atténuation de l’impact des pays en développement sur le dérèglement du climat.
Vous pouvez lire le rapport ce Greenpeace qui détaille les conséquences environnementales, sociales et économiques des engagements pris en fin de semaine passée par de nombreux pays.
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