Energie / Climat | le 30 mars 2010

Qui se cache derrière les climato-sceptiques ? Greenpeace dénonce les pratiques de Koch industries

Un rapport de Greenpeace démontre qu’une entreprise américaine peu connue du grand public, Koch Industries, va jusqu’à surclasser ExxonMobil dans le domaine du financement des climato-sceptiques ces dernières années : De 2005 à 2008, les subventions attribuées par Koch aux groupes qui huilent la « machine à nier le dérèglement climatique » sont de 9,1 millions de dollars pour Exxon, contre 24,9 millions de dollars pour les fondations contrôlées par Koch.

Koch Industries, dont le siège social est situé au Kansas, est un vaste conglomérat d’entreprises opérant principalement dans le secteur de la pétrochimie. Avec des revenus annuels estimés à 100 milliards de dollars, Koch Industries est présente dans près de 60 pays et emploie 70 000 salariés. La plupart des activités de cette multinationale sont méconnues du grand public, à l’exception de quelques produits commercialisés en France tels que les cotons DemakUP®, le papier-toilette Lotus® ou encore les textiles synthétiques Lycra®.

Pour en savoir plus, lire le résumé du rapport en Français

ou télécharger le rapport en Anglais

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Energie / Climat | le 25 mars 2010

Aidez-nous à faire cesser les exportations de déchets nucléaires

Le nucléaire est une énergie sale qui produit des milliers de tonnes de déchets, chaque mois la France en exporte environ 1200 tonnes vers la Russie. Nous avons besoin de vous pour stopper ce scandale en finançant une action d’envergure afin d’obliger le gouvernement français à interdire ces expéditions de déchets nucléaires. En savoir plus

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Energie / Climat | le 24 mars 2010

Déchets nucléaires : Greenpeace bloque l’ambassade de France à Moscou !


©Igor Podgorny /Greenpeace

Le 24 mars 2010 – Ce matin des activistes de Greenpeace ont manifesté à Moscou contre les exportations de déchets nucléaires français vers la Russie alors qu’hier le Kapitan Kuroptev est arrivé à Saint-Pétersbourg avec à son bord environ 600 tonnes de déchets nucléaires en provenance de France. Cinq d’entre eux ont bloqué l’accès à l’ambassade de France. Ils sont actuellement détenus par la police russe.

« Cette opération à Moscou mise en place par nos collègues russes démontre notre volonté de faire cesser immédiatement ces exportations de déchets nucléaires français vers la Russie, déclare Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace. Nous sommes intervenus sur le convoi ferroviaire transportant ces déchets en région parisienne le 11 mars ainsi que sur le départ et le parcours du navire (les 13 et 14 mars) faisant la navette entre la France et la Russie. Avec cette nouvelle intervention sur le sol russe, nous montrons que nous ne laisserons plus la France prendre la Russie pour une poubelle en toute impunité ! »

Un énorme mensonge
EDF et Areva affirment que l’uranium appauvri est envoyé en Sibérie pour être enrichit et qu’il est ensuite renvoyé vers la France. Les industriels mentent sur ce point.

Les chiffres officiels* sur les flux de matière entre la France et la Russie du Haut Fonctionnaire de Défense publiés en décembre 2009 prouvent qu’Areva et EDF ne disent pas la vérité : depuis 2006, 33 000 tonnes d’uranium ont été exportées vers la Russie alors que seules 3090 tonnes ont fait le chemin inverse. Quid des 30 000 tonnes manquantes ?

« Ces exportations seraient illégales si ces matières étaient qualifiées de déchets. Or aujourd’hui les industriels s’en sortent avec ce mensonge honteux en parlant de matières valorisables, affirme Yannick Rousselet. C’est comme si on envoyait aux russes des oranges déjà pressées en leur disant que, peut-être, dans 50 ans ils pourront encore en tirer une goutte de jus. ».

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Energie / Climat | le 23 mars 2010

L’abandon de la taxe carbone scelle la mort du Grenelle

Début mars, Nicolas Sarkozy déclarait lors du salon de l’agriculture que les questions d’environnement « commençaient à bien faire ». Hier, le gouvernement approuvait un projet de terminal charbonnier à Cherbourg. Aujourd’hui, le gouvernement enterre la taxe carbone ! La pression médiatique retombée après Copenhague, le gouvernement s’empresse d’enterrer ce projet, alors que c’est précisément parce que ce sommet a été un échec que la France a une énorme responsabilité !

La France remet clairement en question sa capacité à respecter ses engagements de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, et se défausse sur l’Europe. En effet, elle conditionne la mise en place de cette taxe à l’instauration d’une taxe d’ajustement aux frontières, qui, on le sait, ne verra jamais le jour : il n’est que très peu soutenu par d’autres pays européens, et encore plus compliqué à mettre en oeuvre à plus grande échelle. On voit désormais clairement les intentions du gouvernement en matière environnementale : des paroles, mais pas d’actes !

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Energie / Climat | le 23 mars 2010

Terminal charbonnier de Cherbourg : la France trahit ses engagements

Le préfet de la Manche, voix du gouvernement dans le département, vient d’autoriser la construction d’un terminal charbonnier sur le port de Cherbourg. Pour la première décision du gouvernement après Copenhague en matière énergétique, le décalage entre les discours de Jean Louis Borloo et ses actes est flagrant.

En octobre 2007, à l’occasion du Grenelle de l’environnement, le gouvernement a affirmé que les grands projets industriels implantés sur le territoire seraient arbitrés en fonction de leur coût pour le climat. En autorisant la construction d‘un nouveau terminal charbonnier sur le sol français, cent jours après le fiasco de Copenhague et au lendemain des régionales, le gouvernement est en incohérence totale avec ses propres promesses. A quoi bon des engagements nationaux s’ils ne sont pas déclinés à l’échelle locale ? La lutte contre les changements climatiques doit se mener à tous les niveaux, lors de chaque décision relative au système énergétique français.

Greenpeace condamne cette décision qui témoigne de la myopie du gouvernement, dictant la politique énergétique française sans vision de long terme. Jean Louis Borloo se montre incapable de courage politique, sa position oscille entre cynisme et hypocrisie.

Plus d’infos sur le terminal charbonnier

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Energie / Climat | le 18 mars 2010

Greenpeace mobilisée contre les déchets nucléaires, en Russie aussi !

Greenpeace mobilisée contre les déchets nucléaires, en Russie aussi !

Le 17 mars, des activistes de Greenpeace Russie protestaient pacifiquement devant un bureau d’Areva, qui exporte ses déchets nucléaire vers la Russie, sous prétexte de les retraiter. Les activistes russes ont déployé une banderole sur le même message que celui que Greenpeace fait passer à Areva en France ces dernières semaines :« La Russie n’est pas une poubelle ». Un rapport du Haut Fonctionnaire à la Défense prouve en effet qu’Areva a exporté 33000 tonnes de déchets depuis 2006, alors que 3090 tonnes seulement sont revenues en France. Greenpeace demande un moratoire sur l’exportation illégale de ces déchets ; comme plus de 28000 personnes, vous pouvez y apporter votre signature: http://www.greenpeace.fr/stop-nucleaire/

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Energie / Climat | le 13 mars 2010

Exportations de déchets nucléaires : L’Esperanza de Greenpeace demande au Kapitan Kuroptev de faire demi-tour

© Alain Combemorel

Greenpeace est partout ! Après le blocage du train en gare triage jeudi dernier et le blocage du Kapitan Kuroptev dans le port de Montoir-de-Bretagne, c’est en mer que Greenpeace a une nouvelle fois perturbé les exportations de déchets  nucléaires français vers la Russie.

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Energie / Climat | le 12 mars 2010

Exportations de déchets nucléaires : Greenpeace déclenche une deuxième phase dans le port de Montoir-de-Bretagne


© Pierre Gleizes

Greenpeace ne lâche rien ! Vendredi 12 mars, vers midi, trois zodiacs de Greenpeace se sont positionnés devant le cargo russe Kapitan Kurotev, arrivé à 3h ce matin dans le port de Montoir-de-Bretagne (Loire Atlantique). Quatre nageurs tiennent une bannière de 5m x 3m avec le message « La Russie n’est pas une poubelle ». Depuis une embarcation, des activistes ont peint un logo radioactif sur la coque du Kapitan Kuroptev et deux canoës empêchent le navire russe de bouger.

Cette action intervient au lendemain d’une première phase déclenchée en région parisienne. Une dizaine de militants de Greenpeace avaient bloqué en gare de Valenton (Val de Marne) le convoi ferroviaire acheminant les déchets nucléaires vers le port de Montoir-de-Bretagne.

L’Esperanza, le navire de Greenpeace, reste positionné non loin de là, dans l’estuaire de la Loire.

« Ces expéditions scandaleuses de déchets nucléaires en Russie doivent cesser, déclare Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de Greenpeace. Comme les pouvoirs publics ne prennent pas leurs responsabilités en imposant un moratoire immédiat, nous mettons tout en œuvre pour perturber ces opérations. »

Des chiffres officiels accablants

Comme ces convois ne seraient pas autorisés si les matières exportées étaient qualifiées de déchets, Areva et EDF jouent sur les mots : ces matières expédiées en Russie ne seraient pas des déchets car elles seront peut-être réutilisables un jour !

Cette affirmation est fausse, des chiffres officiels le prouvent. Le rapport sur les flux de matière entre la France et la Russie fourni par le Haut fonctionnaire de Défense et publié en décembre dernier montre que depuis 2006, 33 000 tonnes d’uranium ont été exportées vers la Russie (dont 23 540 tonnes d’uranium appauvri), alors que seules 3 090 tonnes ont fait le chemin inverse (et ne sont probablement pas issues du recyclage des matières envoyées). Quid des 30 000 tonnes manquantes ?

« Les industriels affirment que les déchets envoyés en Russie sont enrichis pour faire un nouveau combustible. C’est comme si on envoyait aux Russes des oranges déjà pressées pour faire du jus, explique Yannick Rousselet. C’est techniquement faisable, mais si compliqué, si cher, si peu rentable qu’ils ne le font pas. »

Deux mois d’actions et de mobilisation
contre l’exportation des déchets nucléaire vers la Russie.

Un scandale qui touche aussi le public

Depuis le début de l’année, Greenpeace intervient sur tous les transports de déchets destinés à la Russie et demande à Jean-Louis Borloo un moratoire sur ces exportations. Le grand public se mobilise lui aussi en masse, plus de 27 000 lettres ont déjà été envoyées au ministre de l’Écologie et de l’Énergie via la page www.greenpeace.fr/stop-nucleaire

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Energie / Climat | le 11 mars 2010

Déchets nucléaires : Greenpeace bloque un nouveau convoi à destination de la Russie


© Pierre Gleizes

Troisième intervention de Greenpeace depuis le début de l’année pour intercepter un convoi de déchets nucléaires français et ainsi empêcher leur expédition en Russie. Jeudi 11 mars, vers 2h du matin, en gare de Valenton (Val de Marne), au sud est de Paris, une dizaine de militants ont bloqué un train de déchets nucléaires (94). Ils se sont notamment fixés sous les wagons, interdisant ainsi tout déplacement du convoi.

Ces containers de déchets sont destinés à être acheminés à Saint-Pétersbourg à bord d’un navire, le Kapitan Kuroptev. D’abord attendu au Havre ou à Cherbourg, ce navire a finalement été dérouté vers le port de Montoir-de-Bretagne (Loire Atlantique), vers lequel se dirige aussi l’Esperanza, le bateau de Greenpeace arrivé le 3 mars en France.

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Energie / Climat | le 10 mars 2010

Le point sur le Giec : sa vocation et ses rouages

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) regroupe 194 pays sous l’égide des Nations Unies, et a pour mission d’évaluer l’état des connaissances sur les changements climatiques, pour en cerner les conséquences et envisager des stratégies d’adaptation et d’atténuation. Il n’entreprend pas lui-même de recherche, mais s’appuie sur les études existantes. Après vingt ans d’analyses scientifiques, le Giec a reçu le Prix Nobel de la paix 2007. Alors que le Giec subit certaines critiques, notamment au Royaume-Uni, depuis l’ouverture de Copenhague, Greenpeace fait le point sur ce qu’est le mode de fonctionnement de cet organisme scientifique indépendant et les raisons pour lesquelles il est attaqué.

Consulter le document « Questions réponses : le point sur le Giec »

Quelques liens complémentaires dans la presse sur ce sujet :

Chronologie des rapports et attaques du Giec, site de Terra Eco, article du 19/02/10

Faut-il changer le statut du Giec ?, sur Libération.fr, le 17/02/10

Le point de vue de Jean-Louis Fellous, ancien responsable des programmes d’observation de la Terre du CNES et ancien directeur des recherches océaniques de l’Ifremer, sur les climato sceptiques, sur lemonde.fr, article du 01/03/10

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