Energie / Climat | le 28 mai 2010

De l’off-shore aux sables bitumineux : les compagnies pétrolières, des pollueurs décomplexés

Alors que nous avons les yeux rivés sur la catastrophe de la marée noire dans le Golfe du Mexique, un autre drame environnemental se déroule plus au Nord : l’extraction des sables bitumineux d’Alberta, au Canada.

Lire l'article et les commentaires
Energie / Climat | le 27 mai 2010

Et maintenant, l’Arctique ?

Le 25 mai, alors que des représentants de l’administration Obama évaluaient les impacts de la marée noire dans le Golfe du Mexique, sept activistes de Greenpeace ont peint sur le navire d’exploration pétrolière de Shell, le Harvey Explorer, le message « Et maintenant, l’Arctique? ».

Ce bateau doit appareiller pour l’Alaska, où Shell prévoit de commencer des opérations de forage en juillet. Greenpeace interpelle le secrétaire de l’intérieur américain, Ken Salazar sur l’irresponsabilité de telles opérations alors qu’une catastrophe pétrolière majeure est toujours en cours dans le Golfe du Mexique.

« Greenpeace a observé depuis un mois les impacts de la marée noire dans le Golfe du Mexique. Ayant été témoin de la destruction de ce fragile et irremplaçable écosystème, il est impensable de permettre à Shell de forer dans les eaux vierges de l’Arctique, s’indigne Anne Valette, chargée de campagne Climat à Greenpeace France. Monsieur Salazar doit immédiatement stopper les plans de nouveaux forages dans l’Arctique ou dans n’importe quelles eaux des Etats-Unis. Nous ne pouvons pas courir le risque d’un autre désastre. »

En effet, Shell a l’intention de forer dans les eaux glacées des mers de Chukchi et Beaufort en Alaska. Les évènements récents dans le Golfe du Mexique ont prouvé qu’il est impossible d’écarter la possibilité de fuite d’une plateforme pétrolière, et donc d’une marée noire. Et tenter de gérer une marée noire en Alaska est pratiquement impossible : la station des garde-côtes la plus proche est à 1 800 km et les villages locaux manquent cruellement d’installations portuaires ou d’aéroports qui s’avèreraient nécessaires pour accueillir les secours.

Le 28 mai, Ken Salazar doit remettre au président Obama un rapport détaillé des événements entourant la catastrophe pétrolière et fera suivre ces résultats sous forme de recommandations.

« Tant que nous dépendrons des énergies fossiles, et notamment du forage en mer, nous ne pourrons pas empêcher de futurs désastres de détruire irrémédiablement la faune et la flore de nos côtes et de nos océans, reprend Anne Valette. Alors que nous ne sommes pas en mesure de contenir une fuite dans le Golfe du Mexique, permettre à Shell de forer dans l’Arctique relèverait de l’inconscience totale ! Mettre un terme aux plans de forage dans l’Arctique serait un premier pas vers l’interdiction complète de tout nouveau forage. »

Greenpeace demande un moratoire sur l’extraction pétrolière off-shore, et plus largement l’abandon du recours aux énergies fossiles.

Lire l'article et les commentaires
Energie / Climat | le 21 mai 2010

Le premier test de dépistage de la « climatosceptite » enfin disponible !

Depuis plusieurs mois une nouvelle épidémie fait rage partout dans le monde : la « climatosceptite ». Cette maladie psychologique, qui entraîne une modification de la perception des phénomènes du dérèglement climatique, fait de nombreuses victimes. Heureusement, Greenpeace vient de mettre au point un « test de dépistage », qui permet à tous de connaître son niveau de contamination et propose une thérapie si besoin ! Le test se fait en quelques minutes directement en ligne. Cliquez ici :

« Ceux qu’on appelle les “sceptiques” racontent n’importe quoi sur des questions sur lesquelles ils n’ont aucune compétence et ne font preuve d’aucune rigueur scientifique. Ils sont prêts à tout pour faire parler d’eux. Ainsi Claude Allègre s’en prend aujourd’hui à l’hebdomadaire Politis en l’attaquant pour diffamation !, ajoute Karine Gavand, responsable de la campagne Climat de Greenpeace France. Les arguments simplistes de Claude Allègre et consorts sont notamment diffusés via Internet. Aujourd’hui nous tentons d’apporter sur ce média, avec humour, les réponses dont le public a besoin. Aujourd’hui le dérèglement climatique est indéniable, la responsabilité de l’homme avérée et les possibilités d’y faire face existent. Les intérêts de ceux qui disent le contraire ne sont certainement pas collectifs. »

Lire l'article et les commentaires
Energie / Climat | le 21 mai 2010

Greenpeace obtient l’annulation du projet d’extension de l’aéroport londonien d’Heathrow

Excellente nouvelle pour le climat au Royaume-Uni : le nouveau gouvernement britannique a annoncé la semaine dernière l’annulation du projet d’extension d’Heathrow, le principal aéroport de Londres. Greenpeace et les résidents locaux se félicitent de cette belle victoire, qui vient couronner huit années de campagne et qui coupe court à un projet climaticide.

« À l’heure où la lutte contre les changements climatiques est une priorité, le projet de construction d’une troisième piste d’aéroport apparaissait comme irresponsable et déraisonné. Aujourd’hui, cette victoire nous montre que la mobilisation citoyenne en faveur du climat peut payer ! », déclare Anaïz Parfait, chargée de campagne Climat à Greenpeace France.

Pour s’opposer à ce projet, Greenpeace a lancé une campagne baptisée « Airplot » (jeu de mots entre « airport », aéroport en anglais, et « plot », qui signifie « complot »). Son principe était simple : acheter un terrain grand comme un stade de football, situé à l’orée du village de Sipson (700 foyers environ), qui est menacé de destruction par la construction d’une troisième piste pour l’aéroport d’Heathrow, et en diviser la propriété entre plusieurs milliers de personnes du monde entier. Objectif : créer un vrai casse-tête juridique pour le gouvernement… Pari réussi : plus de 90 000 personnes ont « occupé » symboliquement le terrain affecté à l’expansion de l’aéroport, demandant l’annulation du projet aux parlementaires britanniques. Grâce à leur mobilisation, ce sont près de 3,5 millions de tonnes de CO2 qui ne seront pas rejetées dans l’atmosphère.

Le secteur des transports est responsable à lui seul de plus de 25 % des émissions de gaz à effet de serre européennes – un chiffre en constante augmentation, ce qui compromet les efforts entrepris dans d’autres secteurs. Accroître des infrastructures aéroportuaires sur le sol européen, comme c’est prévu en France à Notre Dame des Landes, est absurde quand on sait que les pays européens se sont engagés à réduire de 20 % leurs émissions de gaz à effet de serre. La décision courageuse du gouvernement britannique devrait inspirer d’autres gouvernements…

Soutenez la campagne de Greenpeace pour une révolution énergétique et l’abandon des énergies fossiles.

Lire l'article et les commentaires
Energie / Climat | le 20 mai 2010

Concours : le logo de BP revu et corrigé par Greenpeace

Jeudi 20 mai au matin, des militants de Greenpeace ont escaladé la façade du siège de la compagnie British Petroleum (BP), à Londres. Sur le balcon du bâtiment, les activistes ont accroché un drapeau aux couleurs du logo de BP « revu et corrigé » : le tournesol est entaché de pétrole, et les lettres BP ne signifient plus « pétrole britannique » mais « pollueur britannique ».
© David Sandison / Greenpeace

Lire l'article et les commentaires
Energie / Climat | le 6 mai 2010

Au Niger, Areva empoisonne l’eau, l’air et la terre

Areva extrait de l’uranium au Nord du Niger, autour des villes d’Arlit et d’Akokan, depuis 40 ans. Greenpeace a pu accéder à certaines zones d’extraction minière en novembre dernier pour prélever des échantillons de sol, d’eau et d’air. La CRIIRAD, laboratoire indépendant; les a ensuite analysés en France. Résultat : la radioactivité dans ces zones habitées et les déchets produits par l’extraction minière sont alarmants, et Areva n’a pas pris toutes les mesures qui s’imposent.

<img src="http://blog-s.greenpeace.fr/uploads/2010/05/rapport-areva-niger.jpg" alt="" title="" width="580" height="326" class="aligncenter size-full wp-image-4127" />

Le résumé du rapport « Abandonnés dans la poussière » est en ligne ici

La version intégrale du rapport en Anglais est disponible ici

Lire l'article et les commentaires
Energie / Climat | le 3 mai 2010

Terminal charbonnier : enterrement de première classe pour le Grenelle

Alors que commencera demain l’examen du projet de loi Grenelle 2, ce matin, à 6h30, 13 militants de Greenpeace ont recouvert une partie du site du terminal charbonnier de Cherbourg d’une banderole géante avec le message « Ci-gît le Grenelle ». D’autres, habillés en croque-morts, portaient un cercueil, symbolisant l’enterrement du Grenelle. Le terminal charbonnier est en effet le symbole de l’incohérence totale du gouvernement.

Le Grenelle devait être le pont vers une nécessaire révolution énergétique, mais ce terminal montre à quel point les déclarations du gouvernement ne sont que des mots pour « verdir » son image. Le terminal charbonnier viendra s’insérer dans la filière la plus nuisible à l’humanité et l’environnement. Le charbon est la principale cause de la crise climatique, il est responsable d’un tiers des émissions mondiales de CO2. 25 % des émissions européennes proviennent des centrales à charbon.

Lire l'article et les commentaires