COP21 : vers un texte fantomatique ?

Un nouveau texte, hier. Encore un. Proche de la version définitive, cette fois. La première mouture de l’accord obtenu samedi dernier comportait 48 pages. Celle-ci : 29. Et environ trois quarts des options entre crochets ont été « nettoyées », comme dit Laurent Fabius. Pour autant, rien n’est fait. C’est bien le cas de le dire.

Grande fébrilité dans les conciliabules plus ou moins informels tenus par les « geeks » – ceux qui connaissent le texte par cœur et qui sont chargés de le décrypter le plus rapidement possible pour les ONG, avant les conférences de presse – au moment de recevoir la nouvelle version consolidée de l’accord. Certains rafraîchissent frénétiquement la page web du site officiel de l’ONU. D’autres « surventilent ». On se laisse facilement prendre au jeu, dans l’enceinte du Bourget. Il faut dire qu’on s’approche de la fin d’un cycle où les délégations de la société civile, afin de mener leur travail d’alerte et d’influence, ont dépensé beaucoup d’énergie.

Fixer l’agenda

Il faut d’abord noter quelques avancées. Notamment sur les questions de mécanique procédurale, puisque le texte prévoit des retrouvailles de toutes les parties tous les cinq ans, afin de faire le point sur notre trajectoire collective et de guider l’action future des Etats. Mine de rien, c’est une manière de faire peser la question climatique dans les agendas nationaux et de renforcer la diplomatie environnementale internationale.

Par ailleurs, le texte prévoit que tous les pays s’alignent sur la même matrice temporelle, que le cadre historique et la chronologie climatique soient les mêmes pour tous, afin que toutes les parties soient synchrones, alignées sur le même cycle politique. Autrement dit, le texte sécurise la constitution d’un agenda climatique international, ce qui était loin d’être le cas à Copenhague. Reste à espérer que de nouveaux visages composent les délégations en présence.

Copie à revoir

Car à quelques heures du texte final, nous sommes encore bien loin du compte. Dans les options restantes demeure surtout le pire. Sans entrer dans les détails, trois tendances se détachent à ce stade.

Concernant la vision de long terme que le texte est censé fixer, on continue notamment à parler de « neutralité carbone ». Ce qui signifie que nos systèmes socio-économiques doivent simplement trouver des moyens de stocker le carbone ou de diminuer sa part relative dans le mix énergétique. Ce qui sied très bien au secteur des industries fossiles. Pourquoi ? Parce que cette solution n’implique pas de laisser, comme le préconisent pourtant les enquête scientifiques, les ressources fossiles sous terre dès maintenant.

En outre, le texte ne prévoit pas, comme nous le demandions pourtant avec les autres ONG de la société civile, de mécanisme de révision à la hausse des engagements des chaque Etat avant 2020. Ce qui signifie que chacun va rentrer chez lui sans rien changer, laissant l’augmentation mondiale des températures sur une trajectoire d’augmentation de 3°C. Pire : nous sommes à l’avenir collés aux contributions nationales qui seront mises unilatéralement sur la table en matière de réduction des gaz à effet de serre, sans qu’il soit possible de les faire évoluer collectivement avant leur mise en œuvre. Car rien n’oblige dans le texte actuel à les relever régulièrement. Aucune pente positive n’est donc actée dans le texte. Chacun continuera de fait à faire un peu ce qu’il veut. Incroyable, mais vrai.

Enfin, aucun mécanisme de soutien financier Nord-Sud après 2020 n’est instauré, et rien de très concret n’a été proposé pour aider l’adaptation des pays en développement ou vulnérables à la menace climatique. Quant aux questions des droits humains ou celle des femmes, elles n’ont toujours pas été sérieusement traitées.

Où sont les pays du Sud ?

Étrangement, l’agenda fixé par la présidence française semble bel et bien devoir être tenu. Aucun coup d’éclat, pas d’anicroches. Au regard de la faiblesse du contenu du texte, cela signifie que les États du Sud, pourtant trépidants à l’ouverture des négociations, se sont soudainement endormis.

Or répétons-le : la diplomatie onusienne est une diplomatie du consensus. Il suffit qu’une seule des parties refuse de signer, pour qu’il n’y ait pas d’accord final. Les pays du Sud pourraient donc tout à fait jouer les trouble-fêtes, mais ils semblent s’y refuser.

Plusieurs possibilités. Soit ils se sont fait endormir par la maestria de la présidence française, qui a pris soin de huiler avec grand talent le déroulement des négociations. Quand vous maîtrisez les règles de la discussion, vous avez prise sur leur contenu. Car vous vous dictez le tempo. Vous réunissez les bonnes personnes entre elles. Vous encouragez ou dissuadez. Vous facilitez ou prenez de cours. Vous maîtrisez le temps et l’espace, travail sophistiqué de marionnettiste, pour tenir l’équilibre.

Soit, autre possibilité, les pays du Sud ont un agenda différent, composé de relations bilatérales et agrémenté de promesses, qui les incite à délaisser l’agenda onusien. Soit encore, la peur de voir s’évaporer les choses obtenues au cours d’une obstruction, quand bien même elles seraient bien maigres, contient finalement toute audace et toute ardeur. La résignation malheureusement se répand vite dans les salons diplomatiques.

Soit enfin, la composition du G77, au sein duquel des pays en développement aussi développés que la Chine côtoient des pays pauvres comme le Bangladesh, est trop hétérogène pour porter et tenir de manière unanime des positions radicales. Quoiqu’il en soit, cette COP21 prend l’allure d’une belle occasion manquée.

Coup de rein des États-Unis

John Kerry était à Paris aujourd’hui. Dans un discours plutôt bien tourné, le vice-président des États-Unis est venu annoncer qu’il doublait le montant des fonds américains destinés à l’adaptation au dérèglement climatique des pays en développement. Nous en sommes donc désormais à 800 millions de dollars par an. Un bon signal, en soi. Mais une somme néanmoins toujours insuffisante.

En outre, quand il s’agit de rhétorique, l’administration Obama est sans doute la plus efficace. Et dans les toutes dernières encablures de son second mandat, le dernier donc, il n’est pas impossible que Barack Obama veuille assouplir la position américaine sur la question climatique et qu’il travaille sans doute, en ce moment même, à fignoler les contours de son héritage politique. N’a-t-il pas reconnu vaillamment, dans son discours d’ouverture, que son pays « portait une responsabilité historique dans le dérèglement climatique ? ». Bilan nettement plus mitigé lorsqu’il faut évaluer les actes. Nous attendons donc de voir la couleur de l’oseille avant de décerner des médailles de générosité à John Kerry.

Dans cette négociation, les États-Unis se sont montrés favorables à des périodes d’engagements nationaux de cinq ans, dont le cycle commencerait avant 2030. Mais sans qu’il s’agisse de revoir les ambitions à la hausse : les engagements doivent rester la stricte prérogative des États. En fait, c’est à peu près ce qui figure dans le texte.

En revanche, note plus positive, les États-Unis plaident ardemment pour la mise en place d’un mécanisme d’évaluation clair et transparent des efforts et des résultats de chaque pays en matière de réduction des émissions. Clairement, ils ne veulent tolérer aucun recul d’aucune des parties. Évidemment, cela leur permettrait de garder un œil sur leurs principaux concurrents : la Chine et l’Inde. Pour autant, les États-Unis ne veulent pas d’un accord juridiquement contraignant – alors même que ce type d’accord, contrairement à ce que l’on peut lire ici ou là, n’a pas besoin d’une approbation du Congrès (à majorité républicaine) pour être mis en œuvre.

Car dans le régime présidentiel américain, la législation nationale donne déjà au président l’autorité pour ratifier ce type d’accords internationaux sans passer par le Congrès. Seuls des engagements financiers et des contributions nationales, qui relèvent d’un autre degré de précision, « d’opérationalité », pour utiliser un terme barbare, requièrent de passer de nouvelles lois nationales que la majorité républicaine ne manquerait pas de bloquer. Le bon compromis serait donc d’aboutir à un traité juridiquement contraignant, mais avec des engagements nationaux de réduction d’émissions décrits dans un langage non contraignant et non détaillé. L’inverse de leur position actuelle, en somme.

Concernant l’objectif de long terme, sur lequel sont censées s’accorder les parties (du moins nous l’espérons, car il n’est pas encore tout à fait acquis que la notion de long terme fasse partie du texte final), les États-Unis restent assez flous. Mais sans surprise, ils évoquent souvent la notion de neutralité carbone ou d’économie bas carbone, qui évite d’enclencher la transition systémique qui nous sortira définitivement de l’ère des énergies fossiles.

Ils n’auront pas Aurora

C’est donc pour tirer la sonnette d’alarme que nous avons abattu aujourd’hui notre joker dans le centre de conférence : Aurora. Aurora, c’est une ourse. Une ourse polaire. Une ourse polaire mécanique, de plusieurs mètres de haut comme de long. Il faut plusieurs personnes pour la mouvoir, tant elle est massive et paresseuse. Elle ressemble aux grandes machines de Nantes, en plus craquante. Des hublots sur les flancs et un gouvernail à l’arrière. Quelque chose de Jules Vernes. Aurora bouge sa grande tête avec agilité, aussi. Et même qu’elle beugle, parfois. Comme ce matin, où elle a sans doute établi un nouveau record de selfies.

Aurora au Bourget, le 09/12/2015 © Clément Sénéchal
Aurora au Bourget, le 09/12/2015 © Clément Sénéchal

Cette créature symbolise en réalité l’ensemble des peuples et des espèces animales d’ores et déjà affectés par le réchauffement climatique et qui, pendant que les négociateurs escriment et esquivent entre deux chambres d’hôtel, sont déjà en train de préparer leur exode. Certains d’entre eux, populations indigènes et gens du grand Nord, étaient là ce matin pour l’une des actions les plus marquantes de la journée. Ils ont exhorté les décideurs à prendre enfin des décisions concrètes pour stopper le désastre en cours.

Avec Amnesty

C’est d’ailleurs pour soutenir les populations vulnérables que Greenpeace s’est associée à Amnesty International pour demander 100 % d’énergies renouvelables pour tous d’ici à 2050. Dans une déclaration commune, les deux organisations ont en effet mis en garde les gouvernements contre les dangers que représentent les changements climatiques pour les droits humains. Parce que le dérèglement climatique relève directement de cet enjeu.

Aujourd’hui déjà, les droits à la vie, à l’eau, à l’alimentation, à la santé et au logement de milliers de personnes à travers le monde sont mis à mal par les changements climatiques. Jusqu’à 600 millions de personnes supplémentaires pourraient souffrir de la faim d’ici à 2080 à cause du bouleversement climatique, d’après le PNUE. Et même en limitant le réchauffement à 2°C, le GIEC prévoit qu’une personne sur sept dans le monde sera touchée par une diminution des ressources en eau. Au cours des sept dernières années, 157,8 millions de personnes ont perdu leur foyer en raison des phénomènes climatiques extrêmes, et les risques de déplacement de populations sont 60 % plus élevés qu’en 1975, d’après les chiffres de l’Observatoire des situations de déplacement interne. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’attend à ce que le changement climatique entraîne près de 250 000 décès supplémentaires par an entre 2030 et 2050, dus à la malnutrition, au paludisme, à la diarrhée et au stress lié à la chaleur.

« Tous les États sont tenus, aux termes du droit international relatif aux droits humains, de prévenir les atteintes aux droits fondamentaux […] Le respect des droits humains ne peut être garanti que si les gouvernements s’engagent à sortir de l’ère fossile, et à accélérer la transition vers 100 % d’énergies renouvelables à l’horizon 2050 », avons-nous rappelé dans cette déclaration commune, exigeant qu’il soit fait explicitement mention des droits humains dans le futur accord. Il reste quelques heures à peine pour que ce soit effectivement le cas.

De la ferveur, enfin

La société civile elle-même semble avoir été un peu décontenancée par la finesse de barre de la présidence française. Elle s’est montrée jusque-là relativement disciplinée au Bourget. Sauf hier soir. Une fois la nouvelle mouture de l’accord rendue publique, un vaste sit-tin a en effet été organisé devant la salle plénière où il avait été présenté devant toutes les délégations nationales.

Tout le monde s’est serré, épaule contre épaule, jambes repliées. Des hommes et des femmes se sont tour à tour levés pour crier haut leurs mots d’ordre. Et tour à tour, ceux qui les entouraient les ont répétés pour leur donner l’amplitude du nombre. Les voix présentes avaient quelque chose d’ardent. Les visages tendus par les lectures répétitives du texte se sont déridées. On était heureux de se compter, de voir qu’il y avait encore de l’énergie dans les rangs.

On a donné de la voix pour la justice climatique, pour que les pays du Nord cessent de se défiler, pour que ceux du Sud ne cherchent pas d’excuse, pour qu’un changement de système intervienne dès maintenant, pour que l’ensemble de ceux qui n’étaient pas avec nous puissent être entendus, pour que les générations futures connaissent un monde clément, pour que la démocratie prenne ses droits.

Il y avait tant de révolte et de bonheur à se retrouver là que les choses se sont prolongées au-delà du temps imparti par le secrétariat de l’ONU, qui a envoyé ses troupes de sécurité pour nous déloger. Mais nous sommes partis en chantant toujours nos mots d’ordre, formant une véritable manifestation au beau milieu du centre des négociations.

Image rassurante : quelle que soit l’issue de ces deux semaines, quelle que soit la faiblesse de l’accord, la société civile apparaît plus que jamais prête à prendre sa part du combat pour la justice climatique et un avenir décent, renouvelable, cessible à ceux qui ne sont pas encore là.

PS : Un peu partout dans Paris et sur le parcours qu’empruntent chaque jour les négociateurs du Bourget, des autocollants jaunes et bleus se sont mis à fleurir, donnant sans doute des idées aux passants. Ceux des militants de Greenpeace, qui portent le message pour un monde 100% renouvelable. Et le plus beau collage sera mis à l’honneur dans le dernier numéro de la Gazette.

Donnons-nous les moyens d'aller au bout de nos convictions

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48 commentaires pour « COP21 : vers un texte fantomatique ? »

/// MORAL/// SI TU NE TE PREOCUPE PAS DES AUTRES DANS LEURS DETRESES? ILS N Y AURAS PERSONNE POUR S OCCUPE DE TOI QUAND TU SERAS ATTEINT A TON TOUR PAR LA DETRESE? IL SERAS TROP TARD???

Les politiques voient, savent, connaissent parfaitement les chiffres, les enjeux, les risques.
Mais ils n'ont aucune conscience collective, aucune intelligence humaine ensemble.
Un collectif qui rend les individus irresponsables quant a la réponse a apporter aux enjeux est incompétent pour traiter ce sujet majeur : soit son pouvoir est insuffisant (ah bon ?), soit sa volonté est insuffisante (ah bon ?), soit sa façon de pensée un ensemble est insuffisante.
L'incompétence du pouvoir politique de doit d'être pointé pour faire bouger le citoyen dans le respect de lui-même et de l'ensemble de l'humanité.
Merci pour cette gazette quotidienne, qui m'invite a une meilleure conscience de la situation. Quelles actions pour demain ?

Merci Greenpeace pour ce remarquable travail. Je valide mon soutien régulier depuis des années ...
http://www.sibillemariejose.com/2015/11/la-mort-etait-morte-de-rire-attentats-paris-2015.html

On en a marre que ça ne bouge pas,il faut persévérer les harceler, cotisons nous pour acheter une chaine tv ou ouvrir une fréquence radio, ces chaines de téléréalité l'on bien fait pour des emisions nul.
Merci GREENPEACE.

Merci de ces analyses claires et fouillées,elle nourrice nos esprits et cœurs et nous pousse a l'engagement et la prière pour tous ceux la bas,j'y vois une tours de Babel a l'envers qui se construit;,unité du genre humains a pensée et dire les urgences du monde de la terre et de nos enfants.....

Le fond vert pour les pays pauvres est bien prévu à 100 milliards de dollars ? Si la participation des USA est à 800 millions de dollars, cela fait 0,8% du total, c'est donc ridiculement faible de leur part. Pouvez vous nous donner la liste et le montant des engagements des différents
pays ? Merci.

Merci à tous pour les actions passées et celles à venir. A l'image du badge "Nucléaire, NON MERCI" que nous portions tous dans les années 90, il faudrait un signe fort porté par tous les hommes concernés de la planète, une sorte de fil rouge international qui servirait à financer et à mesurer l'implication de la société civile. Un slogan simple et efficace comme SAVE IT ou SAVE US ou encore THE GREEN LINE bref....les pistes sont nombreuses. Un badge coûte quelques centimes à fabriquer et peut être offert par les plus riches aux plus pauvres, il faut juste organiser la distribution et se servir des réseaux sociaux pour l'initier. A votre disposition pour lancer les choses... Chacun d'entre nous doit saisir cette opportunité d'affirmer que notre destin nous appartient et ne peut être confié à d'autres. C'est à nous de repenser l'action politique et d'en faire une arme de reconstruction massive................. J'embrasse toutes les âmes de bonne volonté

Merci greenpeace. Si le gouvernement français avait développé comme promis les énergies renouvelables de façons intensive, nous aurions plus de poids pour convaincre et plus d'emplois créés ! Quand ferons-nous enfin ce que nous disons?

Retour vers le futur: qui se souvient de "Cette vérité qui dérange"? Le vice-président des USA d'alors, Al Gore avait participé à ce document pédagogique d'Arthus Bertrand. On voit bien l'enjeu qu'il y avait à l'époque de faire élire coûte que coûte G.W.Bush, même au prix d'un tripatouillage, pendant un mois, du suffrage universel. Les fameux lobbies étaient là & agissaient à pleins tubes. Depuis, B.Obama est là & a porté les espoirs de beaucoup d'européens, mais en rien il n'a les coudées franches : le congrès a basculé républicains & J.Kerry pense lui-aussi aux "intérêts" des USA, surtout à ceux des actionnaires des charbons & pétroles. Le Tiers-Monde (quelle horrible expression!) émergeant, dans une récente frénésie de consommation, veut à son tour son droit à polluer, tandis que ceux qui subissent déjà les effets (l'île de Sein en France!!) plaident leur cause mais ne sont pas vraiment entendus. "Peuples de la Planète, unissez-vous!" serait-on tentés de crier avec les ONG, mais la montagne du Bourget va certainement accoucher d'une souris, comme d'hab' & le maintien du réchauffement à 1,5°C n'est donc pas pour demain, mais notre colère va augmenter, elle, de plusieurs degrés, en espérant que cela ne gèle pas jusqu'à la prochaine Grand-Messe. Désolé pour ces propos un peu pessimistes...mais je crois que c'est que ressentent beaucoup de Citoyens du Monde au bout de 10 jours de parlottes.

A propos David (07 ;36) qui a écrit « L'incompétence du pouvoir politique de doit d'être pointé pour faire bouger le citoyen dans le respect de lui-même et de l'ensemble de l'humanité »
A mon avis les bonnes nouvelles sont les Actes des citoyens qui ont déjà pris : les voies alternatives avec les micros solutions individuelles ou collectives locales.
Des milliers de particuliers, de quartiers et même d'instances dirigeantes locales ont déjà avancé dans cette voie, malgré le manque d'encouragement gouvernemental (sous la pression d’EDF ERDF ADEME ?). En 2014, 300,000 foyers ont fait le choix d’équiper leur toiture de panneaux photovoltaïques. Ici, parmi les membres de notre petite association une douzaine de personnes ont déjà installé des panneaux solaires (photovoltaïques ou hybrides photovoltaïques/thermiques) et avec les nouvelles batteries domestiques au lithium (Tesla Power Wall) bientôt nous pouvons atteindre l’autosuffisance. Les installations solaires locales peuvent, dans de nombreux cas, remplir deux fonctions, toit, mur, revêtement de sol pour toute sorte de bâtiment, maison d'habitation, super marché, édifices agricoles, et même aéroport, ce qui n'utilise pas d'espace supplémentaire et fournit l'autosuffisance locale. Le Décathlon Solaire annuel qui (cette année aux USA) s'est tenu l'année dernière à Versailles. Nous avons pu voir 20 types de constructions qui non seulement étaient autosuffisantes mais en plus généraient des surplus d'électricité.
Notre maison est un bungalow d'une surface de 100 mètres carrés, construit en 2007/2008, et nous utilisons la gratuite énergie solaire. En 2008, nous avons installé sur un auvent pour voiture 20.3 mètres carrés de panneaux photovoltaïques. Nous vendons la totalité de l'énergie électrique produite (3000 kWh par an) à EDF avec laquelle nous avons un contrat de 20 ans. Grâce à une subvention alors possible, l'investissement fut amorti en 6,5 ans et maintenant nous recevons 1600 euros annuels de la part d'EDF. Ensuite, fin 2013, nous avons ajouté 6 mètres carrés de panneaux hybrides photovoltaïques-thermiques fabriqués localement par Cogen'Air situé près de Bordeaux. Cette installation nous fournit annuellement 1200 kWh d'électricité et 2400 kWh d'air chaud, (pour l'espace domestique et le chauffage de l'eau). Comme cette installation n'a pas fait l'objet d'une aide financière nous estimons que l'investissement sera amorti en 11 ans.
En février 2015, nous avons acquis avec un contrat de location de 3 ans, une voiture tout électrique Renault Zoe. Elle est rechargée grâce à l'excédent d'électricité obtenue pendant la journée et même si chargée par le réseau domestique cela ne coute que 2€ par charge. Une fois les batteries chargées, nous pouvons parcourir gratuitement 130/150 km. L'année prochaine, nous ajouterons 4 mètres carrés de panneaux hybrides. L'air chaud servira à procurer l'eau chaude à usage domestique et à chauffer la maison en hiver. Ainsi nous assurerons presque l'autosuffisance énergétique pour notre demeure et nos transports et ceci sans émissions polluantes. Sur 30 ans (la durée de vie des panneaux), si nos besoins énergétiques étaient générés par une centrale électrique brûlant du bois, nous avons calculé qu'il faudrait 90 hectares de forêt, et n'oublions pas toute la pollution associée que nous évitons ! En supposant qu'il en soit de même pour les 12 membres de l'association, à nous tous, nous sauverions 1080 hectares de forêt, soit 36 hectares par an. .

Comme écrit par Al Gore, dans « The Future » (octobre 2013) ;-
« A chaque heure de chaque jour, l'énergie solaire reçue par notre planète excède tous les besoins annuels du monde ». La technologie actuelle nous permet d'exploiter directement cette énergie solaire.
Cordialement Brian Hurley 24600 Riberac

les millions d ' émigrés climatiques et les millions dépensés pour la guerre ( COP21 rime en ce moment avec pétrole brûlé pour rien ) coûteront bien plus cher que l' engagement à polluer moins .

Je trouve que l'on ne parle pas beaucoup de géothermie. Pourtant une énergie renouvelable particulièrement sobre (pas de déchets comme les panneaux solaires ni d'impact visuel comme les éoliennes) et répondant à tous les besoins en énergie (chauffage, clim, production d'électricité).

Merci des nouvelles de la Gazette ! Un point de vue en pleine conscience des enjeux ainsi exposés. Finalement, plus que jamais les initiatives personnelles vers un engagement respectueux de notre environnement feront pression dès maintenant !

A propos de la géothermie : malgré toute la pub qui ressurgit sur ses bienfaits, ce procédé stérilise progressivement le sol du quartier, jusque dans ses environs, où ce procédé est utilisé. Pomper la chaleur de la terre n'est pas sans incidence sur le rythme de production de sa vie bactérienne !
Ok pour les énergies renouvelables, mais pas sans privilégier la révision drastique du mode de consommation, et plutôt développer l'isolation plutôt que de multiplier des hectares de terres cultivables, sacrifiées à notre gloutonnerie énergivore.
Et autre impératif : plutôt des unités de production énergétique locale et publique, plutôt que le sempiternelle monopote des grands groupes !

1992 premier sommet de Rio cpncernant la cause climatique et rien à changer 20 ans après. Les politiciens ne feront rien.. y a trop d'argent en jeu et ça me dégoûte. Car les populations ont des idées et un bon comportement mais nous sommes bloqués face à une corruption grandissante. Alors messieurs les politiciens, tous autant que vous êtes. Arretez de nous prendre pour des cons car si on meurt tous, vous ferez aussi partie des victimes. L'argent est la mondialisation sont les fléaux du 21siecle. Pas besoin de toute cette mascarade pour être heureux dans la vie. Et ceux qui qui n'ont pas compris cela ne mérite pas d'être sur Terre.

Merci à Greenpeace pour cette excellente Gazette de la COP. Maintenant, il aurait été bien naïf de s'attendre à un élan mondial positif pour le climat ; Trop de différences, trop d'intérêts contradictoires. Ce type de réunion n'existe que parce qu'il y a obligation d'agir devant l'évidence du dérèglement climatique qui menace... le système économique mondial ; le profit des particuliers ou des états, le pouvoir d'hommes sur d'autres hommes et chacun veut perdurer mais sans perdre son pouvoir ou/et ses profits. En gros ; "je ferais des efforts si mes partenaires (comprendre mes adversaires) aussi et au mêmes niveaux qu'eux !". Donc, pas étonnant que des ces réunions naissent des consensus mous et insuffisants.
C'est toujours mieux que rien mais loin du compte et le dérèglement climatique est en marche et ne nous attendra pas. L'espèce humaine est en train de perdre sa lutte contre le temps (dans tous le sens du terme) à cause de sa vision court terme rédhibitoire. A espérer, comme d'habitude, que l'évolution de l'espèce ne passe pas encore pas un cycle de catastrophes et que ce ne soit pas son dernier... cycle. Nous sommes là pour ça ! Il faut renforcer une "internationale" sur le sujet pour faire pression sans arrêt sur les politiques et informer les peuples par des canaux qui nous seraient propres (journaux, TV, radio, Web,...) et donc indépendant des bouillies pseudo-informatives que l'on nous ressasse pour formater les esprits afin qu'ils adhèrent au système et se taisent. "Donnez-leur du pain et des jeux !", rien n'a changer depuis.

Merci pour cet excellent travail, très bien construit et très bien rédigé. Bien-sûr on n'attends pas ça des grands médias ! Et malgré tout on ne se fait aucune illusion sur l'issue de cette Cop là...
On ne met pas fin à un système uniquement en l'attaquant de front, mais aussi en construisant peu à peu, à côté, celui qui va le remplacer un jour. Bon courage.

Merci Greenpeace pour tous ce que vous faites, toutes les actions que vous menez. Vous vous battez pour la plus noble des causes, notre planète ! Courage !

Merci de cette gazette qui même loin de Paris et du Bourget, nous permet de nous plonger dans cette ambiance internationale, et de soutenir cette lutte de la société civile. bravo à vous tous.

Cher /Chère Mavel merci Bien sur le géothermie bien placé marche bien mais il faut utilise quelques metre carre du terrain, sauf avec aerotthermie;les deux utilise la pompe a chaleur . En hiver le rendemment se basse parce que au fond indirectement le geothermie/aerothermie utilise le chaleur du soleil et le rendemment est 5 W /metre carre en moyenne . . Le rendement direct du solaire PV electrique est 20W/m2; du Solaire Thermique 53 W/m2; Du Solaire Hybride PV electrique et thermique , comme chez nous, rend 80 W/m2 (25% electricite/75%chaleur-meme le clim -night cooling -en été grace à une petite ventilateur dans le boitiuer au dessous les panneaux d Cogen 'air ). ,.Pour les Panneaux PV Il y a une systeme de recylage au fin de vie ( 30ans )-voir www.pvcycle.org . De plus l'emprunte carbone de PV est faible par rapport les autres forms d'energies - voir EPIA sur www.epia.org . Bien a vous et a Greenpeace
Brian

Chacun, en toute conscience, à son niveau, peut faire sa part!

Déçu. Je suis terriblement déçu.
Non pas de la cop. Mais de lire tous ces messages, et de lire cette gazette.
Pourtant j'approuve le travail de Greenpeace depuis tant d'années. Nécessaire et indispensable tant pour la prise de conscience collective que pour les victoires issues des actions concrètes.
Mais cette critique permanente que je lis dans les messages et dans cette gazette me fatigue. Alors même que certains pensent avoir LA solution avec le tout électrique et ne réfléchissent même pas a comment sont fabriquées les batteries et comment elle seront recyclées ou pas. Bref. Je voudrais rester plus global dans ce message.
Je suis a la cop et je trouve le travail effectué remarquable. Il s'agit de trouver une base de travail qui concerne 195 pays. Nous ne sommes pas à une réunion de quartier pour savoir si on utilise une chaudière collective à granulé ou des panneaux solaires. Les enjeux ne sont pas les mêmes d'un pays à l'autre. Évidement que le climat concerne la terre entière. Mais soyons constructifs. Un accord de négociation est un compromis entre des parties. Il faut bien faire un pas après l'autre. Bien sur il y a urgence. Mais il n'y a pas une belle fable de Lafontaine qui nous enseigne la sagesse a ce niveau ?
Essayons d'être plus constructifs dans notre vision des choses.
Dans une gazette vous critiquez les 48 pages. Encore trop long. C'est inadmissible. Puis dans une suivante vous interpellez sur un texte trop "nettoyé" de 29 pages.
Dans une gazette vous mettez a mal les scientifiques puis dans une autre vous vous appuyez sur leurs études pour avancer des faits.
Ne peut on pas faire la part des choses ? Ne peut in pas s'exprimer avec plus de réalisme sur le fait que oui cela peut arriver, il peut y avoir des études scientifiques véreuses, en communiquant avec plus de précautions. C'est une partie de l'opinion publique qui se construit sur vos écrits. Il y a des amalgames qui se font que je trouve terriblement inquiétants. Le grand public ne sait plus qui croire qui écouter. Pourtant il y a bien des réalités de dérèglement climatique. Et savoir de 1,5 ou 2 degrés que prendre en compte... J'ai envie de dire on s'en fout. Nous ne pouvons pas se fier à une telle précision de chiffre alors même que le globe terrestre est d'une incroyable complexité en tant qu'ecosysteme. Pourtant il y a urgence à intervenir de manière constructive au niveau international. Donc oui de la Chine au Mali, de l'Inde a l'Equateur, des Îles Marshalles au pays du Golf, non les préoccupations ne sont pas les mêmes. Ne pensez pas changer cela en un an ce n'est pas possible même en un siècle. Pourtant il faut bien avancer dans une direction plus positive pour la planète et pour nous tous.
N'oublions pas que dans le monde entier des ong font un travail remarquable.
Je trouve personnellement qu'ici a la cop ( oui je suis sur le terrain) il y a une volonté de trouver une base de travail pour la suite. Alors arrêtons de voir tout en noir en disant "mais où sont passés les pays du sud" par exemple. Et bien ils font comme les 195 parties. Ils essaient de faire un pas après l'autre, a priori s'est comme cela qu'on avance, non ?

Une fois de plus, rien ne se profile à l’horizon à part la souffrance encore plus grande des peuples, on devrait continuer en s'enfoncer dans le nuage de fumée, de CO2, continuer sur notre mode de vie en plastique, sans regarder devant, chacun pour sa gueule...tant pis si d'autres crèvent au bout de la planète, tant pis si demain nos enfants subiront le même sort.
Une fois de plus bravo messieurs les politiciens, bravo messieurs des grandes compagnies pétrolières vous avez fait du bon boulot!

Difficile de croire encore à des solutions après cela, en tout cas cela ne passera visiblement pas par le soutien de ces étranges personnages qui asphyxient les populations...ils vont encore nous dire que tout va s'arranger grâce à la relance de la "croissance"...Mais bon sang fermez là un peu, arrêtez de prendre les citoyens pour des idiots!
Nous, les citoyens de cette planète allons vraiment devoir regarder les choses en face, nous prendre en main et tenter d'arrêter de soutenir financièrement ce système de domination capitaliste, être créatif, trouver des solutions alternative, il y a là un énorme chantier, qui part de nos actes de la vie quotidienne jusqu'à l'éducation de nos enfants, en passant par des bricolages de toutes sortes pour réduire notre empreinte sur la nature.

Ne nous mentons plus, nous sommes tous concernés.

Merci et félicitations pour cette gazette, pour son contenu comme pour sa qualité d'écriture.
En la lisant, on en sait un peu plus que la moyenne des gens qui n'ont que la presse à leur disposition.
Surtout, indiquer nous vite après la COP les moyens de continuer à faire régulièrement pression sur les décision et sur les évènements. Toutes les vraies ruptures se feront à partir des citoyens, nous sommes tous persuadés de cela. A bientôt donc.

Pourrait-on imaginer que la société civile au niveau international revendique de créer une législation internationale pour donner droit à une coalition (laquelle)? de pays (ONU ??), de sanctionner commercialement, financièrement, et même militairement tous ceux qui se rendent responsables du non respects des objectifs à atteindre pour sauver le climat????
​Cela, q​u'il s'agisse d'un pays, d'un groupe de pays, de groupes, de sociétés multinationales ou de personne, que ce soit par leur inaction, ou par une franche volonté d'ignorer les objectifs écologiques planétaires.
Il existe bien le tribunal international de La Haye qui punit des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité. Or ici, il s'agit bien de crime contre l'humanité.
La société civile devrait se dire, pour se motiver à changer le cours désastreux de notre écologie, que le monde s'éduque comme un enfant. Un enfant a besoin d'être aimé pour grandir, et par amour l'adulte montre à l'enfant où sont les limites; de même ceux qui sont coupables d'égoïsme devraient être sanctionnés, puisqu'ils ne comprennent pas la voie diplomatique. Tout le monde devrait savoir qu'un enfant qui est éduqué sans pose de limites, devient un monstre à l'âge adulte, tout gonflé de sa surpuissance.
Éduquer pour résister au potentat des multinationales, c'est le maître mot, sanctionner les responsables va de paire.

Merci à Greenpeace et à toutes les organisations militantes sur le terrain, présentes en notre nom... Je me permets d'émettre qu'une réduction de la population mondiale, au travers du réchauffement climatique et d'autres "moyens", arrange très bien les Affaires d'une poignée de dirigeants planétaires. Cf: codex alimentarius, vaccins,... Longue vie à l'Humanité consciente et belles énergies à tous !

Les propos d'Elbenito remettent les choses en place ...
Il est à l'intérieur du système et effectivement ce n'est pas simple de mettre tout le MONDE d'accord sur un texte , puisqu'il faut l'unanimité pour le vote .
Pas simple , notre planète à le temps de souffrir en attendant mieux .

Merci à Greenpeace pour cette gazette qui nous éclaire et nourrit notre discernement.
Le résultat de cette COP21, quel qu'il soit, pourra être vu comme un verre à moitié vide ou à moitié plein.
Il est vital que chacun garde l'espoir. Nous sommes conscient que la société civile, les individus, ont un pouvoir considérable.
Les consommateurs, ou consom-acteurs, ont le pouvoir de choisir, à chaque instant.
Ils peuvent infléchir le cours de l'histoire, le faire basculer durablement.
Les ONG peuvent dévoiler, dénoncer, accuser, porter en justice.
L'opinion publique est redoutée, elle fait peur aux politiques.
Gardons la foi, l'énergie positive pour changer le cours des choses. Ne nous laissons pas décourager par les coups bas ou les batailles perdues.
Gardons le courage au milieu des conflits et des difficultés qui, inévitablement, nous assaillent et pourraient nous détourner de l'essentiel.
L'essentiel c'est la vie, c'est de vivre heureux.
Il est démontré que faire oeuvre utile, être altruiste, rend heureux.
Alors, si nous sommes tentés de ne pas agir à notre petit niveau parce que les plus gros responsables ne font rien, faisons le au moins pour nous rendre heureux.
Le petit bonheur quotidien de chaque geste positif, il est n'est pas insignifiant.
Il nous entraîne dans une spirale positive, pour nous et pour les autres.
Merci aux commentateurs. Bon courage à tous !

Brillant décryptage. Merci. Nous attendons le coup de sifflet final.

La faute n'est pas qu'au politique, ils ont les mains liés. Les lobbyers sont derrière tout malheureusement, et tant que nous consommateurs n'auront pas compris qu'on peut trouver des alternatives , ne pas être obnubiler par ce qu'ils nous disent que c'est un avantage pour nous mais c'est loin d'être le cas. Bref essayer de trouver une alternative avec nos capacités, et aussi ne pas focaliser que sur un géant mondial, mais 'disperser' notre argent (car de toute façon ça changera pas faut s'y faire) à plusieurs groupes, entreprises; les 'gros' n'auront plus la main mise sur tout et pour tout. Ça s'arrangera un peu, je dirais plus que ça s'empirera moins vite... Mais aller expliquer au citoyens, d'arrêter de n'acheter que tel ou tel marque, de ne pas mettre toutes leurs économies dans les banques (où l'on croit être en sécurité mais c'est loin d'être le cas vu ce qu'ils en font), etc. On est loin d'être à ce point.
Honnêtement je suis pessimiste quand au futur de la planète, photographe animalier, je profite des instants présents et je vois les dégâts que l'urbanisation, mondialisation et consommation font à la nature. J'ai souvent pensé, il faut qu'on soit vraiment mais vraiment bien dans la merd* pour que nos chers élus et gros zozo pensent 'peut-être' à faire quelque chose, car ce qu'ils oublient bien souvent c'est que ce sont les ressources de notre planète qu'ils utilisent pour s'enrichir, le jour où il n'y aura plus rien, que va t-il se passer ? ce jour là les consommateurs ne devront pas se saigner pour courir sur un soit disant produit miracle ou rare.

Il est peut-être temps d'abandonner consensus et pacificisme et de leur rentrer dans le lard! Ils ne se bougeront jamais...
Allez Greenpeace, en avant, contre les pouvoirs corrompus!

*pacifisme - pardon.

Merci à toute l'équipe de nous avoir tenu informé des actus de la COP21.J'invite les pays dits pauvres à se rallier contre toutes les démarches visant à les égorger car ils sont les principales victimes des inconséquences des pays riches.

Le problème c'est le fonctionnement même de l'Onu, pour avoir un accord il faut l'unanimité c'est une illusion de penser que ça peut marcher comme ça. l'arabie saoudite n'a aucun intérêt à ratifier un accord ,et finalement y va encore rien se passer.L'humanité est vouée à sa perte.

Port-au-Prince,le 3 décembre 2015

Note de presse à l'occasion de la COP21 (21eme conférence des parties sur les changements climatiques)

Le conseil d'administration de l'organisation écologique "Haïti Nature et Écologie" (HNE) est consterné face à l'urgence écologique qui menace la République d'Haïti aujourd'hui avec moins de 2% de sa couverture forestière,de l'insalubrité de ses villes,de la pollution... conséquences de l'immobilisme politique des autorités étatiques face à la dégradation éffrénée de la vertu écologique haïtienne.

Considérant que la protection de l'environnement et la préservation des réssources naturelles du pays devraient être au coeur des décisions politiques d'aujourd'hui,

Convaincu qu'au-delà de la madigrature politique actuelle , y a moyens d'éveiller la conscience écologique haïtienne,

Considérant l'importance d'une nouvelle écologie politique priorisant l'écocitoyenneté comme vecteur incontournable du développement durable à travers une jeunesse qui incarne la dynamique d'un projet d'alternance politique visant la prise en charge des réalités socio- économiques du pays sans ne pas commettre de préjudices à l'environnement.

Il est urgent de saisir cette occasion phare,la COP 21, pour pouvoir s'orienter vers la construction d'un nouveau modèle de développement économique et social qui détermine notre façon de produire,de consommer, et surtout de vivre ensemble; une action profitable aux générations actuelles et futures.

En conclusion, "Haïti Nature et Ecologie" invite les élites de la société haïtienne à transcender cet horizon infernal provoqué par l'infantilisme politique de nos dirigeants,dépassés par les événements les plus faciles à maîtriser,pour jeter les bases d'un projet de société visant à construire une nouvelle Haïti économiquement profitable à tous et socialement vivable avec un environnement sain.

Rien ne sert d'attendre ni d'observer,il faut s'impliquer maintenant pour la transition écologique haïtienne!

SAGESSE Messerne,Écologiste, Dir. Exécutif
E-mail:samelostar@yahoo.fr
3834-7197

Il est vraiment temps de mettre carte sur table maintenant. Dans peu de temps, nous serons en 2016, ce qui signifie que nous avons les moyens technique et scientifique de mettre en place des solutions pour sauver notre planête.
Certes c'est très couteux mais il suffit d'une union sincère et franche des uns envers les autres.
"Le futur", c'est maintenant qu'il est mis en jeu.
Comme un scénario, nous devons définir chaques objectif précis qu'il faut atteindre et respecter.

Tous unis main dans la main à écouter le silence, à observer l'horizon...

Il est facile de fustiger nos politiques, de les accuser de ne rien faire !! Et quand il s'agit de voter qu'est ce qui sort de l’isoloir... très peu de bulletin vert !!
Vous voulez que les choses changent ? Votez écolo !

Voter ne sert malheureusement plus à grand chose de nos jours dans cette société qui n'a plus de démocratie que le nom, quand on constate que l'abstentionniste dans les scrutins n'est absolument pas pris en compte... Cela devrait pourtant montrer à quel point les gens sont aujourd'hui mécontents, se sentent floués et ignorés... Car c'est véritablement le cas.

que l'abstentionnisme* pardon

Merci du fond du coeur pour ce que vous faites pour nous, nos enfants et (j'espère encore un peu...) pour notre futur plus clément!

Colette

je serais assez ok pour un badge
en revanche il est très difficile de les croire tous ces politiques
car ils sont tous corompus !!
ce sont des esprits au karma sombre
compassion.

je signe

la COP21 c'est 3000 litres de fioul a l'heure,72000 litres par jour
pour alimenter en électricité et chauffage, 10 Groupes Electrogènes de 1200 KW qui fonctionnent 24/24 même avant l'ouverture de ce sommet de dupes,
comment vouez vous demander aux autres de faire des efforts, alors que nous la France ont propulse des milliers de tonnes ce CO² sur un petit périmètre pour essayer d'arracher un compromis pour se dire beau, une aberration supplémentaire de F. HOLLANDE de plus, cautionné par Nicolas HULOT.

Merci Greenpeace pour ce decryptage. On est derrière vous.

Je suis allée voir le film DEMAIN, heureusement cette démonstration que tout peut changer par le bas est un signe d'espérance à la hauteur de l'humain. Chacun doit s'y mettre à son échelle, seul ou en groupe, il faut manifester ses oppositions et rester vigilant, car "ils" vont nous embourber et nous jeter dans l'ornière. Par exemple j'ai changé ma façon de consommer et me suis donné un sens : se nourrir pas consommer. cela fonctionne et je l'apprends à mes petits enfants, ceux là même qui feront le monde de demain..

Un grand merci pour votre remarquable travail, votre engagement sans faille, vos retours infiniment précieux à travers cette Gazette.

Merci pour ces informations. Quelles actions peut on envisager des maintenant sans attendre les pouvoirs publics , nous sommes tous responsables aussi bien en tant que consommateur que citoyens. Pour l'instant je suis au Vietnam et peu de Vietnamiens semblent concernes. Que faire?
Avec les ONG quelques actions envers les enfants, trop ponctuelles ...Quelques boutiques bio trop cheres...Toutes les infrastructures du tout a l'egout , au plan d'urbanisme... devraient etre repensees et parfois refaites ...Pourtant le changement climatique posera de gros problemes d'innondation de salinisation de terre....Comment pouvons nous agir avec nos petits moyens, mais nous devons le faire

Ne vous attendez pas à grand chose de la cop, n'attendez plus mais agissez vous même à votre niveau. Quand nous serons assez nombreux à faire les mêmes (bonnes) choses, les mêmes bons actes alors les politiques suivront..rappelez -vous un politique, un élu, ne fait que suivre l'opinion générale. Donc chacun, chacune et tous ceux qui ont des convictions, qui veulent du changement : donnez l'exemple, prêchez, convertissez (oui je sais c'est le plus difficile). Au boulot !

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