Crise climatique : l’appel solennel de Greenpeace et des professionnels du vin
Mesures climatiques tardives, pertes de terroir précoces
Position commune pour un accord ambitieux sur les changements climatiques
à Copenhague en décembre 2009 afin de protéger les terroirs français
Fleurons de notre patrimoine culturel commun, les vins français, élégants et raffinés, sont aujourd’hui en danger. Les changements climatiques rendent les vignes de plus en plus vulnérables. Canicules estivales, grêles récentes dans le bordelais, nouvelles maladies provenant du Sud, ces dérèglements seront bientôt bien plus graves encore. Les experts du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) sont formels : si nous ne parvenons pas à contenir le réchauffement en deçà de 2°C, les conséquences sur nos écosystèmes seront incontrôlables.
Le vin révèle toute sa subtilité sur son terroir d’origine. En bouche, il nous conte l’alchimie de la rencontre d’une terre et de générations de viticulteurs qui y ont légué leur passion, leur travail et leur créativité. Aujourd’hui, cette alchimie est en péril. Signés par des teneurs en alcool plus marqués, des gammes aromatiques trop ensoleillées et des textures plus denses, nos vins pourraient perdre leur âme singulière… Si rien n’est fait pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, les vignes se déplaceront de 1000 km au-delà de leur limite traditionnelle d’ici à la fin du siècle : la viticulture sera confrontée à une remise en cause radicale. Les terroirs ne survivront pas.
Les professionnels du vin sont aujourd’hui à la croisée des chemins. Si nous voulons enrayer cette spirale destructrice et nous montrer à la hauteur de notre héritage, il faut agir. Maintenant. Agir dans nos vignes et nos caves, c’est d’abord orienter en profondeur nos pratiques viticoles vers le respect de la faune, macro ou microscopique, et de la flore aérienne et souterraine. Généralisées, ces pratiques contribueront à la préservation de la biodiversité et au renforcement de nos terroirs.
Agir maintenant, c’est aussi et surtout pousser nos dirigeants politiques à relever le défi des changements climatiques. Au mois de décembre 2009, se tiendra à Copenhague une conférence internationale sur le climat qui scellera l’avenir de l’humanité. Y seront débattus et décidés des objectifs de réduction des gaz à effet de serre et des modèles économiques qui rendront possible notre transition vers un modèle de développement durable. Pour nous, vignerons, viticulteurs, oenologues, sommeliers, grands chefs cuisiniers et écologistes, artisans et promoteurs d’une viticulture plus respectueuse de l’environnement, une seule exigence : celle d’un accord ambitieux engageant les pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici à 2020 et instaurant des mécanismes solides d’aide aux pays en développement.
C’est cette exigence que recèlent nos terroirs, nos vignobles et nos caves ; c’est cette aspiration au dépassement que nous dicte l’excellence de nos vins. Et c’est pourquoi nous sommes et resterons mobilisés. Ensemble, nous appelons le Président de la République et le Ministre de l’Environnement du premier pays de culture viticole au monde à l’exemplarité dans le cadre des négociations de Copenhague. Notre avenir à tous en dépend.
Pascal Husting, Directeur de Greenpeace France
Marc Veyrat, Trois étoiles au guide Michelin
Mauro Colagreco, « Chef de l’année 2009 Gault et Millau »
Jean-Luc Rabanel, « Chef de l’année 2008 Gault et Millau »
Antoine Petrus, Meilleur jeune sommelier de France 2007
Franck Thomas, Meilleur sommelier de France et d’Europe, 2000
Stephane Derenoncourt, oenologue
Domaine de Villeneuve
Domaine de la Vougeraie
Château Lagarette
Domaine Zind Humbrecht
La Soufrandière
Château des Rontets
Domaine Olivier Guyot
Domaine Amiot-Servelle
Domaine Selosse
Château tour grise
Champagne Leclerc Briand
Mélaric
Champagne Francis Boulard
Château des Rochers Bellevue,
Les loges de la Folie
Château de Gaure
Domaine Fontedicto
Manoir de la Tête Rouge
Domaine Alice et Olivier de Moor
Domaine Antoine Arena
Domaine Pierre André
Domaine Valette
Domaine du loup blanc
Clos des Vignes du Maynes
Domaine du Mortier
Château Maris
Domaine Audrey et Christian Binner
Domaine du Gué d’Orger
Domaine Cosse Maisonneuve
Domaine Cabanis
Domaine Terres de Solence Clos ouvert
Domaine Didier Montchovet
Le clos Saint –Jean
Domaine la Capeillette Valérie Cupillard
Laurence Salomon
Amandine Geers et Olivier Degorce
Jean-Antoine Toublanc, oenologue
Arnaud Immelé, oenologue
Le Tocsin
Le vert et le vin
Le vin nature
Les compagnons cavistes
Alex Croquet
Domaine Patrick Baudoin
Domaine de la Bongran
Exigez des mesures ambitieuses pour protéger les terroirs, le vin et le climat !
SIGNEZ L’APPELÂ ULTIMATUM CLIMATIQUE





100% D’accord.
Soyons sérieux ! J’estime que nous devons exiger un désarmement total pour commencer, car les industries d’armement et les armées sont les premiers responsables de l’effet de serre, et on pourrait s’en passer, non ?
Au lieu d’envoyer des fusées sur mars ne devraient ils pas se pencher sur l’élaboration d’automobiles et de machines viticoles respectueuses de notre environnement…
Hé les gars, déconnez pas avec le picrate sinon j’me fâche.
C’est bien que les viticulteurs se préoccupent du changement climatique. Que vont-ils faire pour que la vigne ne soit plus le premier ou l’un des premiers consommateurs de produits chimiques ????
a mon avis ce ne sont pas les memes (ceux qui aspergent leur ceps de chimie et ceux qui ont signe)…
ce qui est bien c’est cette intervention d’une categorie professionnelle que l’on ne voit pas souvent en politique…
peut-etre que si les pecheurs et les buralistes se joignaient au mouvement, ce gouvernement clienteliste serait oblige de s’aligner ? (par exemple, comme il fera trop chaud, les poissons se conserveront moins et les gens auront moins envie de fumer, non ?)
Le vin n’est qu’une goutte d’eau dans un problème global. Evitez les sujets corporatistes et racoleurs.
ce n’est a mon avis pas corporatiste ni racoleur : ca permet aussi de voir qu ele rechauffement n’aura pas que des consequences sur la fonte des poles, la desertification de l’afrique ou les inondations du bengladesh
ca permet de voir que cela aura des consequences directes et economiques en france aussi, et que justement les divers corporatismes auraient interte a s’allier pour faire bouger un peu ce gouvernement englue dans le clientelisme et le nucleaire a tous crins
Connaissant très bien la champagne, je peut vous dire que c’est le fric qui compte avant tout. Cette année le raisin en champagne se vendra environ 5.50 euro le kilo et le cotat fixé à environ 8 et 9 milles kilos pour un hectare, certaines vignes en produisant jusqu’à 20 milles ( vous avez bien lus ). La crise étant là , faute de ventes et ne voulant plus de stocks, les principaux acteurs de la champagne vont laisser pourrir dans les vignes des milliers de tonnes de raisins et ce n’est pas la première fois. Pourtant, pour obtenir ces récoltes hors normes, il a fallu des tonnes et des tonnes de produits chimiques. Sans compter les déboisements afin d’étendre l’appellation. Cherchez l’erreur? Perso je suis assez pessimiste, autour de moi je ne vois que des gens qui se foûtent royalement du dérèglement climatique.
sans oublier que la champagne a et aura de nouvelles poubelles nucleaires a ses portes…
Venez voir mon blog j’ai plein de vidéos sur le climat les ogm exct ………
http://wilwolf87.skyrock.com/
Ce n’est pas le climat qui les alarme, c’est la perspective de la perte du magot…