Energie / Climat le 6 novembre 2009

Incidents en série, critiques officielles : la faillite de la filière nucléaire est indéniable

Le nucléaire est une filière en faillite. C’est la conclusion implacable d’un mois d’incidents, de révélations et de rapports officiels. Jamais en l’espace de quelques semaines, tant d’éléments ont prouvé que le nucléaire était une industrie dangereuse, inutile, sans avenir et coûteuse. Ce que Greenpeace répète depuis quarante ans est repris mot pour mot par des institutions officielles.

Que s’est-il passé en un mois ?
Le 6 octobre, Greenpeace publie un rapport commandité à un laboratoire indépendant qui prouve que le Centre de stockage de déchets nucléaires de la Manche est géré de façon catastrophique. Une semaine plus tard, la diffusion sur Arte d’un documentaire sur cette question des déchets nucléaires lance un vaste débat public et permet de révéler ce que Greenpeace a toujours dit. L’industrie nucléaire française exporte, notamment en Russie, des dizaines de milliers de tonnes de déchets nucléaires sans se soucier de ce qu’ils y deviennent.
Le lendemain, 14 octobre, l’Autorité de Sûreté Nucléaire française demande l’arrêt d’opérations de démantèlement d’une usine de fabrication de Mox (un combustible nucléaire). Areva et le Commissariat à l’Energie Atomique ont perdu plusieurs dizaines de kilos de plutonium sur le site en question, à Cadarache ! L’ASN parle d’ « un risque grave et imminent ». Greenpeace dénonce alors l’une des situations les plus graves et les plus critiques que l’on ait pu rencontrer dans une installation nucléaire depuis longtemps.
Le 2 novembre, on apprend qu’un tiers des réacteurs nucléaires est à l’arrêt pour des opérations de maintenance et qu’au moins cinq le sont pour des incidents sérieux. Sachant que l’électricité est fournie à 80% en France par le nucléaire, cela signifie que cet hiver notre pays devra importer de l’électricité et faire face à des coupures de courant selon RTE (le distributeur de l’électricité en France).

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Pire encore, toujours le 2 novembre, c’est le nouveau réacteur EPR qui se retrouve sur la sellette. L’Autorité de Sûreté Nucléaire et ses consœurs britannique et finlandaise émettent des réserves sur les systèmes de sûreté du réacteur. Les trois autorités de sûreté ne demandent rien moins que « d’améliorer la conception initiale de l’EPR » ! Areva doit revoir sa copie depuis le début. Ce que nous avions souligné dès 2007 dans un rapport indépendant devient vérité officielle. Pour mémoire, deux EPR sont actuellement en construction dans le Cotentin et en Finlande (chantiers qui cumulent malfaçons, retards et surcoûts pharaoniques). Un troisième est en projet à Penly, près de Dieppe.

Deux jours après cette annonce, le 4 novembre, l’Autorité de Sûreté Nucléaire française informe qu’un travailleur a été irradié sur le site nucléaire de Flamanville. Selon l’ASN, « cette irradiation accidentelle est due au non-respect de procédures essentielles pour la radioprotection ». Et deux jours plus tard, le 6 novembre, c’est sur le site du Tricastin qu’un nouvel incident a lieu lors du déchargement de barres d’uranium.

Quelle conclusion tirer de cette série d’événements ?
A la lumière de cette série d’événements, une seule conclusion s’impose. A toutes ses étapes, la filière nucléaire a fait la preuve de sa faillite et de sa dangerosité pour l’homme et son environnement :
1/ la conception des futurs réacteurs est à revoir
2/ notre réseau actuel de réacteurs n’est pas capable de nous fournir de l’électricité en quantité suffisante
3/ la gestion des déchets nucléaires relève d’une inconscience criminelle.
Comment dans ces conditions est-il encore possible de défendre la filière nucléaire ?

En conséquence, Greenpeace exige :
- l’arrêt immédiat des deux chantiers EPR et l’annulation du projet EPR de Penly
- un droit d’inventaire sur les matières nucléaires : quantité, localisation et flux
- la mise en place d’un débat démocratique qui n’a jamais eu lieu sur le nucléaire
- un moratoire immédiat sur toutes les exportations de matières nucléaires vers la Russie, au moins le temps que les enquêtes commanditées par Jean-Louis Borloo, ministre de l’Environnement, aboutissent.

Face à tel fiasco du nucléaire, vous pouvez vous mobiliser avec nous !

- En signant l’appel contre l’EPR

- En écrivant à J-L Borloo pour lui demander un moratoire immédiat sur l’exportation de déchets nucléaires

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27 avis pour “Incidents en série, critiques officielles : la faillite de la filière nucléaire est indéniable”

  1. Malicieux dit :

    Une bonne connaissance du sujet ne peut pas nuire.

    Vous trouverez de nombreux documents sur le nucléaire (notamment) à l’adresse suivante :

    http://www.docstoc.com/profile/salimskhan/

    Pour vous aider ( le moteur de recherche ne marche pas trop mal non plus ) :

    Garder l’option par défaut suivante : Per Page: 15

    RISQUE

    Dernier document de :

    http://www.docstoc.com/profile/salimskhan/38/

    Plusieurs documents sur :

    http://www.docstoc.com/profile/salimskhan/39/

    PHYSIQUE

    Plusieurs documents sur :

    http://www.docstoc.com/profile/salimskhan/42/

    REACTEURS

    Dernier document de :

    http://www.docstoc.com/profile/salimskhan/46/

    Plusieurs documents sur :

    http://www.docstoc.com/profile/salimskhan/47/

    http://www.docstoc.com/profile/salimskhan/48/

    http://www.docstoc.com/profile/salimskhan/49/

    Dernier document de :

    http://www.docstoc.com/profile/salimskhan/50/

    Plusieurs documents sur :

    http://www.docstoc.com/profile/salimskhan/51/

    http://www.docstoc.com/profile/salimskhan/52/

    http://www.docstoc.com/profile/salimskhan/57/

    http://www.docstoc.com/profile/salimskhan/58/

    http://www.docstoc.com/profile/salimskhan/59/

    ( avec le moteur de recherche, introduire “nucléaire” )

  2. yoann dit :

    Encore de la paperasse!!

    Y’a pas besoin de faire ‘les mines’ pour comprendre que les méthodes d’exploitation du nucléaire actuel nous mènes dans un jolie cul de sac et qu’elles vont couter la peau des générations futurs et probablement beaucoup de vie pour les générations présentes! Et pour ceux qui vivront ce sera l’enfer!

    Le nucléaire concentre tout l’orgueil humaine gonflé par la science. Et les OGMs en annonce la fin!!! (sagesse ou destruction?)

  3. yoann dit :

    Encore de la paperasse!!

    Y’a pas besoin de faire ‘les mines’ pour comprendre que les méthodes d’exploitation du nucléaire actuelles nous mènent dans un jolie cul de sac et qu’elles vont couter la peau des générations futurs et probablement beaucoup de vie pour les générations présentes! Et pour ceux qui vivront dans les terres contaminées, ce sera l’enfer!

    Le nucléaire concentre tout l’orgueil humaine gonflé par la science. Et les OGMs en annonce la fin!!! (sagesse ou destruction?)

    Et dire qu’on nous parle d’espérance de vie rallongé pour les générations futurs!!! ils se foutent complètement de nous!!!! Ou alors seul l’élite en bénéficiera!!!

  4. flouxette dit :

    ouais , je crois que c’est ça !seul l’elite en profiterait !!

    La paperasse c’est vrai que c’est chiant et on entend parler que de ça.
    De projets, de contrats, de lois mais c’est juste des mots c’est vrai.
    Je suis d’accord, mais c’est vrai aussi que c’est bien de s’instruire vite fait méme si l’affaire est déja bouclée et que la balle est dans le camp des multi nationalistes !!!

    Ya un livre qu’il faut lire, car je pense que si l’on ne change pas c’est ce qu’il va se passer !!malheureusement !

    Le meilleur des mondes : Adlous Huxkley écrit en 1950

    Fabuleux pour un mec de cette époque, personne n’a fait mieux que lui question avant gardiste.

  5. citoyenactif dit :

    “Le taux d’utilisation des cinquante-huit réacteurs ne cesse de se dégrader”c’est ce que révèlent autre le figaro : http://www.lefigaro.fr/societes/2009/11/06/04015-20091106ARTFIG00007-le-taux-d-utilisation-des-cinquante-huit-reacteurs-ne-cesse-de-se-degrader-.php. Les déboires de l’EPR ne sont pas le seul souci d’EDF. Le groupe est confronté à un autre problème tout aussi préoccupant : ses 19 centrales nucléaires sont loin de tourner à plein régime. Sur les 58 réacteurs actuellement en service, 18 sont à l’arrêt. Ils devront donc importer massivement de l’électricité en cas d’hiver rigoureux. Malgré l’investissement de 1.5 milliards d’euros pour l’entretien de son parc. Cela n’empêche pas EDF de voir son taux de disponibilité des centrales nucléaires s’être sensiblement dégradé
    C’est donc, face a cette logique de tout nucléaire, malgré une communication qui se veut « verte », un coût important environnementale et économique. Cet argent aurait pu servir pour développer les énergies renouvelables.

  6. yoann dit :

    je botte en touche! pour la première fois!

  7. citoyenactif dit :

    Merci de rediffuser très largement cette information.

    Samedi 12 décembre 2009 : Participez à la journée internationale d’action “Don’t nuke the climate !”

    La campagne internationale “Don’t nuke the climate !” (Ni nucléaire, ni effet de serre) rassemble à ce jour plus de 300 organisations partenaires dans 42 pays. C’est dans ce cadre qu’aura lieu, le samedi 12 décembre, la journée internationale “Don’t nuke the climate !”. Ce même jour, une grande manifestation unitaire se déroulera à Copenhague pour interpeller les décideurs réunis au sommet international sur le climat.

    Le samedi 12 décembre, près de chez vous, organisez ou participez à une action forte et médiatique !

    L’enjeu est crucial. Nous refusons que le nucléaire soit considéré comme un moyen de lutte contre le changement climatique, et puisse à ce titre bénéficier une fois de plus de financements publics considérables… au détriment des vraies solutions : efficacité énergétique, économies d’énergie, énergies renouvelables, lutte contre la déforestation, agriculture durable, relocalisation des activités économiques, etc.

    A vous d’agir !

    Organisez près de chez vous l’action phare “Barrons la route au nucléaire” ! Facile à réaliser, même si vous êtes peu nombreux.
    Il s’agit de “barrer la route au nucléaire” symboliquement, en fermant à l’aide d’un ruban “Ni nucléaire, ni effet de serre” ou “Don’t nuke the climate !” l’accès à l’entrée d’une installation EDF de votre choix (agence commerciale, siège administratif, centrale nucléaire…). Avec, bien sûr, documents de campagne, banderole, autocollants… Vous pouvez commander gratuitement le matériel nécessaire pour l’action. Toute autre forme d’action est également bienvenue.

    Pour en savoir plus, ou pour inscrire votre action : http://www.dont-nuke-the-climate.org/spip.php?rubrique19 (idées d’actions, commande de matériel militant, communiqué de presse type pour annoncer votre action aux médias locaux, etc.)

    Le Réseau “Sortir du nucléaire” assurera une large communication nationale auprès des médias en vue de cette journée d’action.

    La liste des actions sera alimentée progressivement, à mesure que vous inscrirez vos actions sur le site web.

    Ensemble, barrons la route au nucléaire !

    Pour toutes informations complémentaires, contactez Jocelyn Peyret : jocelyn.peyret@sortirdunucleaire.fr

    Le Réseau “Sortir du nucléaire”

    Réseau “Sortir du nucléaire”
    Fédération de 840 associations,
    agréée pour la protection de l’environnement
    9 rue Dumenge, 69317 Lyon Cedex 04 - France
    Tél : 04 78 28 29 22 - Fax : 04 72 07 70 04
    http://www.sortirdunucleaire.fr

  8. flouxette dit :

    @ citouenne actif !

    Merci pour les infos

  9. zagvier dit :

    Y’a un truc très simple à faire pourtant pour ne plus cautionner EDF et ses amis du “tout nucléaire”, c’est changer de fournisseur d’électricité.

    Green Peace a déjà publié un comparatif des différentes offres. Lisez le, faites votre choix , en général cela revient un peu plus cher (dans mon cas -Enercoop- 50 euro de plus par an : cela revient à se priver d’un plein de gasoil sur un an, c’est franchement pas énorme) mais au moins vous arrêterez de financer directement le nucléaire et ça c’est la mesure la plus efficace qui soit!!!

    (bien sur indirectement tout le monde paye puisque l’état est partie prenante et il faudra financer la gestion des déchets).

    Autant pour la voiture tout le monde n’a pas le choix, autant sur ce sujet aujourd’hui si!!

    Alors faites la démarche, et parlez en autour de vous, diffusez l’information, essayez de convaincre!

  10. Quentin dit :

    Aujourd’hui la France ne peut pas se passer de nucléaire et voila que les soucis arrivent …
    Bien entendu le nucléaire reste rentable , c’est une source d’énergie tout simplement énorme et produire la même quantité en énergie renouvelable nécessiterais des moyens pharaonique, mais petit a petit cela viendra !

    La filière nucléaire est bien loin de la faillite, mais le nombres de problème grossi a vu d’œil et ceci est loin très loin d’être une bonne chose.

  11. lludov dit :

    Quentin , des moyens pharaoniques ! tu dis n’importe quoi ! une installion d’une centrale solaire, d’un parc éolien , de maisons écolo ou de panneaux photovoltaiques ne coutent pas 4 000 000 000 et des poussiéres ! et il n’y a aucun danger avec la santé et les déchets c’est une question de bons sens et de volonté

  12. Nicolas dit :

    Une éolienne offshore de 5MW coûte 9 millions d’euros et fonctionne 25% du temps (c’est généreux).
    5 / 9 *0.25 = 0,14 MW par million investi

    Un EPR produit 1650 MW 94% du temps pour 4 milliard.
    1650 / 4000 * 0.94 = 0,39 MW par million investi

    Je ne parle même pas du photovoltaïque qui est encore plus cher.

    De même si on fait le calcul du nombre d’éolienne nécessaire pour remplacer un EPR (je ne parle même pas du parc nucléaire).
    (1650 * 0.94)/(5*0.25) = 1240 éoliennes.

    Sans parler du fait que par définition ce sont des moyens de productions intermittent et qu’il faut donc des moyens de production disponible pour compenser la non production.

  13. Cyril dit :

    Cher Nicolas, il faut passer au 21 ème siecle.
    Regarder uniquement le critère financier pour prendre des décisions est révolu. Le nouvelle génération voit très large, pense à long terme, écologie, durable, durée de vie, recyclage fin de vie, sans risque ni charges pour sa propre génération et surtout les prochaines.
    Il est fini le temps de l’unique solution de la giga production électrique centralisée et transportée à des centaines et milliers de kilomètres (avec les pertes en lignes, les risques climatiques et environnementaux).
    L’avenir est multi solutions :
    - Une production décentralisée (éolien-photovoltaïque-petit hydraulique-cogénération…),
    - Politique et intellectuel (sobriété),
    - Technique (efficacité énergétique).
    L’EPR est à contre courant de tout cela, le nucléaire est en fin de vie et va juste nous permettre en y sortant progressivement d’être prêt pour la nouvelle révolution énergétique.
    Ne pas comprendre cela, c’est ne pas évoluer et rester dans un passé sans avenir.

  14. Nicolas dit :

    Je ne cherchais pas forcément à analyser le problème sous un aspect financier mais plutôt de mettre en perspective les ordres de grandeur en jeu.

    C’est n’est pas un projet (ici l’EPR) coûte cher que cela est un gaspillage.

    Je suis assez d’accord avec vous sur les solutions (sobriété, efficacité).
    Les énergies renouvelables doivent être également développées mais de part leur nature intermittente, elles ne peuvent pas être utilisées comme production de base d’électricité.

    De plus, on retrouve dans les énergies renouvelables un travers que les antinucléaires reprochent aux centrales, c’est à dire la centralisation des moyens de production.
    Les fermes éoliennes (particulièrement offshore) ou solaires (le projet Desertech où l’on produit dans le Sahara pour l’Europe) en sont les meilleures exemples.

    Cette centralisation n’est pas non plus une mauvaise chose, elle simplifie la gestion du réseau. L’électricité ne se stockant pas, il faut en permanence un équilibre entre la demande et la production.
    Les renouvelables nécessitent une gestion du réseau plus complexe.

    Enfin, dire que la seul motivation du nucléaire est le profit, n’est pas exact.
    Le coût de la construction représente 80 % du coût de l’électricité contrairement aux centrales charbon ou gaz.
    La rentabilité du nucléaire est sur le long terme (30 ans) ce qui n’est pas vraiment la durée du capitalisme financier.

  15. guillaume2 dit :

    @Nicolas : votre calcul est un peu biaise :
    -vous avez suppse que l’epr va tourner 94% du temps : sur quelle base avez-vous sorti ce chiffre ? il n’y a pas encore d’epr en fonctionnement : ils n’arrivent deja aps a le construire, alors d’ici a ce qu’il enter en fonctionnement…
    -de plus, vous n’avez pris en compte que le cout de la construction. or le reacteur, il faut le recharger : avec un combustible nucleaire qui ne pourra qu’augmenter (les mines les plus abordables ont deja ete videes, et si, comme le vante areva, c’est la “renaissance du nucleaire”, la demande va exploser) ; de plus, il manque des couts importants d’entretien (cf les couts d’entretien & remise aux normes des centrales actuelles), les couts importants d’assurance, et enfin, les couts de demantelement et gestion des dechets sur qq milliers d’annees (si ce n’est millions). tous des couts sans commune mesure avec le cout de fonctionnement d’une eolienne !
    avec une ACV prenant en compte tout cela, alors seulement il sera possible de parler de comparaison financiere des energies !

    le probleme du nucleaire est surtout ailleurs : la securite, la proliferation, la gangrene de la democratie …
    et il ne faut pas chercher a construire 1000 ou 2000 eoliennes pour remplacer un EPR : il faut chercher le moyen de diviser notre consommation !! ! ! ! !

  16. citoyenactif dit :

    Je fais circuler cette information. voilà bien des preuves pour faire condamner les pollueurs radioactifs. La différence entre nucléaire civil et militaire et mince ( pour l’employer a des fins militaire, il suffit de l’enrichir d’avantage).

    Dix ans après les bombardements de l’OTAN sur la Serbie, l’appréhension monte devant l’accroissement du nombre de cas de cancer signalés.

    Quelque 15 tonne d’uranium appauvri, renforçant plus de 50.000 bombes et missiles, ont été larguées durant les 11 semaines de bombardements de la Serbie en 1999. Les cibles des bombardements de l’Organisation du Traité Atlantique Nord (OTAN) consistaient en 116 sites, surtout au sud de la Serbie et dans la région du Kosovo.

    L’uranium appauvri est mis au bout des bombes pour percer le blindage des chars et des véhicules militaires lourds. Bien que sa radioactivité soit affaiblie dans le procédé de production, l’uranium demeure hautement toxique.

    Les experts sont en désaccord sur les impacts pour la santé de l’uranium appauvri. Quelques-uns disent que les aérosols produits par l’impact et la combustion de l’uranium appauvri des munitions peut provoquer le cancer et affecter les reins, le cerveau, le foie et le cœur. Mais certaines études n’ont trouvé aucune impact significatif sur la santé ou l’environnement.

    Le Programme Environnemental des Nations Unies (UNEP) a envoyé une mission seulement en 2000. Elle s’est focalisée sur 11 sites du Kosovo, et a conclu qu’il n’y avait « pas de contamination importante détectable de la surface du sol par de l’uranium appauvri. Un certain nombre de points de contamination ont été identifiés par la mission, mais la plupart d’entre eux n’ont été jugés que légèrement contaminés. »

    En 2001, un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) aboutissait à une conclusion similaire. Toutefois, l’expert britannique Keith Bavestock, qui faisait partie de l’équipe de l’OMS, a déclaré au quotidien de Belgrade Politika que « toutes les données dont disposait l’OMS n’avaient pas été incluses dans le rapport. Ça ne signifie pas que le rapport est faux ; il est incomplet. »

    Les médecins locaux ont leurs propres données.

    Nebojsa Srbljak, un médecin de la ville de Mitrovica au Kosovo, qui a toujours une grande population serbe, a parlé d’une multiplication par dix des cas de leucémie. Il a déclaré aux envoyés des médias : « Le taux des leucémies chez l’enfant au Kosovo était de un pour mille avant 1999. Depuis 1999, il est passé à un pour cent. »

    Le Dr. Srbljak, qui aide dans une clinique de cancérologie de Pristina, la capitale du Kosovo, a déclaré que les médecins albanais lui ont dit aussi qu’il y avait « une augmentation importante » du nombre de patients atteints de cancers depuis 1999. Dans l’ensemble du Kosovo, a-t-il dit, le taux de cancer avant 1999 était de 10 pour 300.000, et « aujourd’hui, il s’élève à 20 pour 60.000. »

    « C’est désormais une tumeur par jour que nous découvrons, » a dit le radiologue Vlastimir Cvetkovic à Inter Press Service. « Avant 1999, c’était une tous les trois mois. Et ce n’est pas juste dû à l’amélioration des diagnostics, car nos moyens de travail sont restés modestes. En outre, c’est maintenant chez les plus jeunes et les enfants que nous trouvons nos patients. »

    Une augmentation alarmante des cas de cancer a aussi été enregistrée en Bosnie-Herzégovine voisine, où, en début 1995, de l’uranium appauvri a été utilisé par l’OTAN contre les forces serbes de Bosnie. Selon les chiffres officiels, plus de 300 personnes de Hadzici et Han Pijesak, dans le voisinage de Sarajevo à l’est de la Bosnie, sont mortes du cancer de 1996 à 2000. Hadzici était habitée et tenue par les Serbes de Bosnie pendant la guerre. Elle est passée plus tard sous la juridiction gouvernementale croato-musulmane centrale de Sarajevo.

    « C’est un très grand nombre, » a déclaré à Inter Press Service le médecin local Slavica Jovanovic. « Mais il semble que ce soit un sujet que personne ne veuille aborder. La population de Hadzici devrait être réinstallée ailleurs, et, au niveau de la Bosnie-Herzégovine, il n’y a pas la volonté de s’embarquer là-dedans. »

    Des problèmes de santé liés à l’uranium appauvri ont été signalés chez les soldats italiens qui ont servi au maintien de la paix en Bosnie et au Kosovo. Plusieurs sont morts du cancer et leurs familles se démènent aujourd’hui pour prouver que travailler et vivre à côté de zones contaminées par de l’uranium appauvri a été démontré fatal.

    Pour les autorités serbes, les problèmes de l’uranium appauvri semblent aussi loin que le Kosovo, malgré le fait que quelque 100.000 Serbes vivent encore là-bas, près de la ville divisée de Mitrovica pour la plupart d’entre eux.

    Milan Mišović, chef du Département de la Médecine du Travail de l’Académie de Médecine Militaire, a déclaré à des médias serbes : « Quelque 4.000 anciens combattants font l’objet d’une surveillance constante car ils se sont trouvés à 50 mètres du point d’impact de munitions à l’uranium appauvri. Jusqu’à présent, le cancer ne progresse pas parmi eux. Mais on peut s’attendre à certains changements dans les prochains 10 à 15 ans. »

    Article original en anglais : Fallout of Serbia Bombing ‘Continues to Kill’ , le 27 mars 2009.

    Traduction: Pétrus Lombard.

    Articles de Vesna Peric Zimonjic publiés

  17. Nicolas dit :

    @Guillaume2
    Même en prenant un taux d’utilisation de 80% et un coût du combustible et de maintenance de 2 milliards sur la durée de vie de la centrale (ce qui est très nettement plus que la réalité). Le nucléaire reste rentable.
    Je vous laisse faire le calcul.

    Enfin les coûts de démantèlement sont inclus dans le coût de l’électricité nucléaire et toutes les études sérieuses montre la viabilité du modèle économique.

    De manière générale, arrêtez de croire qu’il y a un grand méchant style James Bond qui passe son temps à comploter pour imposer le nucléaire.
    S’il y avait une solution évidente pour produire de l’électricité, je pense qu’on la connaîtrait.
    Le nucléaire a des avantages et des inconvénients, mais je pense que c’est actuellement une source d’énergie dont on ne peut pas se passer pour la production d’électricité.

    L’avenir nous le dira.

  18. flouxette dit :

    @ Nicolas

    Heu le james Bond c’est toi qui parle pour lui là !
    Tu parles des couts, mais tu sais combien ça coute en EAU ton electricité ???????

    Chaque automne , tous les barrages de chez moi descendent de 3 à 5 m pour alimenter ces pu…. de centrales.!!!!!!!!

    Et pour éclairer quoi ???
    Des immeubles gigantesques, les commerces et leurs enseignes de Merd., les routes !!! oui on éclaire les routes pour les escargots tu vois !!

    Non mais faut arrétter les conneries là !!
    L’argent l’argent mais Pu—- ! quand yaura + rien sur terre de comestibles , vous chialerez tous comme des gamins !!!
    C’est maintenant qu’il faut s’enlever les doigts du C– ! c’est pas quand tout sera à sec !!!
    Alors tes réflexions gardent les pour tes potes de salon, tout en pétrole, éclairer comme versaille et laisse faire les gens qui bossent pour un monde meilleur et sain !!

    C’est la CATA pour bientot ;désolé mais des blaireaux dans ton genre yen a trop alors quand on sait pas ce qui se passe on se tait !!

    Le monde tourne mal, ya des millions de scandales sur sa PEAU !!

    Alors à reste à ta place et casse dans l’espace avec ton nucléaire !!

    Nous on s’en fout de l’electricité !!!

    Et l’avenir c’est nous qui le faisons …

  19. Jeje dit :

    @Nicolas, vous dites :

    “Enfin les coûts de démantèlement sont inclus dans le coût de l’électricité nucléaire et toutes les études sérieuses montre la viabilité du modèle économique.”

    Non.

    Cette information est fausse, pour la simple et unique raison que les couts de demantelement sont encore a l’heure actuelle la grande inconnue de l’equation du cout reel du nucleaire.
    Personne, je dis bien absolument personne n’a aujourd’hui la moindre idee de ce que va couter reellement le demantelement des centrales.
    Les differentes etudes a ce sujet ne parviennent meme pas a tomber en accord sur un chiffre, meme approximatif. Cela est du au fait que nombre de parametres, de contraintes, etc. ne pourront etre connus que le moment venu.

    J’en veux pour preuve les deboires a repetition des chantiers EPR aujourd’hui : bien malin celui qui pourra predire de maniere fiable combien cet entetement va nous couter.

  20. guillaume2 dit :

    @nicolas : merci de nous citer toutes vos sources qui montrent que “les coûts de démantèlement sont inclus dans le coût de l’électricité nucléaire” ainsi que “toutes les études sérieuses [qui] montre[nt] la viabilité du modèle économique.”

  21. citoyenactif dit :

    Citation :

    “Même dans les scénarios productivistes les moins favorables à la maîtrise de l’énergie, la France est et restera pour longtemps un pays dont les moyens de production dépassent allègrement la consommation électrique moyenne. Pourtant, en favorisant le développement du chauffage électrique (dont l’efficacité énergétique ne dépasse pas 30 %) ainsi que la climatisation en été, la France subit des hausses brutales de sa consommation notamment en fin de journée. Ces pics de consommation obligent la France à recourir à de vieilles centrales fioul et charbon, seules aptes à répondre à cette demande spécifique, faute d’investissement dans les énergies renouvelables. Le bilan carbone du kWh électrique en période de pointe de consommation est évalué à plus de 600 grammes de CO2.
    Au lieu de maîtriser l’énergie, développer les énergies renouvelables et lisser les pointes de consommation, la France persiste à investir des sommes abyssales (environ 4 à 5 milliards d’euros par réacteur !) dans des centrales nucléaires EPR, à Flamanville (50) et Penly (76) qui ajouteront de la surproduction à la surproduction sans répondre à la demande de pointe. Pire, en optant pour des moyens de production ultra-centralisés, la France a collatéralement besoin d’implanter des dizaines de milliers de pylônes supportant plus de 20000 kilomètres de lignes à très haute tension dont les effets sur la santé demeurent mal connus !
    • EPR : http://www.stop-epr.org
    • Coordination interrégionale Stop THT : http://www.stop-tht.org

    Autre citation :

    ” A l’heure actuelle la France adopte une politique nucléaire pour la génération d’électricité.
    En Angleterre une grande partie de la génération dépend du charbon.
    Les deux politiques sont probablement diaboliques pour l’avenir de la planète… ”

    Cette politique mono / tout quelque chose concernant l’énergie est décidé par le corps des Mines, une élite parmi l’élite ( évoqué dans le très bon reportage passé sur ARTE “Déchets, cauchemar du nucléaire”). L’urbanisation anarchique, bien triste exemple, a entrainé une ghettoïsation.

    Les sources :

    “Le taux d’utilisation des cinquante-huit réacteurs ne cesse de se dégrader”c’est ce que révèlent autre le figaro : http://www.lefigaro.fr/societes/2009/11/06/04015-20091106ARTFIG00007-le-taux-d-utilisation-des-cinquante-huit-reacteurs-ne-cesse-de-se-degrader-.php. Les déboires de l’EPR ne sont pas le seul souci d’EDF. Le groupe est confronté à un autre problème tout aussi préoccupant : ses 19 centrales nucléaires sont loin de tourner à plein régime. Sur les 58 réacteurs actuellement en service, 18 sont à l’arrêt. Ils devront donc importer massivement de l’électricité en cas d’hiver rigoureux. Malgré l’investissement de 1.5 milliards d’euros pour l’entretien de son parc. Cela n’empêche pas EDF de voir son taux de disponibilité des centrales nucléaires s’être sensiblement dégradé
    C’est donc, face a cette logique de tout nucléaire, malgré une communication qui se veut « verte », un coût important environnementale et économique. Cet argent aurait pu servir pour développer les énergies renouvelables.

  22. Nicolas dit :

    @flouxette
    Merci pour ton commentaire, très constructif…

    @Jeje
    L’argument comme quoi il faut pas faire quelque chose parce qu’on l’a jamais ou qu’aucune estimation est fiable parce qu’on l’a jamais fait est complétement réactionnaire.
    Si l’on suit ce raisonnement, il faut arrêter tous les projets de recherche et développement et rester dans tous les domaines aux connaissances que l’on a aujourd’hui.

    Pour en revenir a votre propos, si, il y a des estimations sérieuses de ce que cela pourrait coûter.

    @guillaume2
    Je vais résumer nos prochains échanges.
    Je cite mes sources.
    Vous allez dire que c’est écrit par “LE LOBBY” et que rien n’est vrai.

    @citoyenactif
    Si les lignes THT sont si dangereuses arrêtons tous les projets de ferme éolienne offshore où il est bien évident que l’énergie ne sera pas consommé en local.

    Enfin en conclusion, je pense que vous vous trompez d’ennemi.
    Le nucléaire n’est pas l’ennemi de l’éolien.
    L’ennemi commun de ces deux moyens de production, c’est le charbon.
    Il suffit de regarder les programmes de développement de pays comme la Chine et l’Inde pour s’en convaincre.

  23. Jeje dit :

    @Nicolas :

    attention, vous faites une interpretation completement erronee de mon commentaire.
    Je n’ai jamais dit qu’il ne fallait pas faire quelque-chose sous pretexte qu’on ne l’a jamais fait…qu’ai-je bien pu ecrire qui vous a fait imaginer cela ? J’ai beau me relire, je ne vois toujours pas. Etes-vous sur que c’est bien de mon commentaire dont vous parlez ?
    La dessus d’ailleurs, je vous rejoins, oui c’est reactionnaire et contre-productif.
    Et je dirai meme, nous attaquer serieusement au demantelement est une necessite absolue. Oui on va vers l’inconnu, mais on n’y coupera pas. Que ce soit nous ou nos enfants.

    Quant aux etudes serieuses, oui elles existent, je n’ai jamais dit le contraire. Mais ce n’est pas parce qu’elles sont serieuses qu’elles sont justes, c’est ce que je denonce dans mon commentaire : il n’y en a pas deux pour arriver aux meme conclusions. Je ne remets pas en cause le serieux de ces etudes, je remets en cause leur estimation de la realite, et c’est bien normal : le projet est tellement complexe et d’une telle ampleur, que les differents parametres ne sont pas tous abordes de la meme maniere.

    Deuxiemement, aucune etude, je dis bien aucune, n’avait prevu tous ces deboires sur l’EPR. Je ne doute pas que toutes les etudes precedant les chantiers ont ete realisees avec le plus grand serieux qui soit, mais combien avaient prevu ces retards se comptant desormais en annees et ces supplements de couts avec 9 zeros derriere ?
    Aucune, absolument aucune, et c’est bien la le probleme. Des lors comment faire confiance aux estimations sur le demantellement ?

    Pour faire une parenthese politique, vous dites “le nucleaire n’est pas l’ennemi de l’eolien”.

    Vous avez a la fois raison et tort.

    Vous avez raison au sens ou en effet, techniquement parlant, rien n’interdit une cohabitation fructueuse entre ces deux energies. On pourrait parfaitement imaginer une energie eolienne compensant au fur et a mesure la fermeture des centrales nucleaires (et cela arrivera de toutes manieres, qu’on le veuille ou non, lorsque l’on n’aura plus d’uranium a mettre dedans).

    Vous avez en revanche tort au sens ou, aujourd’hui, la politique du tout nucleaire des gouvernements qui se succedent, freinent considerablement les investissements dans les energies renouvelables. La France est a la traine dans toutes les industries des energies propres. Il suffit de regarder le marche, nous sommes en-dessous de toute competitivite sur l’eolien et le solaire. Tant sur le point de vue de la production…que sur les technologies associees. Parmi tous les pays qui innovent et presentent de nouvelles technologies pour ameliorer les eoliennes et les panneaux solaires, la France n’est jamais presente.

    Tant que l’on refusera d’investir dans le renouvelable aussi massivement que l’on investit dans le nucleaire, le renouvelable ne presentera aucun interet economique, donc on n’investira toujours pas, etc…c’est le serpent qui se mord la queue.
    Et je vais meme rebondir sur votre commentaire, cette attitude est exactement celle que vous denoncez : le nucleaire on connait, l’eolien c’est incertain, donc on n’essaye pas trop et on continue dans le nucleaire.
    C’est sur, si on refuse de donner ses chances a une solution parce qu’elle est nouvelle et donc encore mal connue, on n’ira pas bien loin. Et a ce rythme-la on aura l’air malin le jour ou le nucleaire ne sera plus exploitable.

    Demandez-vous pourquoi une majorite n’a pas confiance dans le nucleaire et surtout, dans les chiffres du nucleaire.
    Tout simplement parce que le nucleaire est une industrie qui ne merite pas qu’on lui fasse confiance : les chiffres des rejets des centrales bidonnes depuis 20 ans, le nuage de Tchernobyl, la langue de bois permanente, les stocks magiques a Cadarache, … la liste est longue, comment voulez-vous qu’on croie encore a une etude, un releve ou que sais-je, lorsqu’on sait qu’il est commandite par Areva pour Areva et realise par Areva ?

    L’independance energetique de la France est une illusion, une legende urbaine lancee a l’epoque par VGE. Le nucleaire ne subvient qu’a 17% de nos besoins en electricite et en plus, on doit trouver notre uranium a l’etranger…ou est l’independance la-dedans ?
    Mais il faut arreter de penser local, et essayer de concevoir qu’un investissement massif a l’echelle de l’Europe dans les energies renouvelable pourrait enfin changer la donne.

  24. Nicolas dit :

    Concernant le démantèlement, il y a déjà eu des centrales démantelées à l’étranger ce qui permet d’avoir une base pour l’estimation des couts à venir.

    Concernant les études disponibles sur le nucléaire, il est très dur de trouver des études qui ne sont pas réalisés soit par des partisans (AREVA) soit par des opposants (Greenpeace). La majorité des études prêtent le flan à des doutes sur l’objectivité des résultats.

    Concernant l’indépendance, le nucléaire procure quand même une relative indépendance énergétique par rapport au énergie fossile pour 2 raisons principales.
    Près de la moitié des réserves connus sont dans des pays stables politiquement (Canada, Australie) et pour lesquels il n’y a pas actuellement de tension diplomatique.
    Il y a en France des stocks d’uranium qui permettent d’assurer l’alimentation en combustible des centrales pour une période nettement plus longue que les énergies fossiles.

    Le tout nucléaire n’est probablement pas la solution mais l’utilisation du nucléaire pour la production de base de l’électricité (50-60 %) en Europe et dans les pays développés est pour moi une des clés de la diminution de la dépendance aux énergies fossiles.

  25. jeje dit :

    @Nicolas :

    Je saisis bien votre point de vue par rapport a la dependance au petrole. Sur ce point je ne vous contredirai d’ailleurs pas.
    Vous avez egalement raison de souligner que la majorite des reserves d’uranium se trouvent, elles, dans des pays stables. Cepandant 50% d’electricite nucleaire dans les pays developpes me parait trop, en regard des dechets dont on ne sait toujours que faire…et dont la gestion n’est pas exemplaire de transparence.
    Neanmoins, je respecte votre point de vue, et vous remercie de l’avoir expose calmement et moderement (ce qui devient rare de nos jours sur des sujets aussi polemiques que celui-la).

    Merci pour le debat.

  26. guillaume2 dit :

    @nicolas : bon, je n’ai toujours pas vu vos etudes, vos ACV, … sur le nucleaire, le demantelement, …
    vous dites que certains pays ont deja demantele et c’est ca qui permet de chiffrer les demantelements futurs. encore faudrait-il deja que les installations soient identiques, mais supposons.
    comment se fait-il alors que la france donne une estimation entre 20 et 40 milliards pour 58 reacteurs, alors que la grande-bretagne prevoit plus de 100 milliards pour 35 ?
    autre argument : 50-60% de nucleaire en europe. supposons…
    maintenant, qui sommes-nous pour dire a l’iran, a la coree ou a d’autres pays : non ce n’est pas pour vous ? quel droit avons-nous pour leur laisser profiter de cette energie propre et economique tout en leur garantissant une independance energetique ? (ie ca veut dire aussi sans leur imposer de nous acheter le combustible : sinon adieu l’independance et l’economie)

  27. jlt22 dit :

    Le démantèlement des centrales nucléaires est un problème que l’on ne sait pas encore résoudre.
    La mini-centrale de Brennilis dans le Finistère le prouve, voilà bientôt 25 ans qu’elle est en démantèlement, aujourd’hui il est arrêté.
    Qu’en sera-t-il des grosses centrales et des EPR, nul ne le sait.
    Alors,l’évaluation des coûts de démantèlement, c’est du pipo.
    Rien n’est provisionné; ce sont les générations qui ne sont pas encore nées qui paieront la facture.

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