Mobilisé(e)s contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Le samedi 27 février 2016, nous serons des milliers à manifester à Notre-Dame-des-Landes contre le projet inutile d’aéroport. Greenpeace sera présente elle aussi, en réponse à l’appel des collectifs locaux. Notre organisation se joint ainsi aux nombreuses voix qui dénoncent un véritable non-sens environnemental et économique.

© Nicolas Chauveau / Greenpeace
Action de Greenpeace en 2012 © Nicolas Chauveau / Greenpeace

Au lendemain de la COP21, il est en effet temps de passer des grandes déclarations aux actes et de mettre en marche la transition énergétique. Or, ce projet de construction est en contradiction totale avec les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre fixés par l’Accord de Paris et par la loi de transition énergétique votée l’été dernier. Il menace en outre plusieurs équilibres naturels locaux ainsi que l’activité de plusieurs agriculteurs.

Au-delà du non-respect des engagements politiques, ce projet nécessiterait des investissements qui seraient autant d’argent en moins pour la transition énergétique. Il est temps que le gouvernement cesse de tergiverser et prenne enfin la seule décision cohérente avec les discours tenus sur le climat : l’abandon de ce projet.

En général, nous sommes favorables à ce que les populations soient consultées sur tous les grands projets d’infrastructures susceptibles d’impacter l’environnement sur le long terme. Mais pourquoi avoir attendu si longtemps pour lancer cette consultation ? De plus, il est pour le moins étrange de vouloir limiter le périmètre du référendum annoncé aux seules populations locales, dans la mesure où l’impact environnemental de cet aéroport ne concernera pas que la Loire-Atlantique, les Pays de la Loire ou la Bretagne, mais bien la France entière et au-delà. Cette question peut être aujourd’hui tranchée sans détour du fait des engagements pris lors de la COP21 et des objectifs de la loi sur la transition énergétique votée l’année passée.

Et puis ce n’est même pas la question, dans le fond : deux mois après la COP21, il est indécent même d’envisager la construction d’un tel aéroport, consultation populaire ou pas. Si vous souhaitez vous aussi exprimer votre opposition à ce projet climaticide, rejoignez nos militants demain à 9h45 pour ceux qui seront sur place à “Quatre Nations” (cf plan ci-dessous) et n‘hésitez pas à signer l’appel en ligne.

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6 commentaires pour « Mobilisé(e)s contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes »

Merci a vous de soutenir ce combat, j'espère de tous cœur que le bon sens primera sur l'argent...

Tenez bon. Je ne peux me déplacer, mais vous avez tout mon soutien. C'est trop important de ne pas supprimer les zones humides, de laisser la terre aux paysans et d'arrêter de polluer notre planète pour une histoire de gros sous. Annie

Comment les gouvernements peuvent ils encore engager des dépenses pharaoniques pour des projets "antiplanète " ? après les crises financières, systémiques, et mondiales dont nous sommes tous victimes ?! Mais sur quelle planète vivent il ? on a besoin de champs bio pour rouvrir des perspectives dans le futur et nourrir nos enfants! Qui prend l'avion ? les paysans, les chômeurs, les smicards, les pauvres ??? décision d'une élite pour son propre camp et sa descendance ! Et ce n'est pas dans leur jardin !

Bonjour,
Je suis désolé que Greenpeace participe à cette campagne caricaturale et politisée. Que les petits candidats se fassent de la pub avec ce sujet clivant est normal. Que Greenpeace se lance dans ce combat me désole. Il y a des sujets plus importants. Je quitte Greenpeace.

Nous étions 50.000 à trouver le sujet important car au-delà de l'aéroport en lui-même, c'est tout un système financier et de consommation qui est remis en cause afin de supprimer tout futur projet inutile.

nantais dit :le 29 février 2016 à 10:59
[...] je suis désolé que Greenpeace participe à cette campagne caricaturale et politisée. Que les petits candidats se fassent de la pub avec ce sujet clivant est normal. Que Greenpeace se lance dans ce combat me désole. Il y a des sujets plus importants. Je quitte Greenpeace.

>>> Je vous ai reconnu Jean Marc Ayrault ! Je savais pas que vous faisiez partie de GP !! Au revoir, néammoins :P

Plus sérieusement, il ne s'agit pas d'utiliser le bocage nantais à des fins politiciennes, mais de sauver une zone humide et tous ses composants végétaux et animaux, et de permettre la continuation des activités humaines et agricoles autour de NDdL.

"Accessoirement", il s'agit aussi d'éviter un gaspillage d'argent public pour construire un 2eme aéroport à Nantes, alors que celui qui existe est tout a fait en ordre de marche, et éventuellement pourrait être agrandi, si malgré les paroles en l'air de la COP21 - où Papa Hollande a littérairement sauvé la planète - le choix était fait de continuer à polluer en brulant du kérosène...

On comprends que Vinci rechigne à abandonner ces milliards d'argent public venus du PPP, et qui pourraient régaler ses actionnaires.

Maintenant, il s'agit d'expliquer à toutes ces sociétés qu'elles vont pouvoir continuer à faire de l'argent, puisqu'il apparait que c'est leur seule motivation dans la vie, mais qu'il va prochainement leur falloir le faire autrement, parce que la majorité des gens en ont marre de voir la nature, les animaux et les humains en état de dégradation sanitaire à cause des matières premières qu'ils utilisent (ça inclut entre autres la manière de les obtenir, par exemple l'agriculture intensive ou la corruption) et des procédés de fabrication (ça inclut entre autres tous les produits chimiques qui nous rendent malades et l'obsolescence programmée par exemple) et de distribution (ça inclut entre autres la rareté programmée ou les milliers de km en aller/retour pour "conditionner" des crevettes par exemple) qu'ils mettent en oeuvre. Rajoutons à cela les méthodes de management (qui incluent par exemple le travail des enfants et le harcèlement) et le circuit de l'argent (disparité des salaires et paradis ficaux pour ne citer qu'eux) pour être à peu près complet.

UTOPIE : néologisme inventé par Thomas More (utopia en anglais) formé du substantif grec 'topos' (le lieu) et du préfixe de la négation 'U'. non-lieu, plus précisément le lieu, le monde qui n'existe pas encore.

Un exemple, au début du 20eme siècle si tu avais raconté à un mineur du Nord de la France qu'il allait avoir des semaines de travail de 35h et des congès payés...

Un slogan entendu ce matin à la radio : "travailler mieux et moins, pour travailler tous"

Bon courage à tou-te-s !

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