Installations nucléaires : pourquoi il faut démanteler dès maintenant

Une pierre de plus dans la chaussure d’EDF ! Début juin, l’entreprise publique a en effet annoncé qu’elle allait reporter “de plusieurs décennies” le démantèlement de ses réacteurs qui ne sont plus en fonctionnement. Raison invoquée : les difficultés techniques que pose cette déconstruction. Avec une facture qui s’alourdit de plusieurs milliards d’euros. Un nouveau tour de passe-passe financier pour l’énergéticien, qui doit déjà faire face à des investissements colossaux dans sa filière nucléaire, notamment confrontée au vieillissement de son parc et à la chute des prix de l’électricité.

Démantèlement d'un réacteur à Tchernobyl
Démantèlement d’un réacteur à Tchernobyl

Anomalies et soupçons de falsifications dans l'industrie nucléaire : une douzaine de pays concernés

L’affaire des soupçons de falsifications d’Areva s’arrête-t-elle à une simple histoire de documents ? Le 3 mai dernier, l’Autorité de sûreté nucléaire française (ASN) a annoncé qu’Areva l’avait informée « d’irrégularités concernant des composants fabriqués dans son usine de Creusot Forge ». Les problèmes concernent les documents relatifs à la qualité de nombreuses pièces fabriquées sur le site. L’ASN mentionne des « incohérences », ce qui témoigne a minima de défaillances dans le contrôle de la qualité, mais évoque également des « omissions ou des modifications » qui pourraient donc concerner des falsifications des dossiers de fabrication. Notre enquête.

Action lors du transport de la cuve de l'EPR de Flamanville, non-corforme aux exigences de sécurité  © Nicolas Chauveau / Greenpeace
Action lors du transport de la cuve de l’EPR de Flamanville, non-corforme aux exigences de sécurité © Nicolas Chauveau / Greenpeace

Dislocation diplomatique autour d'Hinkley Point

Le projet d’EPR en Angleterre, à Hinkley Point, devient de plus en plus controversé : les Nations unies reprochent à l’Angleterre de ne pas avoir respecté l’obligation de consulter les pays voisins, et un rapport potentiellement embarrassant a été dissimulé par les autorités britanniques pour ne pas compromettre leurs relations internationales.

Centrale d'Hinkley Point © Kate Davison / Greenpeace
Centrale d’Hinkley Point © Kate Davison / Greenpeace

Sûreté nucléaire : rien ne va plus

C’est une information qui pourrait paraître anodine, mais qui est pourtant extrêmement préoccupante. Et révélatrice des dysfonctionnements techniques et des dénis politiques qui entourent le nucléaire depuis tant d’années. Les certificats de contrôle de plusieurs composants auraient en effet été falsifiés.

Site AREVA de la Hague © Nicolas Chauveau / Greenpeace
Site AREVA de la Hague © Nicolas Chauveau / Greenpeace

15 faits marquants sur la catastrophe de Tchernobyl

Il y a 30 ans, le réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl explose. Les Nations Unies parlent de la plus « grande catastrophe environnementale de l’histoire de l’humanité ». Aujourd’hui encore, nous n’avons pas terminé de mesurer et de subir les effets de cet accident sans précédent. Voici 15 faits qui permettent de restituer la mémoire tragique de Tchernobyl.

Greenpeace a célébré le triste anniversaire de l'accident de Tchernobyl en projetant des messages de soutiens au survivants de la catastrophe sur le sarcophage du réacteur endommagé.
Greenpeace a commémoré le triste anniversaire de l’accident de Tchernobyl en projetant sur le sarcophage du réacteur endommagé des messages de soutiens aux survivants de la catastrophe.

Désobéissance civile contre les énergies fossiles

Du 5 au 7 avril se tiendra à Pau le sommet international MCE (Marine, Construction and Engineering) Deepwater Development. Il rassemblera les décideurs stratégiques des marchés du gaz et du pétrole venus du monde entier. Il aura pour objectif de multiplier l’exploration et l’exploitation du pétrole et du gaz en mer et plus particulièrement en eaux profondes. Un véritable « Davos » du pétrole offshore.

Plateforme pétrolière de Shell, en 2015 © Tim Aubry / Greenpeace
Plateforme pétrolière de Shell, en 2015 © Tim Aubry / Greenpeace

En mission sur le Rainbow Warrior au large de Fukushima

Cela fait cinq ans ce mois-ci qu’un tsunami meurtrier a frappé les côtes japonaises, endommageant dans son fracas les installations nucléaires de Fukushima. A l’occasion de ce triste anniversaire, nous avons décidé de lancer le mois dernier une importante étude sur la contamination des fonds marins au large de la centrale accidentée de Fukushima Daiichi, à bord du Rainbow Warrior III. L’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (ACRO) y apporte son assistance scientifique. Dans l’équipe, Mylène Josset, dont nous publions aujourd’hui le témoignage.

Recherche scientifique à bord du Rainbow Warrior, au large de Fukushima, février 2016  © Cornelia Deppe-Burghardt / Greenpeace
Recherche scientifique à bord du Rainbow Warrior, au large de Fukushima, février 2016 © Cornelia Deppe-Burghardt / Greenpeace