Coup de soleil Place de l'Etoile

Trêve de palabres, place à l’action ! Malgré l’état d’urgence et les tentatives pour museler la vigueur du mouvement climatique, nous avons décidé hier de transformer la place de l’Étoile à Paris en immense soleil aux couleurs de la transition énergétique que nous portons dans nos campagnes.

La COP21 vécue de l'intérieur

Cafouillage au Bourget. La sortie du nouveau texte initialement prévue hier en début d’après-midi a été repoussée dans la soirée. Bilan : si rien n’est définitivement fixé avant la clôture de la conférence, prévue aujourd’hui, ce qui reste sur ​​la table n’est tout simplement pas à la hauteur. Les objectifs de réduction des émissions sont beaucoup trop bas : ils ne nous maintiendront pas en dessous de 1,5 degré de réchauffement. Nous assistons à une démonstration d’impuissance d’envergure internationale.

COP21 : vers un texte fantomatique ?

Un nouveau texte, hier. Encore un. Proche de la version définitive, cette fois. La première mouture de l’accord obtenu samedi dernier comportait 48 pages. Celle-ci : 29. Et environ trois quarts des options entre crochets ont été « nettoyées », comme dit Laurent Fabius. Pour autant, rien n’est fait. C’est bien le cas de le dire.

Des experts du climat corrompus pris au piège

Drôle d’ambiance au Bourget : le texte est éclusé derrière des portes closes. La présidence française de la COP21 met la pression pour obtenir un accord dans les délais, afin de pouvoir annoncer un succès diplomatique. Au détriment sans doute du fond : pressés par le temps, les négociateurs risquent fort de s’accorder sur un texte a minima. Consensus mou, très mou. Les options susceptibles de déboucher sur des solutions réelles face au dérèglement climatique sont gentiment éclipsées. Et la frustration comme l’inquiétude montent chez les ONG.

Le prix du climat

Un nouveau texte aujourd’hui au Bourget, et des négociations qui s’enferrent un peu. Des annonces de Google et des actions pour sortir les pollueurs de la COP. Après l’impulsion plutôt positive des chefs d’Etat en début de semaine, les contradictions commencent à se voir.

Pays vulnérables, jeunesse inébranlable

Troisième jour un peu flottant au Bourget. Au programme : les négociations techniques sur la multitude d’options entre parenthèses qui jalonnent le brouillon d’accord de 57 pages. Mais les négociations patinent. Paraît que c’est normal : le texte est difficile à déblayer. Certains diplomates commencent néanmoins à laisser filtrer leur frustration. Des points de blocage, notamment sur la question cruciale des financements pour l’adaptation des pays en développement aux changements climatiques, se forment peu à peu. Compliqué.

Des promesses pour l'Afrique

Après les discours des chefs d’Etat, les négociateurs du texte ont pu commencer leur travail de poker menteur et d’écriture dans des sous-groupes spécialisés – on appelle ça les « spin off groups », dans le jargon. Et malheureusement, ils sont fermés aux observateurs de la société civile. Si bien qu’il est à la fois compliqué de suivre les débats et difficile de produire une analyse sur le dessous des cartes. Et bien sûr, cela laisse les coudées franches aux événements parallèles, qui ressemblent plutôt à des opérations de communication qu’à autre chose.