Japon, le 11 mars 2011. Trois catastrophes ont eu lieu. Un séisme, un tsunami et un accident nucléaire. Une seule de ces catastrophes aurait pu être évitée…
Un an après, retour à Fukushima.Â
Japon, le 11 mars 2011. Trois catastrophes ont eu lieu. Un séisme, un tsunami et un accident nucléaire. Une seule de ces catastrophes aurait pu être évitée…
Un an après, retour à Fukushima.Â
Depuis cet été, Greenpeace actualise son stress-test des candidats à la présidentielle. Les discours ont évolués. Certains candidats ont disparu, renoncé, se sont rangés aux côtés d’autres … La campagne a commencé.
Présidentielle : Best-of coffrets gastronomiques par gpfrance
Le 11 mars 2012, pour commémorer l’accident nucléaire de Fukushima, le réseau Sortir du Nucléaire et des associations partenaires organisent une grande chaîne humaine, qui verra plusieurs dizaines de milliers de citoyens relier Lyon et Avignon, pour dire ensemble “sortir du nucléaire, c’est possible !”

Greenpeace a commandité un rapport critique sur les évaluations complémentaires de sûreté, communément appelées “stress-tests”, des installations nucléaires françaises, demandées par le gouvernement à EDF et Areva et analysées par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

La France, c’est cette gastronomie légendaire, qui s’exporte dans le monde entier. Mais ce sont aussi ces 58 réacteurs nucléaires répartis sur l’ensemble du territoire…

Les produits du terroir, et plus généralement les productions agricoles françaises qui font la réputation de la France à l’étranger sont à la merci d’un accident nucléaire. En cas d’accident, c’est tout un pan de l’économie française, des filières d’excellence, fortement exportatrices, créatrices d’emplois locaux et non délocalisables qui serait sinistrées.
La catastrophe de Fukushima n’a pas fini d’avoir des conséquences désastreuses sur l’économie japonaise, ses exportations de produits issus de l’agriculture et sur l’image de marque des produits japonais (riz, lait, thé….).
C’est pourquoi Greenpeace a décidé de souhaiter une bonne année à la classe politique française, aux candidats à la Présidence de la République, Ministres, élus ou conseillers, en leur offrant un coffret “gastronomique” … contenant une bouteille de vin rouge “Tricastin 1980″, une terrine du “Blayais” et un camembert de “Flamanville”. Coffret remis (autant que faire se peut) en main propres aux heureux élus, pour leur rappeler, qu’on exporte plus de vin et de camemberts que de centrales nucléaires !
Toutes nos vidéos de remise du coffret :
En France, le nucléaire fait peser une menace sur 63 millions de personnes, mais aussi sur l’ensemble de nos régions, de nos terroirs, de notre patrimoine. Le Président Sarkozy déclarait en novembre lors d’un discours que selon lui, “le nucléaire (…) c’est la France”, Greenpeace lui répond que cette France du nucléaire n’est pas compatible avec la France des terroirs. Entre les deux il faut choisir !
En 2012, c’est le moment ou jamais d’engager la transition énergétique ! Et elle passe par l’abandon du nucléaire !
Ce sont des réquisitions sévères qui ont été prononcées à l’encontre des deux militants qui comparaissaient aujourd’hui à Privas, et des neuf autres activistes, dont le procès s’est tenu le 20 janvier, à Troyes.

Photo : Nicolas Chauveau / Greenpeace
Ce matin, les 9 militants de Greenpeace (6 femmes et 3 hommes âgés de 22 à 60 ans) qui avaient réussi le 5 Décembre dernier, à monter sur le dôme d’un des deux réacteurs de la centrale de Nogent sur Seine comparaissaient devant le tribunal de Troyes.

Photo : Nicolas Chauveau / Greenpeace
Le 5 décembre 2011, onze militants Greenpeace se sont introduits sur les sites nucléaires de Nogent-sur-Seine et du Cruas démontrant ainsi les terribles lacunes de la sécurité nucléaire en France. Les “9 de Nogent” seront jugés le 20 janvier au tribunal de Troyes (Aube), et les “2 de Cruas”, le 24 janvier à Privas (Ardèche).
Mise à jour du 20 Janvier : 13h30 : Nucléaire : jugés pour avoir dévoilé la vérité

Coucou ! depuis l'intérieur de la centrale de Nogent
Le 3 janvier dernier, l’Autorité de sûreté nucléaire présentait au Premier ministre et rendait public ses conclusions concernant les évaluations complémentaires de sûreté réalisées par les exploitants (Areva, EDF, CEA), et aujourd’hui, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant se rend sur le site de Chinon pour annoncer des mesures relatives à la sûreté.

Illustration de Xavier Gorce
On apprenait mardi dans un article publié par Mediapart qu’EDF demande à ses cadres de présenter, avant le 31 décembre, à tous les agents, pendant une heure, une note sous la forme d’un PowerPoint sur “quel débat sur le nucléaire après Fukushima?”. Mediapart raconte : un représentant de la direction et une personne du service de communication viennent devant chaque équipe “pour expliquer ce que nous devons dire à l’extérieur et dans nos familles“, raconte un agent, selon qui “on sert d’ambassadeurs du nucléaire. Ils attendent qu’on en fasse l’apologie“.

Illustration : Xavier Gorce