Energie / Climat le 10 mars 2010

Le point sur le Giec : sa vocation et ses rouages

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) regroupe 194 pays sous l’égide des Nations Unies, et a pour mission d’évaluer l’état des connaissances sur les changements climatiques, pour en cerner les conséquences et envisager des stratégies d’adaptation et d’atténuation. Il n’entreprend pas lui-même de recherche, mais s’appuie sur les études existantes. Après vingt ans d’analyses scientifiques, le Giec a reçu le Prix Nobel de la paix 2007. Alors que le Giec subit certaines critiques, notamment au Royaume-Uni, depuis l’ouverture de Copenhague, Greenpeace fait le point sur ce qu’est le mode de fonctionnement de cet organisme scientifique indépendant et les raisons pour lesquelles il est attaqué.

Consulter le document « Questions réponses : le point sur le Giec »

Quelques liens complémentaires dans la presse sur ce sujet :

Chronologie des rapports et attaques du Giec, site de Terra Eco, article du 19/02/10

Faut-il changer le statut du Giec ?, sur Libération.fr, le 17/02/10

Le point de vue de Jean-Louis Fellous, ancien responsable des programmes d’observation de la Terre du CNES et ancien directeur des recherches océaniques de l’Ifremer, sur les climato sceptiques, sur lemonde.fr, article du 01/03/10

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Energie / Climat le 3 mars 2010

Le plus grand bateau de Greenpeace arrive en France, l’Esperanza est attendu au Havre ce soir !

Esperanza

Après l’Arctic Sunrise en novembre 2009, c’est l’Esperanza qui débarque ce soir au Havre. Le navire de Greenpeace sera amarré dans le port jusqu’à dimanche avant d’entamer une tournée des plus grands ports à proximité.

Le Kapitan Kuroptev arrive lui aussi…

Le 1er mars, le Kapitan Kuroptev a quitté Saint-Pétersbourg en direction de la France. Le navire chargé d’acheminer les déchets nucléaires d’EDF et d’Areva en Russie devrait arriver au Havre le 8 ou le 9 mars. En parallèle le convoi ferroviaire transportant ces mêmes déchets jusqu’au Havre est en préparation sur le site du Tricastin (Drôme).

« EDF et Areva continuent leurs exportations sur le rythme habituel d’environ 600 tonnes de déchets nucléaires deux fois par mois, dit Yannick Rousselet. Ces chiffres sont choquants. Grâce à un rapport fourni par le Haut Fonctionnaire de Défense nous savons que depuis 2006 environ 33 000 tonnes de déchets ont été envoyées en Russie. »

Les industriels affirment que les déchets envoyés en Russie sont enrichis pour faire un nouveau combustible.

« C’est comme si on envoyait aux Russes des oranges déjà pressées pour faire du jus. C’est techniquement faisable, mais si compliqué, si cher, si peu rentable qu’ils ne le font pas, ajoute Yannick Rousselet. Nous restons déterminés à obtenir un moratoire immédiat sur ces exportations de la part de Jean-Louis Boorlo. »

Mobilisez vous avec nous en écrivant à Jean-Louis Boorlo. Vous êtes déjà plus de 21 500 à l’avoir fait.

Plus d’informations sur l’Esperanza

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Energie / Climat le 23 février 2010

En Italie, campagne anti-nucléaire dans le contexte des régionales

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Le gouvernement Berlusconi veut réinvestir dans le nucléaire après 23 ans d’arrêt de cette politique. L’Italie a prévu de construire au moins 4 nouvelles centrales sur son territoire, mais sans décider des lieux d’implantation, laissant cette décision aux gouvernements régionaux.

En 2009, suite à une sollicitation de Greenpeace Italie, 13 régions sur 21 avaient déclaré ne pas vouloir du nucléaire. A la fin du mois de mars, des élections régionales se tiendront en Italie, et Greenpeace demande aux candidats de se prononcer sur les choix énergétiques qu’ils feraient pour leur région, pour en faire un élément du débat sur les choix énergétiques.

D’après le dernier rapport des Nations Unies sur le climat (novembre 2009), Venise, symbole de l’Italie, pourrait être recouverte par les eaux dans les 60 prochaines années à cause du changement climatique. Pour lutter efficacement et assez rapidement contre le réchauffement climatique, le pays doit investir dans l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables plutôt que dans le nucléaire. Pour montrer que le nucléaire n’est pas une solution, des activistes italiens ont déployé des banderoles « Le nucléaire est une dangereuse perte de temps» sur la Place Saint Marc sous les eaux, le 20 février dernier.

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Energie / Climat le 20 février 2010

Journée nationale de mobilisation: des déchets pour des déchets !

Aujourd’hui les militants de Greenpeace se sont mobilisés dans vingt villes en France pour apporter symboliquement leurs déchets aux prétendus rois du recyclage : Areva et EDF.

Les industriels français du nucléaire prétendent que leur industrie est propre et que les déchets sont recyclés à 96 %, alors qu’une grande partie est envoyée et simplement stockée en Russie. Greenpeace demande un moratoire immédiat sur ces exportations de déchets nucléaires.

A Cherbourg, Paris, Marseille, Rouen, Bordeaux les militants bénévoles de Greenpeace ont donc apportés leurs déchets à Areva et à EDF pour demander aux industriels d’arrêter d’envoyer leurs déchets en Russie.

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Energie / Climat le 16 février 2010

Nouvelle action de Greenpeace contre l’exportation de déchets nucléaires en Russie

Mardi 16 février, à 8h30 du matin, trois activistes de Greenpeace se sont enchaînés au portail de l’usine Areva située à Tricastin, dans la Drôme. À quelques mètres de là, quatre autres militants se sont fixés à un cône en béton lui-même accroché à la voie ferrée. Leur objectif : empêcher le départ d’un train chargé de déchets nucléaires français, bloqué à quelques mètres de là, de l’autre coté de la grille.


© Pierre Gleizes

Les activistes sont restés en place plus de neuf heures pour empêcher le convoi de sortir du complexe nucléaire, contraignant Areva à changer ses plans. Initialement prévu à Cherbourg le 17 février au matin, le transfert des conteneurs de déchets nucléaires sur le Kapitan Kuroptev, navire chargé d’acheminer la cargaison à Saint-Pétersbourg, devrait finalement être réalisé au port du Havre, le 17 février au soir.

Greenpeace est intervenu sur ce deuxième transport de déchets nucléaires prévus par Areva en direction de la Russie, après s’être déjà interposée pour dénoncer le premier convoi, à Cherbourg, le 25 janvier.
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Energie / Climat le 1 février 2010

Date butoir du 31 janvier : le « pseudo accord » de Copenhague conduit la planète vers une augmentation de 3°c

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C’était hier, 31 janvier, que les pays soutenant l’ « Accord de Copenhague » devaient rendre publics leurs objectifs de réduction d’émission de gaz à effet de serre à l’échéance 2020. Un mois après le Sommet, aucun gouvernement n’a rehaussé ses ambitions, répétant les mêmes erreurs qui nous ont amenées au fiasco de Copenhague. Cette première étape interroge sur l’utilité même du processus et confirme le risque d’une augmentation des températures au-delà de la limite des 2°C établie par la communauté scientifique.

Il s’agit là de la première étape « post Copenhague » et le résultat est pour le moins inquiétant : aucune avancée, aucun engagement contraignant. Les annonces de la semaine dernière ne sont qu’un recyclage des objectifs annoncés avant même Copenhague. On a eu l’impression d’une vaste opération de relation publique menée par les plus grands pollueurs de la planète, qui supportent mordicus le pseudo accord de Copenhague et qui tente d’en faire une victoire sur les changements climatiques alors que les objectifs annoncées placent la planète sur la voie d’une augmentation moyenne des températures de 3°c.

Les objectifs des pays industrialisés aboutissent à une réduction de 11 à 19% de leurs émissions. Les îles Marshall, parmi les plus petites îles du Pacifique, ont annoncé -comme un pied de nez aux plus grands émetteurs de gaz à effet de serre- qu’ils allaient réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici à 2020. C’est précisément ce qui est exigé des pays industrialisés par la science du climat pour rester sous la barre des 2°c. Les îles Marshall sont à seulement 2 mètres au dessus du niveau de la mer et sont en grand danger si le réchauffement climatique et la hausse du niveau des océans se confirment et s’intensifient.

La faiblesse des objectifs de réduction d’émissions et l’absence de contraintes pesant sur les pays signataires de l’ « Accord de Copenhague » ne peuvent que laisser perplexe quant au respect des autres engagements : les financements de l’adaptation aux conséquences des changements climatiques pour les pays les plus pauvres et les plus vulnérables et l’atténuation de l’impact des pays en développement sur le dérèglement du climat.

Vous pouvez lire le rapport ce Greenpeace qui détaille les conséquences environnementales, sociales et économiques des engagements pris en fin de semaine passée par de nombreux pays.

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Energie / Climat le 25 janvier 2010

Cette nuit, trois blocages successifs d’un convoi de déchets nucléaires vers la Russie

Toute la nuit, Greenpeace est restée mobilisé pour tenter de bloquer un convoi de déchets nucléaires, qui devait être exporté vers la Russie : quatre activistes se sont enchaînés sur la voie à Cherbourg hier à 21h, puis deux autres activistes ont stoppé le train en pleine voie à hauteur de Valognes à 5h30, et enfin, un camion de Greenpeace a été placé sur la voie ferrée dans Cherbourg même, ce matin vers 8h30. Le Kapitan Kuroptev, navire chargé d’apporter les déchets en Russie, n’aura pas eu sa cargaison à l’heure…

Sur ce camion qui a bloqué le train en pleine ville, était écrit « La Russie n’est pas une poubelle ». Areva et EDF continuent de clamer le contraire, mais ces exportations sont bien illégales. L’argument du soit disant recyclage des industriels serait valable si 100 % des fûts exportés revenaient en France, sous une forme différente et exploitable. Cela n’est pas le cas, selon un rapport du Haut Comité pour la Transparence et l’Information sur la Sécurité Nucléaire (HTISN - consulter le rapport ici), la plupart de ces matières sont abandonnées en Russie.
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Energie / Climat le 25 janvier 2010

Envoi de déchets nucléaires vers la Russie : Greenpeace stoppe l’avancée du train à Cherbourg

Cherbourg, le 24 janvier 2010 – Ce soir, à 21h quatre activistes de Greenpeace se sont enchaînés à la voie ferrée, près de la gare maritime de Cherbourg. Leur objectif : empêcher l’arrivée du train chargé de déchets nucléaires français au port de Cherbourg. Dans les prochaines heures, les containers de déchets nucléaires devraient être chargés abord d’un navire maltais appartenant à une compagnie russe. Le Kapitan Kuroptev, est annoncé demain vers 7h30, il devrait partir pour la Russie.

« Nous ferons tout pour imposer un moratoire sur l’exportation de déchets nucléaires vers la Russie, déclare Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de Greenpeace. Si les pouvoirs publics ne prennent pas leurs responsabilités en interdisant ces exportations, nous ne laisserons passer aucun convoi sans entrave. »

Le mensonge permanent
Areva et EDF justifient ces exportations en annonçant que, pour eux, les containers envoyés en Russie ne sont pas des déchets mais qu’il s’agit d’uranium appauvri destiné à être enrichi.

« EDF et Areva mentent sans arrêt à propos des déchets, dit Yannick Rousselet. Ils sont pris en défaut d’un point de vue légal sur ces exportations. Leurs mensonges ne tarderont pas à les rattraper ! »

L’argument des industriels serait valable si 100 % des fûts exportés revenaient en France, sous une forme différente et exploitable. Cela n’est pas le cas, la plupart de ces matières sont abandonnées en Russie.

Cela place Areva et EDF dans l’illégalité par rapport à deux points juridiques :
- La jurisprudence de 2005, qui affirme qu’est considéré comme déchet nucléaire tout produit issu d’un processus industriel non destiné à être réutilisé.
- La directive cadre de l’Union européenne, qui interdit l’importation et l’exportation de déchets dangereux qui ne sont pas destinés à être valorisés.

Les chiffres ne mentent pas
Le rapport* publié en décembre dernier par Greenpeace ne laisse aucune place au doute Les chiffres prouvent que la quasi totalité des déchets d’uranium envoyés en Russie sont simplement abandonnés là-bas. Le rapport montre que depuis 2006, 33 000 tonnes d’uranium ont été exportées vers la Russie (dont 23 540 tonnes d’uranium appauvri) alors que seules 3090 tonnes d’uranium font le chemin inverse. Quid des 30 000 tonnes manquantes ?

Une querelle publique aberrante
Alors qu’ils ne sont pas capables de trouver une solution autre que d’expédier leurs déchets à l’étranger, EDF et Areva se sont livrés cette semaine à un échange de noms d’oiseaux par voie de presse à propos d’argent. Il fallu l’intervention du Premier ministre François Fillon pour calmer le jeu…

« Cette attitude irresponsable prouve qu’on ne peut pas faire confiance à l’industrie nucléaire française, ajoute Yannick Rousselet. Areva et EDF ne s’intéressent qu’au profit, ils ne se préoccupent pas des répercussions écologiques de leur activité ! Le pouvoir politique les laisse faire, nous devons donc être en alerte permanente pour les surveiller et alerter le public. »

Greenpeace mobilise le grand public pour obtenir un moratoire de la part de Jean-Louis Boorlo en proposant de lui écrire une lettre. Le Ministre a ainsi déjà reçu plus de 6600 lettres.

* consultez le rapport ici

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Energie / Climat le 21 janvier 2010

Le bateau à ordures nucléaires arrive !

Le Kapitan Kuroptev, navire appartenant à une compagnie russe fera escale à Cherbourg le lundi 25 et mardi 26 janvier. Il vient pour charger une cargaison de déchets français d’uranium. Le Navire prendra ensuite la direction de Saint Petersbourg… Depuis des années Greenpeace dénonce l’exportation de déchets nucléaire vers la Russie, c’était déjà ce navire que l’association avait bloqué en décembre 2005 dans le port du Havre.

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Energie / Climat le 19 janvier 2010

Scène de ménage à propos des poubelles dans le couple nucléaire

nuke

Depuis hier Areva et EDF échangent des noms d’oiseaux par voie de presse. Pour Greenpeace c’est une nouvelle preuve de l’échec du model énergétique français et de son incapacité à gérer le problème des déchets nucléaires.

EDF reproche à son principal partenaire de ne plus alimenter ses centrales et à l’inverse Areva dément et annonce que ce sont les déchets d’EDF qui n’arrivent plus à l’usine de la Hague pour être retraités.

« Ce crêpage de chignons entre les deux géants du nucléaire met en lumière l’inextricable problème du retraitement des déchets, déclare Yannick Rousselet, chargé de campagne Nucléaire de Greenpeace France. Vis-à-vis des déchets, EDF pourrait faire le choix de l’immense majorité des électriciens du monde, c’est-à-dire le stockage du combustible irradié dans leurs centrales en l’état, qui est la moins mauvaise des solutions. Il suffit simplement de le conditionner sans le retraiter. EDF y gagnerait économiquement et en matière de gestion écologique du problème. » Lire la suite »

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