Energie / Climat 25 juin 2009

Mémorandum de la France pour le climat : des reculs, des faux-semblants, pas de financements

Paris, le 25 juin 2009 – Dans la perspective du Sommet pour le climat de décembre 2009, la France a proposé son « Mémorandum », à savoir, sa vision d’un accord de Copenhague ambitieux et équilibré. Pour le RAC-France et ses associations membres, la proposition française ne répond pas à la question clef qui bloque l’avancée de la négociation internationale, le soutien aux pays en développement. Par ailleurs, en s’abritant derrière l’injonction faite aux Etats-Unis et au Canada de renforcer leurs objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, la France opère un recul net sur la question forestière, aux dépens de l’accord négocié à l’échelon européen.
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Energie / Climat 25 juin 2009

Pétition contre la ligne THT Cotentin-Maine

Partenaire de la coordination interrégionale Stop THT, Greenpeace soutient la pétition contre la ligne THT Cotentin-Maine.

Pour en savoir plus sur cette pétition et montrer votre solidarité auprès des habitants des communes impactées par la ligne THT Cotentin Maine, suivez le lien !

tht-cotentin

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Energie / Climat 23 juin 2009

Greenpeace déverse 8 tonnes de charbon devant le ministère de l’environnement

Paris, le 23 juin 2009 - Ce matin, à 10h00, les activistes de Greenpeace ont déversé 8 tonnes de charbon devant le ministère de l’environnement pour protester contre l’implantation d’un terminal de charbon à Cherbourg. Six activistes se sont également enchaînés sur le tas de charbon devant le portail du ministère.

Par cette action, ils demandent de manière très explicite au ministre de l’environnement, M. Borloo, qu’il se prononce dès maintenant contre ce projet. Cette action fait suite à une campagne de mobilisation organisée sur internet par Greenpeace, demandant aux internautes concernés par la lutte contre les changements climatiques de soutenir cette opposition. Elle est la traduction dans la réalité d’une cyber mobilisation qui a rassemblé à ce jour 9000 personnes. Plus d’information sur http://www.greenpeace.fr/stop-charbon/
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COP, Energie / Climat 18 juin 2009

Edition spéciale du Herald Tribune : le monde post-Copenhague selon Greenpeace

Paris, le 18 juin – Imaginez, le 19 décembre 2009, la célébration mondiale de l’accord sur le climat obtenu à l’issue du Sommet de Copenhague. Imaginez le Président Sarkozy en héros de la lutte contre les changements climatiques, qui annonce pèle mêle la sortie du nucléaire et de massifs investissements dans les énergies renouvelables.

De désespoir des représentants, patrons de l’industrie nucléaire s’enchaîne à une cheminée de centrale nucléaire pour sauver ce qui reste à sauver. Imaginez 1er ministre italien triomphant à Rome pour son rôle dans les négociations. Imaginez le monde si les leaders politiques, les groupes transnationaux les plus pollueurs prenaient enfin leurs responsabilités…

Tout ceci –et bien d’autres informations, publicités, bandes dessinées, parfois délirantes- sont contenus dans une édition très spéciale du International Herald Tribune distribuée aujourd’hui à 50 000 exemplaires à Bruxelles, Paris et de nombreuses capitales ce jeudi 18 juin, à l’occasion du Sommet des chefs d’Etat européens. Ce numéro a été élaboré par Greenpeace, sans aucun lien avec la rédaction du Herald Tribune. Une manière de demander une nouvelle fois aux leaders européens de redonner un coup de fouet aux négociations sur le climat et de questionner leur leadership et leur volonté réelle d’un accord à Copenhague en fin d’année. A Paris, des crieurs ont distribués des exemplaires de cette édition spéciale à La Défense, près du Ministère de l’environnement et dans le quartier des ambassades britanniques et américaines, de l’Elysée et de la représentation de la Commission Européenne à Paris.

Visitez le site internet spécial Herald Tribune

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Energie / Climat 18 juin 2009

Face à l’ultimatum climatique : Sarkozy, leader ou loser ?

Paris, le 18 juin – Hier dans la soirée, juste avant le départ de Nicolas Sarkozy pour le Sommet d’été des Chefs d’Etat de l’Union européenne à Bruxelles, des militants de Greenpeace ont projeté un message à son intention à proximité de la Tour Eiffel. A côté du visage du Président de la République on pouvait lire « Climat. Leader ou loser ? ». Par cette question, Greenpeace interpelle le Chef de l’Etat français qui se rend aujourd’hui à Bruxelles pour discuter avec ses homologues, entre autres sujets, du financement de la lutte contre les changements climatiques.
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Energie / Climat 17 juin 2009

EDF : un emprunt risqué au service de l’impérialisme nucléaire

Paris, le 17  juin 2009. Alors qu’EDF lance aujourd’hui une vaste opération de séduction financière en France, Greenpeace publie un rapport qui rappelle que la stratégie du groupe de production d’électricité est 100 % nucléaire, risquée et au service du développement de l’EPR dans le monde. L’argent qu’EDF espère collecter en France servira à boucher les trous de cette stratégie hasardeuse.

A travers ses incessantes campagnes de publicité,  EDF aime à se présenter comme un gros investisseur dans les énergies renouvelables. Or, sa stratégie de développement est uniquement axée sur le prétendu « renouveau » du nucléaire. Les prévisions d’investissements annoncés aux investisseurs à Londres le 4 décembre 2008 n’en faisaient du reste pas mystère en affichant  le besoin de 50 milliards pour construire 10 EPR à l’étranger. Or, cette relance ne s’est pour l’instant pas concrétisée et semble largement surestimée. Chez EDF, éolien et économies d’énergies restent bien à leur place en 4e de couverture sur papier glacé.

« Le milliard français n’est qu’une goutte d’eau à fin de communication dans un plan d’investissement 100% nucléaire ! explique Frédéric Marillier, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace. En période de crise sociale, énergétique et climatique, les français doivent se demander où va leur argent et ne pas laisser abuser par le mirage EDF. Il ne faut pas cautionner la dangereuse stratégie d’une entreprise qui n’a plus rien de publique ! »

20 milliards d’euros… en fumée ?
EDF a investi 15 milliards l’année dernière pour racheter British Energy et 4,5 milliards dans la prise de participation de Constellation, un groupe énergétique américain. Pour Steve Thomas, professeur de politique énergétique de l’école de commerce de l’Université de Greenwich, qui a rédigé le rapport pour Greenpeace, ces lourds investissements sont autant de pari sur le renouveau du nucléaire dans ces deux pays. Or, ce renouveau est hypothétique ; il se pourrait bien que dans ces deux pays, aucun projet de nouveau réacteur n’aboutisse.
Le troisième pari d’EDF se trouve en Chine. Là aussi, le pari est pour le moins hasardeux : les futurs réacteurs basés sur le modèle EPR, s’il y en a, seront construits par la Chine elle-même.

Parmi les autres conclusions de l’étude « AREVA et EDF : perspectives commerciales et risques dans le secteur de l’énergie nucléaire » :

- Areva est tributaire de l’aide du gouvernement français via son agence de garanties de crédits à l’exportation, la Coface. Sans l’aide du contribuable français, Areva n’est pas et ne sera pas en mesure de commercialiser ses réacteurs EPR.
- Du fait de leurs stratégies hasardeuses, les deux groupes ont atteint un endettement record.
- EDF comme Areva risquent d’être amenés à vendre très rapidement une partie de leurs actifs.
- Le nombre de commandes qui se concrétisent en comparaison de celles qui sont prévues, est très faible. Le nombre d’EPR vendu par Areva devrait donc se limiter à quelques unités ces dix prochaines années.
- Les opérations « sûres » des deux groupes sur le marché français sont en perte de vitesse. La encore, ces groupes font reposer leurs choix risqués sur le contribuable français et les citoyens.

Téléchargez l’étude :
Résumé
Etude complète

Aujourd’hui en Finlande, Greenpeace a manifesté pour rappeler que l’EPR en construction à Olkiluoto aurait du être livré au mois de mai 2009, soit déjà depuis plus d’un mois. Greenpeace a par ailleurs distribué à 20000 foyers une facture pour symboliser ce fiasco industriel : il coûtera aux consommateurs finlandais entre 3 et 4 milliards d’euros, soit 600 euros par foyer dans les prochaines années.


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Energie / Climat, L'actualité 15 juin 2009

EPR: l’énergie contre les citoyens

Paris, le 15 juin 2009. Pour la première fois, ONG, syndicats et partis politiques (Agir pour l’environnement, ATTAC, Cap21, Greenpeace, Les Amis de la Terre, Les Verts, NPA, Parti de Gauche, les Alternatifs, Solidaires, Réseau Sortir du Nucléaire, Confédération paysanne) prennent position ensemble contre le développement des réacteurs EPR en France.

« Changements climatiques, raréfaction des ressources, crise pétrolière, libéralisation des marchés de l’électricité et du gaz, la question des services énergétiques est au cœur de nos sociétés. Elle constitue également un des enjeux majeurs du 21ème siècle. Et si le sujet est aujourd’hui au cœur de l’actualité et de l’agenda politique, il reste certains tabous qui échappent au débat public et démocratique. C’est notamment le cas du nucléaire et plus particulièrement du programme EPR, que le gouvernement est en train d’avaliser en présentant au Parlement la programmation pluriannuelle des investissements (PPI). Prise en dépit du bon sens et au mépris de la démocratie, cette programmation n’est pas la réponse aux enjeux graves auxquels nous devons faire face.

L’annonce de la construction d’un 2e EPR à Penly, faite par Nicolas Sarkozy le 30 janvier dernier, est un véritable déni de démocratie. Aucun débat public, pas de consultation, censure dans le cadre du grenelle de l’environnement, le parlement et le ministre de l’Energie court-circuités. Le président de la République persiste à décider seul, alors que l’énergie doit être une affaire de citoyens.

L’EPR ne répond pas aux besoins énergétiques de la France.
Notre pays est déjà en surproduction électrique et n’a pas besoin de nouvelles centrales. Les nouveaux réacteurs EPR vont en fait augmenter les exportations d’électricité, déjà très importantes. Le risque et les déchets resteront quant à eux en France. En outre, l’EPR n’est qu’une vitrine commerciale pour vendre des réacteurs à l’étranger.

Faire le choix d’un programme EPR, c’est tourner le dos aux exigences actuelles de sobriété et d’efficacité énergétique et se mettre en totale contradiction avec les engagements, pourtant bien insuffisants, du Grenelle de l’environnement. Celui-ci prévoyait une baisse des consommations énergétiques et le développement des énergies renouvelables, tout en laissant de côté la question épineuse du nucléaire. On voit aujourd’hui quelle voie le gouvernement a choisi… Augmenter la production d’électricité nous enferme dans la logique qui a prévalu jusqu’à présent : pas de maîtrise de l’énergie, les renouvelables reléguées au second plan.

L’EPR n’est pas une solution pour lutter contre les changements climatiques. Au niveau mondial, le nucléaire ne représente que 2 à 3% de la consommation finale d’énergie. Selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), même en triplant le nombre de réacteurs d’ici 2050, c’est-à-dire en construisant 30 réacteurs par an, on ne réduirait que de 6% les émissions de gaz à effet de serre.

L’EPR ne répond pas à la crise économique. Il s’agit d’un projet coûteux (4 à 5 milliards d’euros) qui dépasse largement les prévisions initiales et qui ne tient pas compte du coût de la gestion des déchets et du démantèlement. Les énergies renouvelables et la maîtrise de l’énergie sont bien plus créatrices d’emplois et porteuses d’avenir. Des études confiées à des cabinets indépendants ont montré qu’à investissement équivalent, un programme éolien produirait deux fois plus d’électricité et créerait près de 5 fois plus d’emplois stables.

Enfin, l’EPR ne répond pas aux problèmes du nucléaire: risque, déchets, prolifération. Pire, il les aggrave ! En effet, les déchets qui seront produits par l’EPR seront beaucoup plus dangereux que ceux produits actuellement.

Pour toutes ces raisons, nous, associations, partis politiques et syndicats nous prononçons, collectivement, contre le programme EPR et demandons son arrêt immédiat, ainsi que l’organisation d’un réel débat démocratique sur l’avenir de la filière nucléaire française. »

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Energie / Climat 12 juin 2009

A Bonn, toujours aucune avancée dans les « négociations climat » Greenpeace en appelle à un sursaut lors du sommet des chefs d’Etat de l’UE

Bonn, vendredi 12 juin – Au jour de la clôture des négociations des Nations Unies sur le climat à Bonn, qui n’ont abouti à aucun résultat significatif dans la préparation à un accord fort pour Copenhague, Greenpeace appelle les leaders qui se retrouveront lors du G8 dans 4 semaines à prendre leurs responsabilités.

Pour Karine Gavand, chargée de campagne climat pour Greenpeace France, « il est clair qu’un certain nombre de pays n’a absolument aucune intention de sauver la planète des impacts dévastateurs du dérèglement climatique. Les Etats-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon et le Canada agissent comme s’il n’y avait pas de crise climatique, et placent leurs propres intérêts avant l’urgence climatique ».
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Energie / Climat 10 juin 2009

L’inertie des ministres européens des finances menace les négociations internationales sur le climat

Paris, le 9 juin 2009 - Aujourd’hui, les ministres des finances européens ont échoué à se mettre d’accord sur le soutien financier à apporter aux pays en développement pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à s’adapter aux impacts du changement climatique. Pire, leurs conclusions marquent un pas en arrière…

Un engagement non contraignant
En mars dernier, les dirigeants européens s’étaient engagés à examiner deux mécanismes pour générer de nouveaux financements : dans le premier, une version affaiblie de la « proposition mexicaine », les pays s’engagent à contribuer en fonction de leurs capacités et de leur responsabilité dans le phénomène du dérèglement climatique. A chacun d’entre eux de se débrouiller pour mobiliser l’argent nécessaire. Aucune sanction n’est encore prévue pour les pays qui ne respecteraient pas leurs engagements. C’est donc davantage une clef de répartition qu’un mécanisme de financements. En revanche, le second mécanisme, dit « proposition norvégienne », permet une levée de fonds par la mise aux enchères des droits à polluer des pays industrialisés. Malheureusement, cette dernière option n’est plus mentionnée explicitement dans la liste des options retenues par les ministres des finances.
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Energie / Climat 10 juin 2009

Les ONG écrivent leur traité de Copenhague sur le climat

Bonn, Allemagne, le 9 juin 2009 - Les experts des changements climatiques des ONG qui suivent les négociations internationales ont dévoilé lundi soir à Bonn leurs propositions pour un accord de Copenhague légalement contraignant. Ce texte, qui montre comment les différences majeures entre pays riches et pays pauvres peuvent être surmontées, servira de référence pour les gouvernements qui négocient un nouvel accord sur le climat cette année.

Il aura fallu presqu’un an aux ONG les plus expérimentées sur la question pour écrire ce “Traité de Copenhague sur le climat” de 160 pages, qui sera distribué aux négociateurs de 192 Etats. Il constitue un texte légal complet, couvrant l’ensemble des éléments nécessaires pour fournir au monde un accord équitable et ambitieux, permettant de maintenir les impacts du dérèglement climatique en deçà des niveaux de risque inacceptables identifiés par les plupart des scientifiques. Ce document inédit a été écrit par une cinquantaine d’experts de 20 pays qui ont conciliés intérêts et contraintes de ces pays pour obtenir un traité qui permette de rester sous les 2°c d’augmentation. Ce texte a pu être soumis aux délégations pour les négociations qui ont lieu à Bonn. Il a été bien accueilli par le Secrétaire Général de l’ONU sur le climat, le président de la conférence climat, et va servir de base de discussion pour les délégations, qui doivent - enfin - commencer à discuter concrètement les futurs textes de négociation.
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