Info Greenpeace : l’EPR va produire des déchets sept fois plus dangereux que tout autre réacteur
Au lendemain de l’annonce de la construction prochaine d’un deuxième réacteur nucléaire EPR en France, sur le site de Penly (Seine-Maritime), et alors que se déroule à Mortain (Manche) une manifestation contre le premier EPR de Flamanville et la future ligne très haute tension destinée à le raccorder au réseau électrique, Greenpeace affirme, preuve à l’appui, que ce nouveau réacteur va produire des déchets sept fois plus dangereux que ceux générés par ses prédécesseurs. Une information relayée en Une du quotidien International Herald Tribune (www.iht.com/articles/2009/01/30/business/nuclear.4-419744.php).
« Alors que le président de la République veut doter la France d’un deuxième EPR, il est bon de rappeler certains chiffres qu’Areva, EDF et lui-même feignent d’”oublier”, déclare Yannick Rousselet, de Greenpeace France. Tous prétendent que l’EPR va produire moins de déchets, mais personne ne précise qu’ils seront plus radioactif et sept fois plus dangereux que ceux générés par les réacteurs classiques. Les combustibles irradiés issus de l’EPR représentent des risques sanitaires et environnementaux considérables. Ils vont également constituer un casse-tête insurmontable et très onéreux pour l’industrie, qui échoue déjà à gérer les déchets nucléaires classiques. »
Un risque totalement sous-estimé
Ces informations concernant la radioactivité et la dangerosité des combustibles issus de l’EPR proviennent d’un rapport établi en 2008 par Posiva, une entreprise finlandaise de gestion des déchets radioactifs, ainsi que d’une étude réalisée en 2004 par la Nagra, l’association nationale suisse pour le stockage des déchets nucléaires. *
« Les difficultés et les coûts liés au stockage et au traitement de ces déchets sont totalement sous-estimés par l’industrie, confirme l’expert international John Large. Dans leur stratégie de promotion de l’EPR, Areva et EDF présentent ce réacteur comme sûr et bon marché mais en réalité ces entreprises ignorent complètement les conséquences de l’augmentation des risques liés à ces déchets d’un nouveau type. »
L’impossible gestion des déchets de l’EPR
Le fonctionnement de l’EPR prévoit que le combustible nucléaire reste beaucoup plus longtemps dans le réacteur, ce qui implique une usure (« burn-up ») et donc une radiotoxicité bien plus importante que dans les réacteur actuels. Ni la France, ni la Finlande, qui construisent chacune un EPR, ni aucun des autres pays qui envisagent d’en acquérir un (Royaume-Uni, États-Unis, Inde, etc.) ne disposent d’un site susceptible de gérer des combustibles ainsi irradiés. Même l’usine de La Hague d’Areva, présentée comme la plus performante au monde, ne résoudrait en rien la gestion de ces déchets : leur traitement génèrerait des rejets de radioéléments beaucoup plus élevés qu’à l’heure actuelle. Par ailleurs, il n’existe pour l’instant aucune solution à long terme pour les déchets issus de ce retraitement.
« Voilà qui va nous coûter beaucoup plus cher que prévu, sur le plan financier mais surtout en matière de risque sanitaires et environnementaux, reprend Yannick Rousselet. Ceci est d’autant plus inacceptable que pour répondre aux enjeux de consommation d’énergie, d’indépendance énergétique ou encore de lutte contre les changements climatiques, il existe des solutions bien moins onéreuses, beaucoup plus efficaces et sans aucun risque : les économies d’énergie et les renouvelables. »
L’EPR coûte déjà beaucoup plus cher que ce qu’on croit
Le prix du prototype finlandais s’élève désormais à 5,5 milliards d’euros (contre 3 milliards initialement prévus) et le chantier affiche 38 mois de retard pour lequel TVO, l’opérateur électrique finlandais qui achète cet EPR, réclame à Areva 2,4 milliards d’euros de dédommagements. Quant au chantier français, il prend le même chemin. Démarré en décembre 2007, il présente un dépassement budgétaire officiel de 20 %, qui risque encore de se creuser : les retards s’accumulent, impliquant un surcoût d’un million d’euros par jour de retard supplémentaire pour EDF (Les Échos, 12/12/2008).
* Voir « Expansion of the Repository for Spent Nuclear Fuel », page 137 in Environmental Impact Assessment Report, Posiva, 2008, et « Technical Report 04-08 », Nagra, 2004,
Pour info…
http://www.cea.fr/energie/gestion_des_dechets_radioactifs_au_terme_de_la_l/la_transmutation_du_reve_a_la_realite
Attention à l’enthousiasme par anticipation… cette info n’est pas objective!
L’EPR, une mauvaise solution à un vrai problème….
Félicitation à nos dirigeants pour cet élan démocratique et ce choix judiscieux. Quelles économies d’énergie pourrions nous faire avec 5 milliards d’euros?
mais jcroyais que l’etat n’avait plus d’sous , plus rien dans les caisses…mais par contre pour construire des choses dont on n’a pas besoin et qui vont laisser des traces..là pour ça y’a du fric…
pfff..
[...] More: Info Greenpeace : l’EPR va produire des déchets sept fois plus … [...]
Apparemment, les sous on les trouve facilement pour les banquiers et Areva ou EFD…..
L’article de l’Hérald Tribune ne fait que citer un groupe anti-nucléaire (Greenpeace ?) qui dit que les déchets sont 7 fois plus radioactifs. Il n’y a pas la source de l’information.
“But an anti-nuclear group said that information it gleaned from industry reports – publicly available but which have received little attention so far – show that waste from the EPR will be more radioactive by a factor of seven because more uranium is burned up. That will make it more expensive to handle and store safely, according to Greenpeace, which provided the details on Friday to the International Herald Tribune.”
Greenpeace s’autocite à travers un journal pour donner du poids à une affirmation sans fondement ni source.
Pour Gilles et stefany, c’est EDF qui va financer le chantier de l’EPR et non l’état.
@nicolas : peut-etre que si tu lis plus attentivement l’article, tu comprendras que :
-GP indique que l’IHT relaye l’info de GP, ce qui est bien le sujet de l’article de l’IHT,
-GP se base sur 2 publications, dont les liens sont dans le renvoi (*) : il y a donc bien la source de l’information
donc soit un peu moins cassant et meprisant lors de ce type de denigrements… sans fondement ;o)
J’ai en effet mal lu l’article. Je m’excuse.
J’ai donc pris mon temps pour lire plus en détail les documents cités en source.
J’ai plusieurs remarques.
Tout d’abord, ce document étudie le stockage du combustible à sa sortie de la piscine de la centrale et non après retraitement. La France (avec la Hague) a fait le choix du retraitement. Ces chiffres ne s’appliquent donc pas à la solution française.
Le document pondère ses résultats en expliquant que ces résultats sont issus d’un modèle mathématique qui n’a pas été corroboré par des résultats expérimentaux. Ce modèle est de plus suspecté de surestimer la libération d’isotopes.
Ces précautions ne sont pas reprises par Greenpeace.
Enfin, la conclusion est que même en utilisant ce modèle les rejets d’isotopes restent inférieures aux doses limites dans le cas d’un container défectueux.
Cette conclusion n’est pas reprise par Greenpeace.
Greenpeace a donc extrait une phrase d’un rapport pour monter un coup de communication qui a a priori réussi.
Les réactions à cet(ces) article(s) font globalement massivement dans l’émotionnel mais on se rend compte rapidement en les lisant qu’ils manquent de fond. C’est à mon avis pour cela que le combat des écologistes est vain. Je pense qu’en ce sens ils portent une grande responsabilité quant à ce que devient notre planète. En effet par leur manque de sérieux, de cohérence et leur côté folklorique ils ont poussé l’opinion à les marginaliser et à les considérer comme des nantis, eux et leur combat. Dommage qu’il soit si essentiel à l’humanité. Par exemple, cette lutte farouche contre le nucléaire au point que pour certains (réseau sortir du nucléaire) il est préférable d’arrêter toutes les centrales nucléaires pour les remplacer (en attendant mieux…) par des centrales thermiques, témoigne d’un manque total d’objectivité quant au contexte actuel…
mais bien sur, c’est la faute aux ecologistes si le taux de co2 augmente dans l’atmosphere, si les oceans s’acidifient, si les sols sont sterilises, si les villes deviennent irrespirables, si les poissons et le crocodiles se feminisent, si le taux de cancers augmentent, si la democratie est regulierement bafouee des que l’on parle de nucleaire dit civil, ou par exemple si le site de stockage allemand commence a ressembler a une piscine salee, pour ne citer que qq exemples ….
quant au retraitement : le taux de plutonium des dechets de l’epr etant plus important, la chaleur degagee par ces dechets etant aussi plus importante, sont “retraitement” risque d’etre beaucoup plus problematique a gerer (sans parler de son transport ! mais si vous avez des infos sur la structure des dechets de l’epr, comparee aux decehts d’une centrale classique, je suis preneur)
d’autant que l’on “retraite” une fois, mais ensuite, il reste quoi ? de l’eau ?
le reseau sortir du nucleaire a sorti un dossier sur le retraitement : http://www.sortirdunucleaire.org/sinformer/brochures/dechets-plutonium/Plutonium12Pweb.pdf
si certains repondront que ce doc est partisan, oui il l’est ! le reseau montre en tous cas que les technos ne sont pas encore au point, et qu’elles ne le seront pas assez rapidement pour repondre a l’urgence du changement climatique.
enfin, le reseau ne prone pas du tout la construction de centrales thermiques (mais ECONOMIE et EFFICACITE ENERGETIQUE d’abord, puis developpement des renouvelables), lisez un peu leur publications ! ils concedent l’utilisation des centrales existantes, le temps de sortir du nucleaire et de modifier les modes de production et de consommation, mais aussi en utilisant la cogeneration (ce qui permet d’avoir des rendements de 80% au lieu de 40%), mais de toutes facons, le nucleaire ne permet pas du tout de se passer de ces centrales : elles tournent toujours, et les producteurs (edf, direct energie, …) prevoient d’en construire de nouvelles !
donc proner le nucleaire, qui necessite ces centrales a co2 est encore moins objectif, lorsque l’on ment en disant que le nucleaire est une energie sans co2 !!!
Le nucléaire (du fait qu’il fait pour fonctionner en base même s’il peut varier légèrement), l’éolien et le solaire (du fait que ce sont des sources de productions intermittentes) sont des énergies qui nécessite en parallèle des moyens de production qui génèrent du CO2 de part leur nature.
Si l’on suit ton raisonnement, les énergies renouvelables ne sont pas non plus des énergies sans CO2.
@nicolas : “Si l’on suit ton raisonnement, les énergies renouvelables ne sont pas non plus des énergies sans CO2.”
en effet aujourd’hui, on ne sait pas faire, MAIS :
-si les EnR produisent indirectement du CO2 comme le nucleaire, elles ne produisent pas de dechets nucleaires. GROSSE difference me semble t’il !
-lorsque l’on a une politique de production, de rentabilite economique a court terme liee a un gros volume, alors on investit dans le nucleaire, on exploite les vieilles centrales a fioul ou a charbon, …
-lorsque l’on a une politique d’economie, d’efficacite energetique et d’EnR, on investit dans les economies (partout, pas que pour l’electrecite), dans l’efficacite energetique et dans les EnR. on reflechit, on optimise l’utilisation des sources sans CO2 (ou avec un cycle, comme la biomasse, le biogaz) …
vous pourriez repondre : pouquoi ne pas investir dans le nucleaire ET dans les economies et l’efficacite energetique ? bonne question, mais la reponse est dans la politique actuelle : on ne fait quasiment rien dans les economies, on pousse plutot a la consommation (regardez les amendements lies a l’efficacite energetique des logements : on permet aux logements chauffes a l’electrique d’avoir une efficacite energetqiue moindre !), afin de pouvoir consommer ce que les grosses cocottes minutes que sont les EPR vont produire
Bonjour
moi je voudrait juste savoir pourquoi greenpeace met pas en place une pétition ou une lettre a envoyer a Nicolas Sarkozy pour faire pression?????????????
Je ne pense pas qu’en developpant le nucléaire on privilégie la rentabilité à court terme.
De mémoire, 90% du coût d’une centrale sur sa durée de vie est représentée par sa fabrication, il faut donc attendre longtemps pour que cela soit rentable.
A la différence notamment des centrales à gaz dont l’achat du combustible répresente le principal coût (de mémoire 70%) sur la durée de vie de la centrale.
Nicolas dit : “90% du coût d’une centrale sur sa durée de vie est représentée par sa fabrication, il faut donc attendre longtemps pour que cela soit rentable”
Si cela est vrai, c’est un très bon argument pour arrêter d’investir là -dedans !
Les énergies renouvelables, alliées à l’efficacité énergétique et à des économies d’énergie, coûtent bien moins cher en comparaison, fournissent plus rapidement, et créent beaucoup plus d’emplois durables…
Quant au modèle qui peut-être surestime, même peu c’est déjà trop !
Et ces “doses limites”, qui les a fixées ?
Ca me fait un peu penser aux doses limites d’eau chaude déversable dans les rivières (limite qui augmente quand on s’en approche…)
@nicolas : pardon, quand je disais a court terme, je parlais de 50 ans. pour moi, c’est du court terme pour une societe prevoyante et surtout par rapport a la periode d’effet du rechauffement climatique ;o)
investir dans l’isolation, d’autres moyens de transports, d’echnage, d’agriculture, dans les EnR, les economies, l’efficacite energetique, bref une autre societe, de moindre consommation, je pense que c’est un investissement qui aura des effets a beaucoup plus long terme qu’un epr. de plus cela cree beaucoup plus d’emplois a long terme : reduction du chomage, donc equilibrage des comptes sociaux (secu, retraite, chomage, …)
je ne parle evidemment pas de la pollution : les dechets de l’epr auront des effets a beaucoup plus long terme, sur une duree beaucoup plus longue que ce qu’a dure la plus longue des civilisations sur terre. comment imaginer que notre civilisation pourrait durer, rester stable et perpetuer la connaissance des risques lies a ces dechets pour les millenaires que durera l’entreposage ?
petite precision : les doses limites ont en effet ete fixees par rapport a des donnees economiques, et non par rapport a des donnees biologiques. ie par rapport au cout lie a leur non-depassement et au cout de leurs consequences en terme de sante publique (taux de cancers acceptable, …)
elles n’ont pas du tout ete fixees par rapport a un suppose non-effet sur les organismes !
Investir dans un moyen de production massif d’énergie permettant un jour d’envisager de switcher du pétrole à l’électrique (ou l’hydrogène) au niveau des transports personnel c’est un choix d’avenir. Les éoliennes et le solaire ainsi que de gros effort sur l’isolation permettront, je l’espère rapidement, de régler le problème de l’habitat mais il restera les industries, les gros système informatiques et les transport. Pour cela on sera content d’avoir nos réacteurs.
“les doses limites ont en effet ete fixees par rapport a des donnees economiques, et non par rapport a des donnees biologiques”
Alors ça c’est impressionnant de mauvaise foi!!! Les doses limites on été fixées à partir d’études menées sur des populations exposées (tchernobyl, hiroshima, …). Les doses max ainsi fixées sont largement supérieures aux doses minimales d’apparition d’effets. Une fois de plus on est dans la désinformation totale. Pour ceux qui veulent un information objective aller voir les résultats de ces études sur les populations et comparez les doses mises en jeu aux limites de notre législation.
Erratum: bien sûr les doses max permises sont largement inférieures (et non pas supérieures) au seuil d’apparition d’effets. Une fois de plus n’hésitez pas à vous renseigner (site de l’ASN voire de l’AIEA entre autres…) pour valider ces informations par vous même.
Il faudrait réagir plus radicalement.
Encercler les chantiers, empêcher leur accès, freiner et bloquer les travaux.
Cela obligerait à ouvrir un débat.
evidemment que les seuils ont ete definis a partir de donnees epidemiologiques, mais ce que je voulais dire c’est qu’ils n’ont pas ete positionnes pour dire “en-dessous de ce seuil il n’y a pas de consequences pour l’organisme”. ils ont ete positionnes pour dire “en-dessous de ce seuil il y aura tel taux de cancers/pb genetiques, taux qui est acceptable pour nos societes”.
Ce sont des chantiers privés, cela finirait comme pour l’EPR il y a quelques mois avec une mise en demeure de cesser toute action sous peine d’amende. Et autant dire que quand Greenpeace aura payé ce genre d’amende il ne leur restera plus grand chose…
Les seuils n’ont pas été choisis en fonction d’un nombre de maladies provoquées jugé acceptable mais justement parce qu’entre une population non exposée et une population exposée à ce seuil aucune différence n’est observée.
Exact Remy. On peut également noter que ces doses sont les doses maximales et donc ne sont jamais atteintes. Je rappelle que chacun d’entre nous prend sa dose journalière par radioactivité naturelle (totalement équivalente à la radioactivité artificielle) qui ne nous tue pas et pourrait même nous aider à régénérer nos cellules par le mécanisme de l’apoptose.
bon ca joue sur des calculs de sois disant scientifiques ou autres qui si connaissent normalement, il n’empeche qu’il y a eu bcp de problemes pour la construction de ses epr alors qu’ils avaient sois disant tout programme. Je pense que c’est encore une belle merde qu’on essaye de faire a tt prie pr des raisons economiques et c’est tt. De plus il n’on pas encore ete mis en route et j’ose a peine penser a tt ce qu’ils auraient pu oublier, ces gens qui pensent a tt, vu les antecedant pr la construction de ces reacteurs. J’espere que greenpeace arriveras a devoiler la face cache de tt ca.
Conseil pour yann: Pour être pris au sérieux dans tes interventions essaye de travailler un peu ton orthographe. Tu sembles être un parfait produit des discours Greenpeace. Tu n’y connais semble t’il rien du tout mais tu sembles effrayé par une technologie qui donne quotidiennement du courant à 60 millions de français sans aucun accident depuis plus de 50 ans.
Certains ont le discours de Greenpeace.
Et d’autres le discours formaté, parfait produit d’EDF, d’Aréva et de son VRP de luxe Naboléon.
Et certain on leur idée construite en étudiant les faits, les chiffres et en ne se cachant aucune vérité…
Mais pourquoi greenpeace ne fait pas une action contre cette derniere annonce?????
merci pr votre réponse.
Ils n’arrivent même pas à en construire un et ils veulent en faire un autre!
En pleine crise économique, mettre 5 milliards voir plus est très mal vue!
Le financement d’EPR2 est réalisé par EDF. ok Mais EDF, c’est nous qui payons? Mince alors….
Encore une fois, c’est dans l’abondance d’énergie que l’on fait du gaspillage. Dès que l’on est limité, ou que cela coute cher, on trouve des solutions d’économies, on se bouge. C’est humain comme comportement. Alors pourquoi faire de l’énergie artificiellement pas cher (oui le démentellement et la gestion des déchets à long terme n’est pas pris en compte dans les calculs!)?
Nous construisons l’avenir sur une bulle, une illusion de bas cout du Kwh. La facture, on va la payer, après, et nous allons le regretter.
Dans les secteurs industriels traditionnels, nous payons aujourd’hui notre laxisme. La moindre réhabilitation de zone industrielle, ce sont des centaines voir des millions d’euros de dépollution, en plus des couts normaux de constructions, payé au final par l’état ou les collectivités, et non l’industriel qui à disparu. Ces couts n’étaient pas dans le prix des éléments produits et vendu par les industriels à l’époque, mais nous les payons maintenant au final.
Rendez vous compte que les dépollutions (sol et nappe, meme pas dans la démolition) de sites industriels, lors de réhabilitations, entraine des surcouts allant de 5 à 30% du prix du projet par rapport à des constructions identiques sur un site vierge de toute histoire industrielle. Ca je l’observe tous les jours dans mon métier (géologue).
Alors avec le nucléaire, ce sera combien de surcouts lors du démentellement et de la dépollution des sites (je ne me fais pas d’illusion, beaucoup de sites seront pollués)? Quelqu’un à des chiffres? ça m’intéresse.
je viens d’aprendre qu’il fallais etre bon en orthographe pr dire ce qu’on pense lol. desole je vais continuer qd mm laurent!!! alors oui je ne suis pas un grand connaisseur de tt ca,mais il n’y a pas besoin de faire de grande etude pr s’apecevoir que l’on consomme trop d’energie, que construire de nouvelles centrale ne sert pas a grand chose a par faire la fierte de certaine personne.
et hier, “on” a confirme un truc assez marrant : le plus gros argument de vente aupres des collectivites locales et des habitants, des projets flamanville, penly, bure, ou autre site de dechet est le paquet de taxe professionnelle que cela va rapporter. en 2010 plus rien…
j’aimerais bien voir la tete des dindons ;o)
“Il faudrait réagir plus radicalement”
Non, …. par contre si vous avez des idées des des moyens pour faire des fausses pub pour le nucléaire….y’a t’en a dire!!!
Deplus , j’ai personnellement besoin de matière radioactive pour tester mon compteur geiger…En attendant un peu, je pense pouvoir en récupérer au pied de ma porte….du même coup j’économise du C02 rejeté par un trajet long et polluant vers une centrale nucléaire!!! ENCORE UN ARGUMENT ECOLOGIQUE POUR LE NUCLEAIRE!!!
(Yaquelhumourquisauve)
Cela fait un certain temps que je suis les actualités de ce blog en ce qui concerne le nucléaire et je remarque quelque chose :
- ceux qui sont contre le nucléaire, l’EPR etc… n’ont aucun fait pour étayer leurs arguments, leurs sources sont vagues, les chiffres inexistant et leurs idées souvent basées sur des sentiments et des peurs liées à l’inconnu.
- ceux qui sont pour se réfèrent à des sources de qualité avérée (ASN, AIEA, etc…), posent des chiffres vérifiables et ne se basent pas sur de l’émotionnel mais sur une rigueur scientifique.
Ca n’est qu’une remarque purement objective. Déduisez-en ce que vous voulez.
@paul : non, ce n’est pas vraiment objectif : vous ne prenez vos sources que chez des pro-nucleaires !
(
par contre, des que l’on cite un autres site (criirad, sortir du nucleaire, greenpeace, negawatt, …) : ces sites sont partisans, ont des donnees fausses, biaisees, … ce sont des lobbyistes qui tiennent les medias et trompent la population, calomniant les pauvres industriels francais qui n’ont pas les moyens de se defendre
comment peut-on dire que ce sont des sources de qualite averee, alors que meme sur un element simple comme le prix du kWh nucleaire, ils ne sont pas capables de donner un chiffre : les couts des projets de construction d’un epr son inconnus et largement sous-estimes (cf le quasi doublement du budget pour l’epr finlandais) ; les couts de demantelement sont tres sous-estimes, de l’aveu meme de la cour des comptes (qui est loin d’etre anti-nucleaire), ou en comparaison des sommes provisionnees en GB, et les couts de gestion des dechets sont forcement inconnus, puisqu’on ne sait toujours pas ce que l’on va en faire !
mais bien sur, l’accident de tchernobyl n’a fait que qq dizaines de morts et n’a eu aucune consequence en france. les faibles doses recues par les populations proches ou lointaines n’ont aucune consequences. les degagements gazeux ou liquides (normaux ou accidentels, lors du fonctionnement, du chargement ou du demantelement des centrales) n’ont aucune consequence non plus…
allez, de toutes facons, je suis assez d’accord avec les pro-nucleaires : ce sujet est tellement opaque qu’il est tres difficile d’en debattre sereinement et de facon precise.
pour les antinucleaires : le moyen le plus efficace d’exprimer votre refus du nucleaire : http://www.enercoop.fr ! sautez le pas ! pour qq euros de plus, vous ne participerez pas a cette nouvelle course dans le mur et le ferez savoir !
Paul vous ne faites que soulever le problème de la censure qui touche le nucléaire et qui va nous amener beaucoup de problème car la censure est un couteau à double tranchant
Ensuite, on continu dans le n’importe quoi et dans l’escroquerie à grande envergure…les industries automobiles réclament de l’argent pour notamment réaliser les moteurs “propres” et organiser toutes l’économie qui va avec!!!!!!!!!
HORS, les moteurs propres existent déjà et la mise en place économique existe aussi seulement c’est beaucoup moins rentable pour les industriels qui sont gavé d’argent…
donc c’est du vol pur et simple et grosse colère!!!
Que ce soit le nucléaire ou le reste des industries polluantes, toute sera fait pour les protégés coute que coute donc par conséquent jusqu’à u point de non retour.
Faire de l’info sur ce que l’on sait déjà et sur les nombreux points cachés par la censure (lzq casserole que trainent le nucléaire notamment) serait la dernière option pour limiter la confusion et faire comprendre l’enjeu qui consiste à maintenir des industries et des emplois associé dans les mauvais secteurs et ainsi permettre un choix démocratique valable pour tous le monde (j’ai pas dit idéal car il s’agit de limiter la casse prévueet inévitable). Sans démocratie ,il n’y a pas de défense de l’environnement possible!
Donc comme d’autres personnes qui donnent beaucoup de leurs temps, je participe à l’information sur les enjeux écologiques monumentaux qui nous attendent!
Paul je vous invites à vous informer le plus possible (chez les pros et les antis)!
L’avenir c’est imputablement une moindre et meilleur consomation et une industrie qui se plie aux exigences écologiques.
A l’heure ou le commission européenne elle-même dit qu’investir dans les économies d’énergie est largement plus rentable que d’investir dans le nucléaire, il y a tout simplement quelque-chose d’ignoble à imposer ainsi le nucléaire aux français et à vouloir en vendre aux 4 coins du monde…
Des déchets radioactifs et dangereux pour des milliers d’années à surveiller pour un coup astronomique (mais qu’importe nos enfants se démerderont avec les pollutions que nous aurons engendré !)…
L’uranium qui sert à nos centrales et qui est totalement importé de pays comme le Niger (espérance de vie 47 ans là bas ! Miam de la main d’oeuvre pas cher pour les mines ; y’a juste à arroser le pouvoir en place ! (on fait confiance à Aréva pour ça et sa majesté Nico 1er intercédera si besoin…))…
Un soit disant kilowatt/heure nucléaire rentable alors qu’on inclus pas dedans les coups de gestion des déchets (qu’assumeront les contribuables pour les 10 ou 20000 ans avenirs)…
Des pays faussement démocratiques auxquels notre VRP de président se propose de vendre sans rougir la technologie nucléaire (Combien de ces ‘acheteurs’ auront la bombe Nuke dans 15 ou 20 ans ?)…
La vérité est simple :
Prôner le nucléaire c’est tout simplement faire montre d’un comportement irresponsable et malhonnête…
Triste époque et triste France…
E.
Ouhai, bien dit, la sagesse vient souvent de la parole des femmes,
c’est evident qu’on est en face de gros lobby qui ne pensent qu’a leur actionnaire, idem pour l’armement, l’agroalimentaire, l’automobile, La petrochimie, la pharmacie, ok j’arrete.
Pas besoin d’etre un spécialiste, juste faire appel a sa conscience.
a qui profite le crime.
pourquoi etre anti nucléaire, par souci écologique.
pourquoi etre pour le nucléaire, par souci euh…
Paul a quand même raison de dire que les pro-nucléaire sortent des sources et des chiffres, et les anti-nucléaires a des sentiments.
Mais en effet, on voit comme il est difficile d’être informé par des sources objectives. ( autant greenpeace que Areva même si j’ai plus confiance en GP qu’en Areva…). Mais le sujet du nucléaire est quand même très complexe. Et ce n’est pas en sortant que les arguments “pour” ou “contre”, que la population sera informée. Il faudrait que les media aient un vrai regard objectif, mais cela s’avère de plus en plus difficile à trouver, quelques soit les sujets traités. Mais c’est un autre problème.
Pour en revenir, au nucléaire. Pourquoi l’Allemagne est en train de sortir du nucléaire, si c’est La source d’énergie miracle comme nous l’annonce d’un aplomb incroyable notre cher président? Pourquoi le directeur (ou l’initiateur, je ne sais plus) du réseau sortir du nucléaire est un ancien ingénieur du nucléaire?
Il faut donc informer plus les gens sur le nucléaire comme l’a permis le docu de france 3 hier. Il faut maintenant qu’il soit accesible, au plus de personne possible, et que les medias en parle (un peu).
On peut toujours rêver…
tout a fait d’accord.
Dans l’enquete de F3, la journaliste pose un sac en plastique de roches provenant des carrieres d’uranium sur le bureau de Boorlo. Elle lui explique qu’il provient d’un parking accessible aux public et pose son radiametre dessus.
la methode est efficace, pas besoin de chiffre et de debattre indefiniment. Devant des faits indiscutables, on est en droit d’attendre des décisions.
Alors a quand un gros tas devant l’Elysee?
merci de permettre aux interesses energievores que nous sommes de pouvoir s’exprimer.or donc malgres le fait que toutes ces discussions relevent de sentiments mitiges le fait de vouloir realiser des economies d’energies sans pour cela retourner a l’epoque moyenageuse nous accorde sur cette simple conclusion : notre besoin energetique est reel.nous en dependons et savons que des solutions a limiter notre gourmandise existent,moteurs a rendement optimises(pentone),photovoltaique electrique(amortissement co2 fabrication 2 ans),si tous les toits francais etaient equipes de cellules nous exporterions de l’energie,recuperation des energies diverses perdues en optimisant les rendements (ex;conduites d’eau sur les evacuations de poeles et cheminees diverses et variees)…je vous proposerai d’autres solutions si vous le desirez,d’autre part personne ne doute que tout changement decoule d’une volonte politique a la base,alors soyez constructifs car nous connaissons les solutions…ensemble il n’y a pas de problemes que des solutions…
Yoann a dit :
“Pour info…
http://www.cea.fr/energie/gestion_des_dechets_radioactifs_au_terme_de_la_l/la_transmutation_du_reve_a_la_realite
Attention à l’enthousiasme par anticipation… cette info n’est pas objective!”
Pour info aussi, les actinides ne pourraient etre incinerés sans autres déchets pires que dans des incinérateurs dédiés, des accélérateurs de particules
Celui prévu est l’ADSR= Accelerator Driven Subcritical Reactor
Malheureusement, ce sont des réacteurs qui consomment de l’énergie sans en produire (comme le LHC), réduisant le rendement du système nucléaire
cf http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/13/65/63/PDF/02_Dechets_nucleaires.pdf page 15
et http://prospective2004.in2p3.fr/trans/leray.ppt page 11
et http://prospective2004.in2p3.fr/trans/billebaud.ppt page 13
http://prospective2004.in2p3.fr/trans/leray.ppt#391,11,Spallation et systèmes hybrides (ADSR)
“Réacteur sous critique” = ne produit pas d’énergie ici
Et aussi http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/13/65/63/PDF/02_Dechets_nucleaires.pdf page 15
et http://rjc2006.ganil.fr/presentations/RJC2006_merle.pdf
Bizarrement, ce sont les industriels rationnels qui se prennent pour des alchimistes
sur ta reference “http://www.cea.fr/energie/gestion_des_dechets_radioactifs_au_terme_de_la_l/la_transmutation_du_reve_a_la_realite
”
Pas sérieux ces gens là !
Nicolas a dit :
“Tout d’abord, ce document étudie le stockage du combustible à sa sortie de la piscine de la centrale et non après retraitement. La France (avec la Hague) a fait le choix du “retraitement. Ces chiffres ne s’appliquent donc pas à la solution française.
Pour info, la France a choisi de faire du mono recyclage
Elle retraite de l’UOx irradié 1 fois
Elle extrait le Pu le combine avec de l’U238 pour faire du MOx
L’EPR accepte bien du combustibles MOx
Mais une fois l’élément MOx irradié, IL N’EST PAS RECYCLE
Donc c’est un déchet, avec Pu239 en masse et actinides merdiques
Or le raisonnement des industriels est de dire “Nous n’avons quasiment pas de déchets. En effet, le plus gros volume, c’est du Pu239 que nous réutilisons comme combustible”
Avec le Mox irradié, l’argument tombe, c’est Am, Np + Pu
La totale
Je suis déçu de constater qu’on ne trouve sur ces blogs , que de ridicules affrontements entre ceux qui sont pour et ceux qui sont contre le nucléaire .Je travaille depuis suffisamment longtemps en centrale nucléaire pour savoir que c’est à l’heure actuelle , le meilleur moyen de production d’électricité .Je suis également le premier à vouloir “sortir du nucléaire” mais en attendant le réacteur à fusion qui révolutionnerait la production , je m’oppose fermement aux solutions dîtes renouvelables . (Un Petit exemple : pour remplacer une centrale comme Gravelines(6 tranches 910 MW) il faudrait pas moins de 12000 éoliennes , il faudrait un carré de 50 km de côté pour les répartir , ah oui également il faudrait utiliser prés de 7200000 tonnes de béton enterré ( soit 600 tonnes de fondations pour une seule éolienne , ça fait un peu beaucoup je trouve )Dans beaucoup de pays la production éolienne vient compenser celle des centrales thermiques , mais en France nos centrales thermiques ne fonctionnent que durant les fortes périodes de consommation en hiver notamment , l’éolien ne vient plus alors compenser le rejet de CO2 , il ne sert en fait qu’à satisfaire les pro-éolien (rappel 1% de la production d’électricité nationale est d’origine éolienne , “nous” on parle de peanuts pour écolos ) . Enfin bref de la même manière pour faire un autre exemple on trouve à peu prés 10 g de silicium dans les composants électroniques d’un ordinateur (rappelons que les déchets issus de l’informatique ne peuvent pas être retraités parce qu’il contiennent du silicium) alors étaler du silicium sur une surface d’1 m² environ pour un panneau produisant de l’électricité durant tout juste 20 ans ( dans les meilleures conditions d’ensoleillement on peut remboursé la presque totalité du coût de production ; production qui nécessite 1500 litres d’eau ( moi je dis ça c’est juste pour info).
Bon je m’excuse pour le pavé et l’emploi de chiffre qui semblent en exaspéré certains ,mais il n’existe pour moi aucune alternative au nucléaire qui soit digne de ce nom , alors sortir du nucléaire , oui pourquoi pas , mais s’il vous plaît , amateur d’énergies renouvelables , trouvez autre chose , et en attendant je continuerais de travailler dans ma bonne vieille centrale nucléaire. De la même manière , puisque je suis hors sujet depuis le début , je suis pour l’EPR , mais ne saurait démentir les infos avancés par Greenpeace au sujet des déchets et de leurs dangerosité , je n’ai pas les contre-informations qui me permettrait de répondre mais j’éspère avoir l’occasion de travailler un jour dans l’EPR pour me rendre compte de la vérité .
Je serais ravi de poster un commentaire plus long comportant notamment mes sources mais également mes calculs , pour vous prouver qu’en France on ne peut pas “sortir du nucléaire”, et j’invite ceux qui croient encore le contraire à me proposer leur solution . Je rappelle que nous somme ici pour débattre et non pour nous nous battre , (l’anonymat permet le défoulement de certain mais il existe une différence entre critiquer quelqu’un et critiquer ses avis, alors s’il vous plaît respectons nous , surtout sur des sujets aussi sensibles .)
Merci antric69 de ta contribution
Evidemment, je déplore que toi comme la presque totalité des pro nucléaire ne puissent apporter aucune source valable pour étayer leur dire
Valable s’entend sans conflit d’intérêt
Etant salarié de l’industrie, tu incarnes toi même le conflit d’intérêt, ce qui explique ta parfaite mauvaise fois sur le béton des éoliennes
Il apparait evident à tous que les tours de condensation des centrales nucléaires sont bien en bois, et encore en si petites quantités que ce n’est même pas la peine d’en parler;)
Je déplore que tu ne lises les propositions de Greenpeace (ou des 7 Vents du Cotentin, ou NegaWatt) que partiellement
Si tu prenais le temps de les lire un peu mieux, tu pourrais vérifier que GreenPeace ne propose EN AUCUNE MANIERE, de remplacer la production nucléaire par du renouvelable
En effet, les capacités de production éoliennes+PV+biomasse+etc ne pourraient remplacer que 30% (selon NegaWatt) de la consommation d’énergie dans le monde (d’origine fossile à plus de 80% notes le!)
Il est vital de ne pas remplacer cette capacité de production, mais de diminuer nos besoins en électricité. En effet, nous n’avons nulle nécessité de nous chauffer avec des convecteurs dans nos maisons.
Nous avons besoin d’avoir chaud l’hiver, ce qui est trés différent.
Et ce besoin d’avoir chaud peut être comblé par bien d’autres moyens, comme une bonne isolation.
A cette condition, sortir du nucléaire devient une évidence scientifique
A ce titre, elle ne peut rien contre les croyances de type religieuses, ce qui est le cas de nombreux fana de l’atome
Voilà mes sources david , elles sont toutes authentiques et les calculs sont les miens . Ce texte je l’ai écris parce que tes dires me génent mais également parce que tout les moyens de production d’électricité renouvelables sont dicontinus et viennent dégrader la qualité de l’électrcité sur notre réseau et c’est contre ça que moi , “fana de l’atome” , je me bats . Eviter que l’on construise d’avantage de vos précieux paneaux solaires et autre éoliennes . Ce texte , bien sûr ne parle pas que de l’énergie , il traite des” à priori “écolos et voilà une bonne lecture à tous :
L’écologie, comment ne pas être pour ? Seulement, il ne faut pas confondre respect de la nature et démagogie. Certains “écolo” nous brosse le poil dans le bon sens en nous tenant des propos qui tendent à prouver, soit qu’ils nous prennent pour des idiots en nous mentant sciemment, soit qu’ils sont eux-mêmes complètement stupides.
A quels exemples suis-je en train de songer ?
1) La pastille verte.
Celle que l’on collait à partir de 1998 sur les voitures “dite propre” pour avoir le droit de circuler lors des périodes à fort pic de pollution. Je ne sais pas combien cette mesure a couté à l’époque, mais ce qui est certain, c’est qu’elle n’a pas été très utile et c’est un euphémisme. Je pense que ce gadget a été pour moi le premier symbole de l’inutilité d’une certaine écologie tapageuse. Le truc qui ne sert à rien, mais qui est créer pour faire plaisir à d’aucuns.
2) Les baignoires.
Un geste pour la planète: prenez une douche plutôt qu’un bain, une douche consomme en moyenne 60 litres d’eau là où une baignoire en demande 200 !
Certes, les chiffres sont sans appel. Mais je refuse de ne m’arrêter qu’à des chiffres. Bien sûr, si je me prélasse dans ma baignoire, je vais consommer 140 litres d’eau en plus. Et alors, je suis un vilain petit canard ? Pourquoi me montre-t-on du doigt si je prends un bain de temps en temps pendant que d’autres se prélassent dans leur piscine de plusieurs dizaines de mètres cubes ?
Et puis, puisqu’en matière de baignoire, on ne nous parle que de chiffres, alors, parlons chiffres.
Combien de bains à 140 litres (la différence entre le bain et la douche) faudra-t-il que je prenne pour arriver au volume d’une piscine ? Bien sûr, une piscine privée est utilisable en principe par plusieurs personnes, qu’importe, je pose l’équation. Soit une piscine de 4 mètres sur 5 mètres et de 1.5 mètre de profondeur. Volume de remplissage: 30 mètres cube. A cela, il faut ajouter l’évaporation. Au bout de 3 mois d’été, environ 30 autres mètres cubes auront été ajoutés pour compenser l’évaporation (OK, pas en Normandie, j’assume). Nous avons donc 60 mètres cube à diviser par 0.14 (ce que l’on gâche en prenant un bain au lieu d’une douche). Et le résultat de la division donne plus de 400. Il faudrait que ma famille prenne plus de 400 bains durant les trois mois d’été pour arriver seulement à la consommation d’une piscine privée de la Côte d’Azur.
Je sais, on va me dire que j’utilise de l’eau chaude dans ma baignoire et non pas de l’eau froide. Mais je rappelle que l’idée au départ, le geste pour la planète, c’est d’économiser l’eau, pas le chauffage de l’eau, ou alors, il faut trouver un autre slogan. Ce qui est sûr, c’est que les membres de ma famille ne vont JAMAIS prendre chacun un bain chaque jour durant l’été. Ne serait-ce que parce qu’il n’y aurait pas assez d’eau chaude, justement. Et puis, je suis prêt à parier mon salaire que les gens qui ont une piscine privée ne vont pas se contenter de plonger dans leur piscine durant tout l’été pour se laver; eux aussi prennent des douches ! Le bilan hydraulique est donc encore plus catastrophique. Alors qu’on arrête de nous culpabiliser quand on prend un bain de temps en temps.
3) La montée des eaux suite à la fonte du pôle nord.
D’illustres scientifiques ont calculé de combien les océans et les mers monteraient si la calotte du pôle nord fondait. Bravo pour le temps qu’ils y ont passé. Mais c’est totalement inutile et idiot ! Si ces “scientifiques” avaient fait l’effort de se souvenir du théorème d’Archimède et l’avaient mis en pratique, ils se seraient rendu compte que de la glace flottante qui fond dans du liquide ne fait absolument pas varier le niveau de ce liquide.
Je ne prétends pas que les océans ne montent pas, ou ne vont pas monter. Mais ce qui est certain, c’est que ce ne sera pas à cause de la fonte des glaces du pôle nord.
Ceci est l’exemple type de toutes les inepties qu’une mauvaise écologie veut nous faire avaler.
4) Les sacs de caisse.
Les sacs de caisse sont les sacs plastiques distribués (ou non) aux caisses des grandes surfaces.
Est-ce une bonne chose de supprimer les sacs de caisses ? Sacré débat !
Avant de pouvoir se prononcer sur le bien fondé d’une telle décision, il faut connaître les arguments avancés pour la justifier. Le grief principal est qu’on retrouve des sacs un peu partout dans la nature. Ça, je pense que tout le monde est d’accord avec ce triste constat. Et le corollaire à cette question est: pourquoi trouve-t-on des sacs partout ?
On en trouve déjà en pagaille autour des sites d’enfouissement des ordures ménagères. Ce sont d’ailleurs les photos de ces sites qui sont été utilisées dans toutes les campagnes de pub contre les sacs de caisse. Or ces centres n’ont pas le droit d’enterrer des déchets ménagers qui n’ont pas été au préalable incinérés (cours d’appel administrative de Lyon, 24 mai 2007). On ne devrait donc pas pouvoir en trouver en liberté autour de ces endroits.
On en trouve des milliers tonnes dans les mers. Des voix prétendent qu’ils proviennent des gens indélicats qui abandonnent leurs détritus sur la plage après un casse-croute. Fumisterie, si c’était la seule source, on n’en trouverait que quelques milliers, pas 120 millions sur les seules côtes françaises comme l’estime l’Ifremer. La source quasi unique de cette pollution provient de certains pays qui jettent sans scrupule les ordures à la mer.
On en trouve dans la campagne, en forêt, dans la montagne à proximité des lieux de piquenique. Est-ce que le fait de supprimer ces sacs va rendre la famille “Gros-Dégelasse” plus responsable ? Celle qui abandonne ses cannettes vides, ses papiers gras, ses emballages de céleri rémoulade ou ses boites vides de hamburgers/frites. Elle va se contenter de remplacer le sac de caisse par un autre type de sac qu’elle abandonnera sans plus de scrupules.
Non. Alors, le consommateur moyen est pénalisé parce que certains ne respectent pas les lois, parce que certains pays sont laxistes et parce qu’une infime minorité de citoyens ne l’est justement pas, citoyen !
Ainsi, au nom de l’écologie, on supprime les sacs de caisse et on embête le bon citoyen. Mais qu’on laisse donc le choix aux gens. Ceux qui veulent utiliser les cabas multi-usages les utilisent, ceux qui préfèrent les sacs de caisse en demande à la caisse. Bien sûr, en diminuant les sacs de caisse, on économise du plastique. Mais cela permet aussi de faire progresser de façon spectaculaire les ventes de sacs poubelle. Tiens, au fait, comment se fait-il que ceux-là , on ne les retrouve jamais sur les photos prisent aux abords des sites d’enfouissement d’ordure ménagères ? Pas assez photogéniques, sans doute !
Encore une fois, on essaye de nous faire croire n’importe quoi.
Tiens, au fait, des grandes surfaces qui ne distribuent plus de sacs de caisse à usage unique au non de l’écologie ne se gênent pas pour céder ces mêmes sacs au prix de 2 centimes. Qu’on m’explique comment un sac à 2 centimes va moins polluer qu’un sac totalement identique, mais gratuit !
Alors, puisque je n’accroche pas le premier argument, on va m’en proposer un autre: l’économie de matière première. Les milliards de sacs de caisse gâchent inutilement du pétrole. C’est un fait certain. Mais encore une fois, il ne faut pas se limiter à un seul chiffre. Si l’on avance, à grand renfort de chiffres, l’économie de matières première réalisée dans cette opération, pourquoi ne voit-on jamais les chiffres de l’augmentation de consommation des matières premières pour les sacs poubelles que les ménagères sont obligées d’acheter pour compenser l’absence des sacs de caisse ?
Et même, sans tenir compte des sacs poubelles, quelle peut-être l’incidence de la seule suppression de ces sacs sur la consommation de pétrole ?
D’après Hugo Verlomme, auteur de “La Guerre du Pochon” (édition Yago, juin 2006), les sacs de caisse ne représentent que 1.4 % du plastique consommé en France. Et comme la production mondiale des matières premières n’utilise que 4 % de la consommation mondiale de pétrole, les sacs de caisse ne représentent, grosso modo, que 0.05 % de la consommation de pétrole en France.
Ce n’est qu’une goute d’eau dans un océan.
C’est pas grave, on se focalise dessus. Une fois de plus, on déforme la vérité, on occulte certains chiffres pour culpabiliser le consommateur. Bref, on fait de la démagogie. Mais pas ou si peu, de la vraie écologie.
5) Les éoliennes.
Beaucoup de commentaires, de questions, de réponses, d’affirmations qui semblent plus ou moins vraies, parfois fausses. Beaucoup d’opinions personnelles. Pourtant, dans les différents forums traitant du sujet, je ne vois rien à propos de la question essentielle: A quoi servent les éoliennes en Europe? Et qu’on ne me réponde pas “À produire de l’électricité”. En effet, pourquoi produire de l’électricité quand on n’en manque pas et que celle des éoliennes n’est pas moins chère. La réponse est autre. Les éoliennes sont faites pour produire de l’électricité propre en lieu et place de l’électricité produite par des centrales qui recrachent des gaz à effet de serre et en particulier le CO2. En effet, le premier watt produit par une éolienne fera baisser d’autant la puissance d’une centrale à charbon ou à tout autre combustible fossile. Les éoliennes sont donc idéales pour empiéter sur le domaine des centrales thermiques. Plus il y a de vent, moins il y a de CO2. Pas de vent: la centrale fonctionne comme avant. De ce fait, il ne faut pas raisonner en disant qu’il faut construire une centrale thermique en complément d’un parc d’éoliennes qui a un fonctionnement discontinu, mais plutôt qu’il faut installer des éoliennes en complément de toute nouvelle centrale thermique pour diminuer d’autant la production de CO2 de cette centrale. Et bien sûr, c’est aussi applicable aux centrales existantes.
Là où le bas blesse les “éolienneophiles”, c’est en France. Quelle peut-être la réponse à la question: A quoi servent les éoliennes en France ? Certes, EDF dispose lui aussi d’un parc de centrales thermiques, mais sans commune mesure avec le reste de notre continent. Et surtout, ces centrales n’ont pas le même objectif que dans les autres pays, ce ne sont que des centrales d’appoint pour les pointes de forte consommation. Donc, le reste du temps, quand elles ne fonctionnent pas, quelle est la finalité du watt éolien ? En tout cas, pas de diminuer la production de gaz à effet de serre en France. Alors, où va-t-il, ce watt vert ? Deux possibilités. Il reste dans notre pays et on baisse d’autant la production de watt électronucléaire, mais les centrales nucléaires n’ont pas du tout la même flexibilité que les centrales thermiques. Leur plage de fonctionnement est beaucoup plus étroite. Elles ne peuvent que partiellement absorber la production des éoliennes. Il faut donc exporter cette production. Ainsi, en dehors des périodes de forte consommation, les éoliennes françaises servent à diminuer la pollution des centrales thermiques des autres pays européens. Certes, la pollution est un problème mondial, mais faut-il pour autant implanter des éoliennes chez nous pour diminuer la pollution généré par les autres pays ? Faut-il en recouvrir toute la France pour donner bonne conscience aux autres états ?
Pour la défense des éoliennes et de leur fonctionnement intermittent, on trouve régulièrement l’argument que la France dispose de trois zones de vents qui sont indépendantes. De ce fait, quand une zone manque de vent, ce sont les deux autres qui compensent et ainsi, on ne manquerait jamais d’électricité. Trois commentaires à cette affirmation.
D’abord, ce n’est pas parce que trois situations sont complètement indépendantes qu’elles ne peuvent pas se produire au même instant. Les probabilités sont simplement plus faibles, mais certainement pas nulles.
Bien sûr, il peut y avoir un anticyclone sur le golf du Lion et une dépression sur la Manche. Mais il se trouve aussi des périodes où un bel anticyclone règne sur l’Europe de l’ouest. Il suffit d’aller sur le site de Météo France ces jours là pour se rendre compte qu’il y a des périodes où le vent le plus violent en France ne dépasse pas les 15 Km/h. Et en hiver, cela correspond souvent à la période la plus froide, où la consommation d’électricité est la plus forte (voir par exemple la carte de Météo France pour la matinée du 10 avril 2008, température de la moitié nord de la France entre 0 et 4 degrés et une seule zone en France où le vent a atteint 15 km/h: Pays de la Loire).
Les fermes d’éoliennes pouvant être disséminées un peu partout sur le territoire, il serait alors inutile de conserver les lignes à très haute tension qui balafrent le paysage et qui sont aussi moches que des éoliennes. De plus, en cas de forte tempête détruisant une partie du réseau de distribution, les productions étant proches des consommateurs, il n’y aurait pas d’interruption de livraison. Mais cet argument est en complète opposition avec l’argument des trois zones de production possible d’électricité éolien. En effet, comment acheminer le courant des côtes de la Manche vers Marseille sans ligne à haute tension ?
Un pro-éoliennes, conscient de la non continuité de la production des éoliennes, suggérait de procéder à des délestages tournants d’électricité les jours où celle-ci viendrait à manquer. Il partait du principe que ce n’est pas parce qu’il y aurait quelques heures de coupure de courant par an qu’il fallait se priver de ce moyen de production d’énergie renouvelable. L’argument peut sembler à priori séduisant. Un peu d’inconvénients individuels pour l’intérêt général. Mais qu’en serait-il réellement ? Coupure de courant de quelques heures quand on est dans un ascenseur. Impossible d’en sortir, l’éclairage de secours finit par s’éteindre et on reste prisonnier dans le noir absolu sans savoir au bout de combien de temps viendra la délivrance. Plus de feux de signalisation au carrefour. Noir total dans la galerie marchande (merci de ne pas suggérer d’installer un groupe électrogène polluant et ne dites pas qu’il n’y a qu’à installer des fenêtres, les pics de consommations d’électricité ont lieu en hiver quand il fait nuit à partir de 17 heures). Bref, c’est une fausse bonne idée. Nous sommes dans un pays où la fourniture d’électricité doit être 24 heures sur 24, 365 jours par an.
Pour mes recherches, je suis allé sur de nombreux sites Internet. J’ai visité le site « Planète éolienne » et en particulier le dossier sur les idées fausses. Et bien, au moment où j’écris ce message, je m’aperçois que ce site n’est pas exempt de contre vérités. A la rubrique Béton, il est noté que la masse de béton dans les fondations d’une éolienne est à peu près équivalente à la masse d’une maison d’habitation. Ou il s’agit d’une éolienne d’un particulier, ou il s’agit d’une HLM ! D’ailleurs, dans la même rubrique, il est écrit que « les fondations d’une éolienne représentent une surface de 100 à 200 m2 ». La hauteur de cette fondation étant de plus de 1 mètre, cela fait un volume d’environ 150 m3, soit plus de 350 tonnes. Une maison de 350 tonnes, c’est du bel ouvrage ! Et il suffit de taper sur Google les deux mots « fondations, éolienne » et vous verrez que le volume de béton nécessaire à une éolienne est plutôt de l’ordre de 250 m3 soit plus de 600 tonnes. En poussant un tout petit peu les recherches, on peut arriver sur le site Rhoneole où ils expliquent, photos à l’appuie les étapes de la construction. 450 m3 de béton pour une éolienne, soit environ 1100 tonnes. Une telle masse de béton s’apparente plus à un blockhaus du mur de l’atlantique qu’à un pavillon de banlieue. Alors, pourquoi « Planète éolienne » annonce-t-il cette contre vérité ? Pour la bonne et unique raison que lors du démentiellement de l’éolienne, ce béton reste en terre. Une ferme de 10 éoliennes et c’est au bas mot 6 000 tonnes de béton oubliées pour les générations futures, et ça, ce n’est pas écologiquement correcte. De plus, lors de la construction, il faudra bien le faire venir, ce béton. Un millier de toupies de béton, qui circule sur les routes, ce n’est pas non plus très écolo et soyez sûr qu’il ne viendra pas par le train.
Combien faut-il d’éoliennes pour remplacer une centrale nucléaire ? Bien que je considère que la question n’a pas réellement de réponse puisqu’il faudra toujours une source fiable de production d’électricité, je propose néanmoins une réponse. Juste pour la curiosité.
Basons nous sur des chiffres moyens (Chacun pourra refaire le calcul avec ses propres chiffres, ce qui compte, c’est l’ordre de grandeur). Commençons par la centrale nucléaire. Puissance maximale produite pour une tranche: 1200 MW (mégawatts). En France, les tranches nucléaires vont de 900 à 1450 MW. Nombre de tranches par centrale: 4. La puissance électrique maximale produite par une centrale est donc de 4 800 MW. Ce chiffre brut doit être pondéré de la disponibilité du nucléaire (rapport entre la puissance maximale et la puissance produite, tenant compte des arrêts pour travaux): 80 pourcents. La production électrique moyenne produite par une centrale est finalement de 4 800 * 0.80 = 3 800 MW (environs). Maintenant, l’éolien. Puissance maximum pour une belle éolienne: 2 MW. Le rendement de l’éolien (rapport entre la puissance maximale et la puissance produite, tenant compte des vents trop forts, trop faibles ou nuls) dans une zone bien ventée: 20 pourcents (Ce chiffre, bien que faible, est plutôt optimiste quand on sait que le rendement de l’ensemble des éoliennes sur l’année 2005 en Allemagne n’a été que de 16 %). La production électrique moyenne produite par une belle éolienne n’est finalement que de 2 * 0.20 = 0.4 MW. Le nombre d’éoliennes pour remplacer une centrale nucléaire serait de 10 000 (environs). Sachant que la puissance maximum pour l’éolien par kilomètre carré est de 10 MW de puissance installée (si non, les éoliennes produisent trop de turbulences). La surface minimum d’implantation d’éoliennes pour remplacer une centrale nucléaire: 10 000 (éoliennes) * 2 (MW) / 10 (MW/km2) = 2 000 Km2 (200 000 hectares) soit un carré de 45 kilomètres de côté. Et encore faut-il que ce carré soit vierge de tout accident de terrain, de toute construction, de toute voie de communication, si non, c’est plus grand.
Bien sûr, on peut ne pas être d’accord avec la puissance de la centrale nucléaire prise comme exemple, pas d’accord avec les rendements utilisés ou par d’autres chiffres. Mais même si ce désaccord atteint 25 pourcents à la baisse, la surface recouverte par les éoliennes serait quand même d’environ 1500 Km2 soit un carré de 39 kilomètres de côté, sachant que ces chiffres sont basés sur une implantation des éoliennes dans une zone ventée, mais qu’au bout d’un certain temps, il faudrait se rabattre sur des zones moins ventées et où il faudrait mettre encore plus d’éoliennes pour remplacer du nucléaire.
On peut aussi envisager de les installer en ligne, le long des côtes, là où c’est le plus venté, donc le plus efficace. Soit. Une éolienne tous les 200 mètres, cela fait une ligne ininterrompue de 2 000 Km. Mais comme je suppose qu’il ne sera pas permis d’en implanter dans la réserve du Marquenterre, au pied du Mont Saint Michel, sur les remparts de Saint Malo, à la pointe du Raz ou sur la dune du Pilat, les côtes françaises n’y suffiront pas !
A noter que j’ai pris 80 pourcent comme chiffre de la disponibilité des centrales nucléaire, mais EDF s’arrange évidemment pour ne pas arrêter de tranche en hiver alors que le vent, lui, n’a pas d’état d’âme.
Je ne prendrais aucun parti concernant le bruit des éoliennes, ceci est trop suggestif. Et il ne faut pas oublier certains critères, cela dépend du seuil de bruit que l’on se fixe, de la distance à laquelle on se trouve, de la vitesse et du sens du vent. Néanmoins, je me pose une question. Quel pourrait être le bruit généré par des éoliennes dans un village cerné par celles-ci ? En effet, si une voiture circulant sur une petite route départementale n’est pas considérée comme bruyante, la même voiture au milieu de centaines d’autres sur le périphérique est insupportable pour les riverains. Qu’en sera-t-il de notre éolienne non bruyante au milieu de centaines d’autres. Pourquoi cette question ? Parce que les zones susceptibles d’accueillir des éoliennes en France sont limitées et que s’il fallait installer des milliers d’éoliennes, celles-ci se retrouveraient inévitablement groupées dans les mêmes zones. Le bruit global ne deviendrait-il pas assourdissant ? Encore une fois, ceci n’est qu’une question, en aucun cas une affirmation.
« Planète éolienne » prétend aussi que l’influence sur l’environnement lors de la construction est très faible, le chantier empruntant le plus souvent des voies existantes. Ce n’est pas entièrement faux, si encore une fois, on fait référence à une éolienne domestique. En revanche, pour une ferme d’éoliennes, il y a de fortes chances qu’il en soit tout autrement. Sans revenir sur les nombreuses allées et venues des toupies de bétons et autres camions de ferrailles et les milliers de tonnes de terre, caillasse et autre roche qu’il faut évacuer (et oui, quand on creuse un trou, on se retrouve avec de la terre en trop), tous ceux qui ont assisté au montage d’éoliennes ont été impressionnés par les convois exceptionnels transportant les fûts des pylônes, les gigantesques pales et la cellule de la machine. Il ne faut pas non plus oublier l’accès des grues de très fortes capacités. En fait, il faut une piste de 5.5 mètres de large, à large rayon de braquage, ce qui n’est pas très courant au milieu des champs ou de la garigue.
Et que dire du chantier de montage ?
Les pales ne sont pas assemblées en l’air, mais au sol. Il ne faut pas oublier que l’hélice a un diamètre d’environ 100 mètres. Même s’il n’est pas prévu qu’elle bouge au sol, il faut néanmoins une surface plane d’environ 2800 m2. Tant pis pour la végétation en place, et si le sol n’est pas de niveau, on arase au bulldozer, au diable la nature. Il faut aussi un minimum de préparation du sol pour les deux grues. Une surface décapée et empierrée de 16 par 20 mètres pour la grande et une de 10 par 12 pour la petite. Ceci, bien sur se répète pour chaque éolienne d’une ferme.
Ajoutons pour finir la création du réseau souterrain de lignes à haute tension sur plusieurs kilomètres.
Bien évidemment, le chantier de n’importe quelle centrale aura lui aussi un effet très négatif sur son environnement. Mais cette dégradation est localisée. Rappelons-nous le nombre phénoménal d’éoliennes qu’il faut pour produire l’équivalent de n’importe quelle centrale. Multipliez les nuisances ci-dessus par 10 000 et vous serez peut-être un peu moins convaincu de l’innocuité des éoliennes sur l’environnement, car il faut garder à l’esprit que bien des zones ventées sont aussi des zones naturelles protégées.
6) Les panneaux solaires.
Quand j’écris panneaux solaires, je ne fais pas référence aux panneaux de chauffage de l’eau domestique, dont je trouve l’idée très séduisante (encore que sur quelques forums, certains critiquent la rentabilité de ces équipements), mais aux panneaux solaires photovoltaïques de production d’électricité. Là , je pense que c’est encore plus stupide que les éoliennes. Entendons nous bien, quand je dis stupide, je ne pense évidemment pas à la maison isolée qui n’a que ça comme source d’électricité. Ce que je trouve stupide, c’est d’inciter les français à devenir producteur d’électricité photovoltaïque. Certes, cette énergie est issue du soleil, mais justement, en France, c’est essentiellement en hiver et quand il fait nuit que l’on a le plus besoin d’électricité et quand il fait nuit, le soleil ne brille que par son absence.
Bon, d’accord, mais les périodes de production sont-elles rentables ? Car, en fin de compte, ce qui importe, c’est la rentabilité d’une installation (ou si on est écolo pur et dur, de ne pas perdre trop d’argent dans une solution alternative).
Commençons sans tenir compte des différentes aides. En effet, même ma grand-mère pédalant sur un vélo peut produire de l’électricité rentable si elle reçoit suffisamment d’aides.
Je me base sur des données vendeurs (il y a peu de chance qu’un vendeur dénigre ses produits). Installation d’une surface de 20 m2 en toiture. Coût : 18 000 Euros. Puissance maximum de l’équipement : 2 KW (en crête). Maison située dans le centre de la France (ni trop au nord, ni trop au sud). La carte de la France indique pour cette zone une production d’électricité d’environ 900 KW/h par KW installé ce qui signifie que pour mon installation de 2 KW de puissance, je vais obtenir 1 800 KW/h d’électricité chaque année. Ceci en considérant que mon toit à la pente idéale de 30 degrés, est idéalement orienté plein sud et n’a aucun obstacle devant lui, ce qui est rarement le cas, mais je reste optimiste (dans le cas contraire, on se pénalise très vite de 10 % de sa production. Le tableau du vendeur va jusqu’à 45 % de perte). Si je me base sur une durée de vie de 20 ans et sans aucun frais d’entretient (on peut rêver), on va produire 36 000 KW/h d’électricité qui aurons coûté 18 000 Euros (sans tenir compte des différents emprunts et amortissements). Le prix de ce KW/h est donc de 50 centimes d’Euros. Aujourd’hui, le prix du KW/h EDF, contrat Tempo, heures pleines (le jour), tarif bleu est à 5.66 centimes d’Euros. L’électricité produite ce cette façon coûte donc neuf fois plus que l’électricité classique.
Et les subventions ? D’abord, il ne faut pas perdre de vue que ces subventions, c’est nous tous qui les payons, sous forme d’impôts. Mais même avec elles, et en tenant compte de toutes les contraintes associés (position des panneaux solaire, contrat de 20 ans avec l’EDF), ça ne devient rentable que quand les équipements commencent à rendre l’âme, et cela, bien après que la garantie constructeur n’ait expirée.
Certes, il y a des endroits où ces installations sont subventionnées à bon escient. Par exemple, dans le sud du Portugal, l’électricité produite par ces panneaux solaires fournit un appoint à la sur consommation liée aux climatiseurs. Là , il y a harmonie, car c’est au moment où le soleil chauffe le plus les maisons qu’il fournit le plus d’électricité. Les pics de consommation se situant les après midi d’été. Mais en France où les pics de consommation sont à l’inverse du rayonnement solaire, c’est une belle aberration.
Notons au passage que le rendement maximum idéal d’un panneau solaire ne peut excéder 50 % sur l’année du fait qu’il fait nuit environ la moitié du temps. Mais la réalité est bien pire puisque celui de notre exemple n’est que d’environ 10 %. Sans commentaire !
7) Les lampes à économie d’énergie.
Une lampe à incandescence restitue grosso modo 20 pourcent de sa consommation d’électricité sous forme d’éclairage et les 80 pourcent restant sont dissipés en chaleur. Partant de ce constat, préconiser des lampes à économie d’énergie parait judicieux et surtout rentable pour le consommateur au vu des chiffres avancés.
Quand est-il réellement ?
D’abord, il faut, comme pour tout le reste d’ailleurs, replacer le problème dans son environnement. Pour une lampe située en extérieur, il n’y a pas photo. Pourquoi payer des Kilowatts à l’EDF pour réchauffer l’air extérieur et donc la planète ?
Par contre, la réponse est bien moins évidente pour l’intérieur. En effet, quand allume-t-on l’éclairage dans une pièce ? Quand il y fait sombre. Or, il y fait sombre bien plus souvent en hiver qu’en été. Il ne fait aucun doute que la consommation d’électricité pour l’éclairage est largement plus forte en hiver quand il fait nuit à partir de 17 heures qu’en été quand il fait encore soleil à 22 heures. De ce fait, une lampe à incandescence va produire de la chaleur essentiellement en hiver. Si l’on dispose d’un thermostat bien réglé, on va consommer plus d’électricité d’éclairage avec une lampe classique mais moins de chauffage. Donc, en hiver, une lampe à économie d’énergie ne fera rien gagner du tout. Pire, si on se chauffe avec une énergie fossile (gaz, fuel), la lampe à économie d’énergie va faire baisser la facture d’électricité, mais va faire augmenter la facture de chauffage. Et si l’on consomme plus d’énergie fossile, on pollue plus. Dans certains cas, on en arrive à la conclusion qu’utiliser des lampes à économie d’énergie peut être plus polluant que d’utiliser des lampes classiques !
Et pour le portefeuille du consommateur, qu’en est-il ?
Deux arguments sont avancés pour l’incitation du consommateur. Elles consomment moins et elles durent plus longtemps. Ce second argument était surement valable au tout début de leur commercialisation, mais maintenant, n’importe qui fabrique des lampes en tirant toujours les prix vers le bas. Certaines lampes ont une durée de vie bien plus courte que les lampes classiques à tel point que les grands fabricants de lampes se sont mis à vendre des lampes avec garantie. Mais ceci a un surcout. Sont-elles rentables ? A mon avis, en extérieur, certainement, en intérieur, vu le surcout d’achat, probablement pas.
On trouve le même problème avec les lampes à LED (ou DEL, Diode Electro Luminescente). Une LED a une durée de vie théorique de 10 ans de fonctionnement, mais on ne trouve aucune garantie sur ces lampes, pas même six mois! Parce que l’électronique qui la compose est au rabais, ou bien parce qu’on force électriquement la diode pour qu’elle éclaire plus, mais ceci au détriment de sa durée de vie. J’ai vu des lampes à LED claquer au bout de quelques dizaines d’heures d’utilisation seulement. Vous pouvez essayer de la rapporter au vendeur, il va vous rire au nez.
Le bioéthanol est l’éthanol d’origine biologique et agricole. Il n’est pas issu de l’agriculture dite “biologique”. Le préfixe “bio” signifie simplement qu’il est produit à partir de matières vivantes (végétales). Il est utilisé comme biocarburant dans les moteurs à essence. Il s’agit d’un vecteur énergétique issu de l’agriculture et appartenant à la famille des énergies renouvelables (source: Wikipédia).
Je ne vais pas m’étendre sur le commentaire de Jean Ziegler qui qualifie de “crime contre l’humanité qui est commis lorsque l’on convertit un sol productif pour l’alimentation en terre à produire du biocarburant”. Je vais me contenter d’énumérer certains chiffres. Sur la zone industrielle de Lillebonne (76), il y a une usine de transformation de blé en bioéthanol (groupe Téréos). Elle engloutie annuellement 820 000 tonnes de blé, soit la production d’environ 100 000 hectares de terres agricoles. Cette goinfrerie représente 100 tonnes par heure, que ce soit le jour ou la nuit, la semaine ou le week-end. Cent tonnes qui, pour l’instant, arrivent par camions, ce qui en fait une jolie noria, pas des plus écolo, il faut bien le dire (en fait, aucune facilité de transport n’étant en place à l’heure actuelle, tout ce fait par la route, la production d’éthanol “écologique” repartant aussi par camion). Cette usine produit aux alentours de 240 000 tonnes d’éthanol. Mais l’éthanol ayant un pouvoir énergétique 34 % plus faible que l’essence, cette production représente l’équivalent de 160 000 tonnes d’essence (soit un rendement absolument désastreux de 19.5 pourcent). Ce bioéthanol est incorporé de force (de par la loi française) à l’essence produite en France. La France importe du pétrole brut pour ces besoins (énergétiques, chimiques, etc.). Or, quand on distille un litre de pétrole, on obtient du gasoil et aussi de l’essence. Le parc automobile français étant orienté Diesel, la France est déficitaire en gasoil et excédentaire en essence. Comme on a trop d’essence, on en profite pour y ajouter du bioéthanol. Comme ça, on a encore un peu plus d’excédent. Et chaque année, on expédie de la France vers les Etats Unis plusieurs millions de tonnes d’essence. Et on en expédie d’autant plus à chaque fois qu’on augmente le pourcentage obligatoire de bioéthanol.
Au fait, que devient le reste du blé qui entre dans cette usine ? Pour obtenir une réponse, il faut jouer au petit James Bond. Cela se divise en deux parties grosso modo identiques. Du CO2 qui retourne, via l’atmosphère, vers les plantes. Des déchets solides qu’il était initialement prévu d’utiliser comme aliment pour animaux, mais qui, en réalité, partent très discrètement, à la décharge ! Cette filière écolo produit donc des centaines de milliers de tonnes de déchets. En réalité, elle produit largement plus de déchets que de produit noble.
Que représente la production de cette usine, et donc la production de ces 100 000 hectares dans la consommation française de carburant ? Pour l’essence seule, cela ne représente guerre qu’un et demi pourcent de la consommation nationale. Pour l’ensemble des carburants automobile, un pauvre demi-pourcent. Maintenant, posons nous la question, combien de personnes pourrions-nous nourrir avec 100 000 hectares de bonne terre ? Combien d’africains sauverions nous de la faim avec ce blé ? Question iconoclaste, les écolos démagos préfèrent se préoccuper de l’avenir des ours polaires.
Tous ceci fait dire à certains que la filière du bioéthanol à partir de blé a un bilan écologique proche de celui de l’essence d’origine fossile. Quand on ajoute ceci au commentaire de Jean Ziegler, on se demande pourquoi ce procédé n’est pas purement et simplement interdit.
Ah, encore un petit détail, sans grande importance. Puisque l’éthanol contient moins d’énergie par rapport à l’essence, on en consomme plus. Mais “bonne nouvelle”, ce n’est pas pour autant moins cher. Par contre, l’essence que l’on vend aux américains, elle, ne contient absolument pas de bioéthanol !
Certaines de ces lampes à économie d’énergie émettent un rayonnement radioactif
Pour plus d’informations je vous invite à vouss reporter au site que j’ai créé sur le sujet:
http://monsite.orange.fr/lampes-economie/
Merci de donner votre avis et bonne visite
Francois
Cars and houses are quite expensive and not everyone can buy it. But, business loans was invented to aid different people in such kind of cases.
Mon égo dut-il en souffrir, cela fait toujours plaisir de voir que ses idées sont partagées. C’est agréable de se voir publier. C’est agréable de se voir citer. Mais ce n’est pas du tout agréable de se voir plagier. Or, c’est ce qu’a fait Antric69 le samedi 7 mars 2009. Et non content de recopier mot par mot mes quelques pages, il croit nécessaire de préciser : « Ce texte je l’ai écris ».
C’est un procédé de faux jeton !
Pour lever toute ambigüité, j’ai publié ma prose le 17 juin 2008 dans le forum à cette adresse : http://www.notre-planete.info/forums/discussion.php?id=46457
Arizonaman
Mon égo dut-il en souffrir, cela fait toujours plaisir de voir que ses idées sont partagées. C’est agréable de se voir publier. C’est agréable de se voir citer. Ça l’est moins de se voir plagier. Or, c’est ce qu’a fait Antric69 le samedi 7 mars 2009. Et non content de recopier mot par mot mes quelques pages, il croit nécessaire de préciser : « Ce texte je l’ai écris ».
Ce n’est pas très fair play.
Pour lever toute ambigüité, j’ai publié ma prose le 17 juin 2008 dans le forum à cette adresse : http://www.notre-planete.info/forums/discussion.php?id=46457
Arizonaman