Loi pour la transition énergétique votée. Place au concret !

C’est hier en fin de journée que les députés ont (enfin !) voté la loi pour la transition énergétique et la croissance verte. Et pour la première fois, un cadre législatif impose de réduire la part du nucléaire dans le mix électrique français !

Mais il ne s’agit bien que d’un cadre dans lequel devra s’opérer la transition énergétique. Pour que cette loi ne reste pas lettre morte et pour que s’appliquent concrètement, sur le terrain, de véritables changements, tout reste à faire.

François Hollande doit faire en sorte que ce texte franchisse les écueils du financement et de sa mise en œuvre. Il doit agir dès maintenant pour donner les moyens à la France d’entamer sa transition énergétique. Une VRAIE transition énergétique, celle d’un pays qui va présider la Conférence sur le climat en décembre prochain…

Prochaine étape : la Programmation Pluriannuelle de l’Energie

La Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) est la déclinaison opérationnelle de cette loi. Son contenu ainsi que l’échéance pour son élaboration ne sont aujourd’hui toujours pas connus.

A la fermeture de deux réacteurs à Fessenheim (qui fait partie des engagements de campagne de François Hollande) il faudra ajouter trois autres fermetures d’ici 2018 pour avoir ne serait-ce qu’une chance d’atteindre les objectifs fixés par la loi.

En parallèle, il est nécessaire de se donner les moyens de mettre la transition énergétique en état de marche. Un récent rapport de l’ADEME a démontré que 100% d’énergies renouvelables en France, c’est possible, en plus d’être rentable !
En tant qu’hôte de la Conférence sur le climat qui aura lieu à la fin de l’année, François Hollande doit se donner les moyens de réaliser une transition énergétique digne de ce nom. Pour atteindre 27% d’énergies renouvelables électriques en 2020 et 40% en 2030, il va devoir mettre les bouchées doubles !

Pour nous, le moment est historique.
Depuis le début de son existence, Greenpeace n’a eu de cesse de combattre les énergies du passé qui mettent en danger les populations et notre planète.
Mais nous ne perdons pas de vue la nécessité de la mise en œuvre opérationnelle de ce texte et de la place qui doit être faite aux énergies renouvelables.

Vous êtes déjà plus de 48 000 à avoir demandé à François Hollande de prendre ses responsabilités pour le climat. La mobilisation ne doit pas s’arrêter là.

[Action à Bercy] Faillite du nucléaire : « François Hollande, arrêtez les frais et investissez dans les renouvelables ! »

Dès 6h40 du matin le 1 juillet 2015, 25 militants de Greenpeace bloquaient l’accès au ministère de l’Économie et des Finances à Bercy, pour demander à François Hollande de cesser de gaspiller l’argent public dans le nucléaire et d’investir massivement dans les énergies renouvelables.

Nucléaire : une industrie en faillite

Contrairement aux idées reçues, le secteur du nucléaire est aujourd’hui en situation de quasi faillite économique. Les récents rebondissement autour de la situation désatreuse d’Areva ne doivent pas faire illusion. Il ne s’agit pas d’un acteur mal géré ou en crise passagère : c’est toute une industrie qui se trouve aujourd’hui dans l’impasse. C’est ce que démontre une nouvelle étude publiée par Greenpeace. Les chiffres sont accablants.

COP21 : prendre le chemin des changements concrets

Une nouvelle session de négociations techniques sur le climat s’est terminée vendredi 12 juin 2015 à Bonn en Allemagne. Elle réunissait 196 pays sous l’égide de l’ONU. Objectif affiché : progresser sur le texte qui a vocation à devenir l’accord de Paris lors de la COP21 en décembre prochain. Après deux semaines de discussions techniques, sans surprise, très peu d’avancées ont réellement été décidées. Pourtant le cap est connu : pour contenir le réchauffement climatique dans la fourchette des 2°C, il est impératif de passer à 100 % de renouvelables pour tous d’ici 2050.

La Transition en Actions !

Cette « loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte » (sic) était largement incomplète, en dessous des ambitions affichées et de l’exemplarité française vantée par le chef de l’État pour l’organisation de la conférence internationale pour le Climat de 2015… Mais cette loi marquait tout de même une rupture avec la tradition historique du nucléaire en France. pourtant, cette loi est sortie plus affaiblie encore des discussions au Sénat.

Le Sénat fait de la transition énergétique un objet du passé

Cette « loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte » (sic) était largement incomplète, en dessous des ambitions affichées et de l’exemplarité française vantée par le chef de l’État pour l’organisation de la conférence internationale pour le Climat de 2015… Mais cette loi marquait tout de même une rupture avec la tradition historique du nucléaire en France. Sur ce sujet, lire notre billet : Une loi de transition énergétique pavée de bonnes intentions

Le nucléaire, religion d'Etat en France

La proposition de loi UMP adoptée jeudi 5 février à l’Assemblée nationale, à la quasi-unanimité, alourdit les sanctions en cas d’intrusion sur un site nucléaire. À l’initiative de ce texte, le député UMP Claude de Ganay, maire de Dampierre-en-Burly de 1995 à 2014, qui n’a pas dû apprécier la visite de nos militants dans la centrale de sa commune en 2007.

Profitant du climat de panique sécuritaire post-Charlie, M. de Ganay a obtenu un consensus pour « sacraliser » les installations nucléaires, faisant adopter une proposition de loi qu’il avait déjà présentée, en vain, à plusieurs reprises.

dessin Honoré

Drones et sécurité des installations nucléaires françaises

Depuis le 14 septembre plus de 30 survols par des véhicules aériens sans pilote, mieux connus sous le nom de drones, ont été recensés sur 19 sites nucléaires français, dont 14 centrales nucléaires exploitées par EDF.

Les motivations et objectifs de ces survols non autorisés restent encore inconnus à ce jour. Ces drones violent de façon flagrante l’interdiction d’accès à l’espace aérien au-dessus et à proximité des centrales nucléaires. À ce jour, EDF et les autorités nationales de sûreté et de sécurité nucléaires se sont avérées incapables d’anticiper, de détecter et d’empêcher ces survols, ainsi que d’identifier les responsables.

Das franzoesische AKW Fessenheim liegt direkt an der deutschen G

Survols de sites nucléaires : et si on voyait les choses en face ?

Depuis le début du mois d’octobre, des sites nucléaires français ont été survolés par un ou plusieurs drones. Greenpeace a eu connaissance de ces survols au moment où l’information a été rendue publique dans certains médias locaux proches des centrales EDF concernées ou sur les sites internet de ces centrales. Greenpeace a alors enquêté, afin d’allonger la liste, en particulier au niveau des sites appartenant au CEA ou Areva.