[Action à Bercy] Faillite du nucléaire : « François Hollande, arrêtez les frais et investissez dans les renouvelables ! »

Dès 6h40 du matin le 1 juillet 2015, 25 militants de Greenpeace bloquaient l’accès au ministère de l’Économie et des Finances à Bercy, pour demander à François Hollande de cesser de gaspiller l’argent public dans le nucléaire et d’investir massivement dans les énergies renouvelables.

Nucléaire : une industrie en faillite

Contrairement aux idées reçues, le secteur du nucléaire est aujourd’hui en situation de quasi faillite économique. Les récents rebondissement autour de la situation désatreuse d’Areva ne doivent pas faire illusion. Il ne s’agit pas d’un acteur mal géré ou en crise passagère : c’est toute une industrie qui se trouve aujourd’hui dans l’impasse. C’est ce que démontre une nouvelle étude publiée par Greenpeace. Les chiffres sont accablants.

COP21 : prendre le chemin des changements concrets

Une nouvelle session de négociations techniques sur le climat s’est terminée vendredi 12 juin 2015 à Bonn en Allemagne. Elle réunissait 196 pays sous l’égide de l’ONU. Objectif affiché : progresser sur le texte qui a vocation à devenir l’accord de Paris lors de la COP21 en décembre prochain. Après deux semaines de discussions techniques, sans surprise, très peu d’avancées ont réellement été décidées. Pourtant le cap est connu : pour contenir le réchauffement climatique dans la fourchette des 2°C, il est impératif de passer à 100 % de renouvelables pour tous d’ici 2050.

La Transition en Actions !

Cette « loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte » (sic) était largement incomplète, en dessous des ambitions affichées et de l’exemplarité française vantée par le chef de l’État pour l’organisation de la conférence internationale pour le Climat de 2015… Mais cette loi marquait tout de même une rupture avec la tradition historique du nucléaire en France. pourtant, cette loi est sortie plus affaiblie encore des discussions au Sénat.

Le Sénat fait de la transition énergétique un objet du passé

Cette « loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte » (sic) était largement incomplète, en dessous des ambitions affichées et de l’exemplarité française vantée par le chef de l’État pour l’organisation de la conférence internationale pour le Climat de 2015… Mais cette loi marquait tout de même une rupture avec la tradition historique du nucléaire en France. Sur ce sujet, lire notre billet : Une loi de transition énergétique pavée de bonnes intentions

Le nucléaire, religion d'Etat en France

La proposition de loi UMP adoptée jeudi 5 février à l’Assemblée nationale, à la quasi-unanimité, alourdit les sanctions en cas d’intrusion sur un site nucléaire. À l’initiative de ce texte, le député UMP Claude de Ganay, maire de Dampierre-en-Burly de 1995 à 2014, qui n’a pas dû apprécier la visite de nos militants dans la centrale de sa commune en 2007.

Profitant du climat de panique sécuritaire post-Charlie, M. de Ganay a obtenu un consensus pour « sacraliser » les installations nucléaires, faisant adopter une proposition de loi qu’il avait déjà présentée, en vain, à plusieurs reprises.

dessin Honoré

Drones et sécurité des installations nucléaires françaises

Depuis le 14 septembre plus de 30 survols par des véhicules aériens sans pilote, mieux connus sous le nom de drones, ont été recensés sur 19 sites nucléaires français, dont 14 centrales nucléaires exploitées par EDF.

Les motivations et objectifs de ces survols non autorisés restent encore inconnus à ce jour. Ces drones violent de façon flagrante l’interdiction d’accès à l’espace aérien au-dessus et à proximité des centrales nucléaires. À ce jour, EDF et les autorités nationales de sûreté et de sécurité nucléaires se sont avérées incapables d’anticiper, de détecter et d’empêcher ces survols, ainsi que d’identifier les responsables.

Das franzoesische AKW Fessenheim liegt direkt an der deutschen G

Survols de sites nucléaires : et si on voyait les choses en face ?

Depuis le début du mois d’octobre, des sites nucléaires français ont été survolés par un ou plusieurs drones. Greenpeace a eu connaissance de ces survols au moment où l’information a été rendue publique dans certains médias locaux proches des centrales EDF concernées ou sur les sites internet de ces centrales. Greenpeace a alors enquêté, afin d’allonger la liste, en particulier au niveau des sites appartenant au CEA ou Areva.