Très cher nucléaire

C’est un document qui va donner du grain à moudre au gouvernement qui doit présenter le 18 juin – au lieu du 11 juin – les grandes lignes de la loi de transition énergétique, ainsi qu’aux députés qui devront la discuter et la voter.

Ce mardi, la commission d’enquête parlementaire a remis au président de l’Assemblée Nationale son rapport sur les coûts de la filière nucléaire. La création de cette « Commission d’enquête relative aux coûts passés, présents et futurs de la filière nucléaire, à la durée d’exploitation des réacteurs et à divers aspects économiques et financiers de la production et de la commercialisation de l’électricité nucléaire », dont le président est François Brottes et le rapporteur Denis Baupin avait été décidée le 11 décembre par l’Assemblée Nationale.

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Un rapport à charge pour l’État …

La principale question soulevée par les députés dans ce rapport ( voir la version intégrale de ce rapport publiée par France Info ) est celle de la gouvernance du nucléaire. L’État est instamment prié de prendre en main l’avenir du parc électronucléaire français et de lever certaines incertitudes…
De prendre ses responsabilités en somme.

… Et pour les finances de l’État !

Les travaux de cette commission confirment les risques économiques et les incertitudes liés à la prolongation du nucléaire en France.

Après la Cour des comptes qui a rendu public, mardi 27 mai, un rapport sur les coûts de la filière nucléaire, soulignant l’envol de la facture nucléaire (lire l’article du Monde : Facture du nucléaire : l’alerte de la Cour des comptes), la commission Brottes / Baupin se dit préoccupée par une forme de dérive financière de la filière électro-nucléaire : coût d’exploitation, mur d’investissement, amélioration de la sûreté, érosion de la rentabilité, coût croissant de l’EPR.

En effet : suivre la stratégie proposée par EDF, à savoir exploiter les réacteurs au-delà de 40 ans, coûtera très cher : 4,4 milliards d’euros par réacteur, selon une étude publiée par le cabinet Wise-Paris en février 2014.
D’après ce rapport, si EDF voulait exploiter ses réacteurs au-delà de 40 ans dans des conditions de sûreté proches de celles des nouveaux EPR, cela pourrait coûter 4 fois plus cher qu’annoncé, soit environ 4 milliards d’euros par réacteur.

Et si on comparait aux EnR ?

Une analyse confirmée aujourd’hui par Greenpeace, qui publie une étude synthétique comparant les coûts de production futurs de l’électricité nucléaire et les coûts de production futurs de l’électricité d’origine renouvelable.

Greenpeace y expose de manière synthétique les coûts de production futurs de l’électricité issue de réacteurs nucléaires français qui seraient exploités au-delà de 40 ans, et les compare à ceux de l’électricité d’origine renouvelable dans les années à venir. Elle repose sur les expertises indépendantes de Global Chance et de Wise-Paris et utilise la méthode du coût courant économique (proposée par la Cour des comptes) pour évaluer les coûts de production du nucléaire.
Concernant ceux des renouvelables, les données utilisées sont celles fournies par différents acteurs institutionnels et industriels tels que l’AIE (Agence internationale de l’énergie), le Fraunhofer-Gesellschaft (organisme allemand spécialisé dans la recherche en sciences appliquées) , l’IRENA (Agence Internationale de l’énergie renouvelable) , l’EWEA (European Wind Energy Association), l’EIA (Agence de l’énergie américaine) , la Cour des comptes ou encore l’ADEME.

Si investir afin de prolonger la durée de fonctionnement des réacteurs nucléaires au-delà de 40 ans correspond à la stratégie industrielle d’EDF, rappelons que pour l’ASN, seule autorité habilitée à donner son accord sur la prolongation, « l’extension au-delà de 40 ans n’est pas acquise« .

Les conclusions de l’analyse menée par Greenpeace sont claires

Des conclusions qui tiennent en un schéma, ou en quelques points. En résumé ? Pour que le nucléaire reste moins cher que les énergies renouvelables à court terme, il faudrait le prolonger en bradant la sûreté, pourtant mise en exergue par les industriels et les États depuis le déclenchement de la catastrophe nucléaire de Fukushima.

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En quatre points clés

  • Le coût courant économique de l’électricité produite par chaque réacteur rénové à un niveau de sûreté approchant des exigences de l’EPR atteindrait 133 €/MWh. Cela correspond à un investissement de près de 4,4 Md€ par réacteur (rapport Wise).
  • Le coût courant économique du nucléaire dépasserait, dans ces conditions, les coûts futurs de production des principales énergies renouvelables électriques. Ce dépassement serait effectif dès aujourd’hui pour l’éolien terrestre (coût compris entre 40 et 80 €/MWh), dès 2018 pour le solaire et à partir de 2020 pour l’éolien maritime.
  • Le choix d’une prolongation du parc nucléaire qui limiterait la hausse des coûts de production de l’électricité nucléaire, et assurerait sa rentabilité face aux énergies renouvelables, devrait être fait pour rester viable et peu cher, avec un niveau d’investissement réduit sur le niveau de sûreté des réacteurs.
  • Le remplacement du nucléaire ancien par des réacteurs nouveaux type EPR n’apporterait pas les mêmes avantages sur les coûts de production que les renouvelables.

Lire l’intégralité de l’étude

Que dira le projet de loi ?

Avec plus de deux ans de retard sur le calendrier défendu par le candidat François Hollande pendant sa campagne présidentielle, et après moult incertitudes, annonces, reports et autres couacs ministériels, Ségolène Royal doit présenter, le 18 juin prochain, les grandes lignes du projet de loi sur la transition énergétique.

Le bon sens économique et environnemental voudrait que le gouvernement plafonne à 40 ans maximum la durée d’exploitation des réacteurs nucléaires.

Sans décision claire sur ce point, comme l’a souligné la Cour des comptes, l’État laisserait EDF imposer aux Français sa coûteuse obstination pour le nucléaire.

Alors que près de 13 000 citoyens européens demandent aujourd’hui la limitation de durée de vie du parc nucléaire européen et français, nous sommes impatients de savoir, enfin, ce qui sera proposé.

Vos commentaires

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23 commentaires pour « Très cher nucléaire »

"Très cher nucléaire" ==> Sans blague ?!

Encore une fois, Greenpeace parle ARGENT mais jamais CO2. Un peu embêtant pour une ONG "environnementale"...

Après tout, chacun ses priorités : la planète pour certains, les adhérents pour d'autres...

Justement, parlons-en du CO2, du nucléaire et des énergies renouvelables.

Ici, on voit les productions d'électricité annuelle qui ont été ajoutées

http://energeia.voila.net/energie/comparatif_nes.htm

Depuis 2006, le nucléaire est très largement dépassé par l'éolien. Depuis 2011, il est aussi dépassé par le solaire.

Et il est bien question de production d'électricité, des TWh, pas seulement de la puissance.

Pour les gens pressés, les graphiques sont déjà une bonne indication à garder en mémoire.

Après la constatation faite sur les dix dernières années, passons à la situation prévisible pour les cinq prochaines années, selon de grandes organisations officielles.

http://energeia.voila.net/electri/co2_ges_nucle_renouv.htm

Cette fois, non seulement les graphiques sont très démonstratifs, mais les données précisées pour chaque année jusqu'en 2018 confirment la suprématie des énergies renouvelables en plein essor à côté d'un nucléaire qui piétine.

Alors que les énergies renouvelables ont toujours produit plus d'électricité que le nucléaire, l'écart se creuse au fil des ans. En 2018, ce sera déjà plus du double d'électricité renouvelable que d'électricité nucléaire.

Le coût de production et la sécurité des investissements expliquent sans doute cette situation méconnue.

Par ailleurs, plusieurs études ou informations sur les coûts peuvent être lus dans d'autres documents.

MERCI DE FAIRE ENCORE PLUS TOUT CE QUI EST EN VOTRE POUVOIR
LE TEMPS PRESSE
JHS JMC

nous voilà, à compter sous-sous, quand cela ne va plus rapporter. . . . . restera à payer !

financièrement et plus tard humainement.

On continu en ferment les yeux,avec l'excuse de ne pouvoir faire autrement, mais l'os est pour un futur proche. Alors on continu ? . . . .

Comparer le coût d'un MWh garanti (fossile, nucléaire ou hydraulique) avec un MWh aléatoire (éolien ou PV) n'a pas grand sens. Les réseaux électriques fonctionnent avec des MWh garantis, tant qu'on ne sait pas stocker massivement l'énergie. Au coût du MWh aléatoire, il faut donc rajouter le coût et la nature du back-up. C'est ce qui explique que l'Allemagne, qui a installé plus de puissance aléatoire que la totalité de la puissance nucléaire française, paie son électricité deux fois plus cher qu'en France, et que ses émissions de gaz carbonique continuent d'augmenter (hors période de crise !).

à JT : mais quel est donc le bilan CO2 de l'atome ? loin d'etre nul, comme on l'affirme souvent : prospection, extraction, transport des minerais et yellow-cake, enrichissement, construction (béton, acier) de centrale, tout ça c'est cadeau ?
De plus Montebourg se vante (!) de "l'indépendance énergétique de la Frrrance" : avec tout l'uranium qui est importé, les désastres sanitaires sur place (voir le Niger), elle est où ?
mais c'est pas grave : il suffit de répéter, ça finira bien par etre vrai...

A poltox : L'article de Greenpeace parlait des coûts, j'ai donc répondu sur les coûts. Vous ne contestez pas ce que j'ai dit, et j'en prends acte : comparer des kWh garantis ou aléatoires n'a pas de sens, il faut inclure le coût du back-up. Rappelons que l'éolien off-shore est à 230 €/MWh, et l'éolien on-shore à environ 80 €/MWh - sans compter le back-up. Vous abordez maintenant la question des émissions, soit.
Le charbon émet 860 g/kWh (1300 en prenant en compte la qualité et le transport), l'éolien est à 11 g/kWh (75 en tenant compte du béton et autres matériaux), le nucléaire à 8 g/kWh (59 en tenant compte de l'enrichissement, qui dépend de l'origine de l'électricité utilisée). Donc l'éolien et le nucléaire sont voisins, en termes d'émission.
Je suppose que vous allez maintenant avancer un autre argument ?

Jacques Treiner

A JT... comme beaucoup vous oubliez le coût et les émissions concernant l'extraction de l'uranium, le transport ainsi que le soi disant retraitement, stockage... etc...
Même si aujourd'hui il paraît compliqué de changer d'énergie, il est impératif de penser global et aux futures générations... le nucléaire sûr et propre n'existe pas, l'histoire nous le prouve... !
Rester dans un système énergétique cher, peu fiable et vieillissant, demandez à Erdf le pourcentage de perte pour le transport de l'électricité et vous serez surpris, est contre le progrès !

Bonjour et merci à Green Peace de mettre à disposition cet espace d'échange.

J'aimerai savoir si beaucoup de militant de Green Peace ont vu le documentaire "Pandora'promise" et ce qu'ils en pensent.

Savent ils que Patrick Moore, un des fondateurs de Green Peace est devenu un pro-nucléaire?
"En 1976, Moore avait déclaré que les centrales nucléaires étaient les « appareils les plus dangereux jamais créés par l'homme1 ». Toutefois, Moore est aujourd'hui en faveur de l'utilisation de l'énergie nucléaire, en même temps que des énergies renouvelables (hydroélectrique, géothermique, biomasse et éolienne). Il soutient que n'importe quel plan réaliste aboutissant à la réduction de la dépendance aux hydrocarbures fossiles et donc à la réduction de l'émission de gaz à effet de serre doit inclure une utilisation accrue de l'énergie nucléaire."

natmak dit :
le 16 juin 2014 à 19:28

{...}demandez à Erdf le pourcentage de perte pour le transport de l'électricité et vous serez surpris,

>>>> c'est mieux si tu le dis natmak : environ 30% de perte sur les réseau THT. et tu pourrais même ajouter qu'une centrale nucléaire CONSOMME à peu près un quart de sa production électrique (donc si je sais compter plus de la moitié de la production n'est pas utilisée par le consommateur final, celui qui paie une facture edf)

>>> un doute m'étreint, merci à un-e spécialiste de confirmer les chiffres !!!

A natmak :
Les émissions de CO2 liées à l'extraction de l'uranium, son transport, son enrichissement etc. sont prises en compte dans l'estimation que je vous ai citée.
Prenons un exemple. Il faut environ 500000 m3 de béton pour une centrale nucléaire moderne de 1,5 GW, soit environ 1,1 millions de tonnes. Pour une éolienne de 3 MW, il en faut 1200 tonnes. Mais le facteur de charge d'une éolienne est de 20%, donc pour obtenir une puissance moyenne de 1,5 GW, il faut 2500 éoliennes, soit 2,5 millions de tonnes de béton. Mais la durée de vie d'une éolienne est de l'ordre de 20 ans, moins de la moitié de la durée de vie d'une centrale nucléaire. IL faut donc multiplier par au moins deux la quantité de béton. Au total, ça fait plus de 5 fois plus de béton pour les éoliennes que pour le nucléaire (avec environ 30 kg de CO2 par tonne de béton). Il faut ensuite compter les métaux : environ 275 tonnes d'acier par éolienne.
Je maintiens donc que, du point de vue des émissions, éolien et nucléaire sont comparables. Si vous contestez ce point, il faut donner des sources avec des chiffres précis.
Cordialement,

Jacques Treiner

Bonjour,
Autant je soutiens vos actions dans d'autres domaines comme par exemple celui du trafic des bois tropicaux, autant je ne comprend pas votre attitude face au nucléaire (et je ne suis pas le seul) même si je comprend votre inquiétude d'une manière générale.
Vous parlez de passer à 1% de nucléaire en 2030 alors que vous savez bien que c'est complètement irréaliste. Pour le remplacer par quoi ? ... des ENR non permanentes (solaire, éolien...) qui ne représenterons au mieux que 20 à 25% de la demande totale et qui nous feront défaut du jour au lendemain en cas de journées sans vent et sans soleil, en hiver comme par hasard au moment où nous en auront le plus besoin.
Nous nous retrouveront alors dans la situation de l'Allemagne (situation qui devrait d'ailleurs nous servir de leçon !) : Remplacement du nucléaire par le charbon ou le gaz, + de CO2 et explosion du coût du KWh produit avec des conséquences antisociales directes.
De part mon métier, je participe depuis dix ans, tous les jours, de façon concrète, à améliorer l'environnement en concevant et construisant des maisons à ossature bois bio-climatiques très performantes du point de vue énergétique, pour lesquelles nous n'avons pas attendu les règlementations RT2012 et BEPOS et à mettre en oeuvre les énergies renouvelables les mieux adaptées pour le chauffage et l'eau chaude sanitaire.
Je suis assez remonté contre certains "écolos" qui vivent quasi-exclusivement dans la théorie et donnent des leçons à tout le monde en empilant des solutions qui s'excluent parfois mutuellement parce qu'ils ne vivent pas dans la vraie vie.
Quant à diminuer fortement la consommation énergétique, je ne vois pas très bien comment y arriver alors que la population augmente tous les ans et que beaucoup de gens n'ont pas et n'auront pas les moyens de faire construire + performant ou bien d'améliorer sensiblement l'efficacité energétique de leur logement.
Je pense également qu'il faut arrêter de faire inutilement peur aux gens avec le nucléaire en faisant par exemple référence à Fukushima. Nous ne sommes pas au japon d'autant plus qu'il ne faut oublier que l'échelle de Richter est logarithmique... (100 fois plus d'énergie dégagée entre niveaux 4 et 6 par Ex.)
Ne mettons pas la charrue avant les boeufs: Développons d'abord les énergies de substitution et les ENR avant de toucher au nucléaire.
Il n'y a malheureusement pas de solution idéale à ce jour.

Cordialement

Gilles Peyrat

Ben tiens, quand on parle argent et opérations financières fumeuses !

http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/06/16/greenpeace-perd-3-8-millions-d-euros-a-cause-d-un-de-ses-employes_4439229_3234.html

A cause d'un employé. La solidarité est dans les gènes de l'ONG on dirait... On a connu le sarkodon, à quand le Greenpeacedon ?!!

Autant d'argent pour des théories complètements farfelues, et une gestion faussement transparente. C'est l'écologie qui est ridiculisée, une fois de plus.

Bonjour a tous! Et non le nucléaire pollue et présente de gros risques il serait temps de passer a autre chose
Au fait la visite du béluga 2 a Metz fut très instructive vous revenez quand vous voulez!!!!

En allemagne, la transition énergétique leur coûtera de 2000 à 3000 milliards d'euros sans baisse d'émission de CO2 qui sont double des nôtres actuellement. Greenpeace n'en n'a rien à faire de ces émissions. Veut-on une grosse récession en plus, et encore plus de misère en France?

A Jacques Treiner : Le nucléaire a également besoin de moyens d’adaptation à la charge (centrales gaz principalement ou centrales charbon allemandes qui tournent pendant les pointes hivernales quand les réacteurs français n’arrivent pas à couvrir la demande). Le nucléaire produit tout le temps, même quand on n’en a pas besoin (c’est pourquoi EDF brade l’électricité la nuit et a fait tant de pub pour le chauffage électrique). Donc une grande partie de l’énergie nucléaire produite a une valeur faible alors que le photovoltaïque produit au moment des pics de consommation, et donc une énergie qui a beaucoup plus de valeur.
Par ailleurs, l’Université du Delaware montre qu’un réseau très important (20% de la taille des USA) avec 100% de renouvelables et un peu de stockage hydrogène peut fonctionner 99,9% du temps (même la nuit) au même prix qu’aujourd’hui. Donc comparer les coûts nucléaires et EnR est légitime, tellement légitime que cela explique le déclin du nucléaire ; sa part de marché est passé de 2,5% de l’énergie mondiale en 2008 à moins de 1,7% en 2011 http://www.udel.edu/udaily/2013/dec/renewable-energy-121012.html

A PEYRAT Gilles : L'affirmation comme quoi le charbon a augmenté pour compenser la baisse du nucléaire en Allemagne est fausse; Il suffit de regarder les chiffres sur 10 ans pour être obligé de reconnaître qu’il baisse : même en fermant ses 8 réacteurs (-34%), l’Allemagne a baissé de 9% le gaz, de 3% le charbon et n'a augmenté que de 5% la lignite (principalement à la place du gaz de Poutine). cf. étude Fraunhofer page 10 http://www.ise.fraunhofer.de/en/downloads-englisch/pdf-files-englisch/news/electricity-production-from-solar-and-wind-in-germany-in-2012.pdf

Dire que le photovoltaïque produt au moment des pics de consommation n'est pas tout à fait exact. En dehors de l'été où la consommation est en forte baisse (mois de chauffage), les pics ont lieu vers 8h et 19h là où le photovoltaïque ne produit pas. Et l'été ce ne sont pas les quelques pour cent de PV qui suffiront à alimenter le réseau de manière significative et sécurisée (et à quel prix cette électricité?)

Les pics de consommation hivernaux de 19h sont en grande partie dus au chauffage électrique, lui même lié au nucléaire : la France est le seul pays au monde avec 78% de nucléaire et 75% de chauffage électrique dans le neuf (avant RT2012). EDF a fait de la pub pendant des décennies pour développer le chauffage électrique pour avoir un débouché pour son électricité produite la nuit quand personne n'en avait besoin. http://www.terraeco.net/Pub-comment-EDF-a-vendu-le-grille,41843.html

Alors c'est nucléaire ou CO2 avec le gaz.

il faut changer toutes nos habitudes typiquement francaises:
changer de mode de chauffage;supprimer tous nos appareils electriques,mettre des pulls plutot que chauffer,investir dans toutes les energies renouvelables et etre un exemple au quotidien pour nos enfants
merci a Greenpace et a toutes les autres ONG DE CONTINUER A OEUVRER POUR UN MONDE MEILLEUR POUR TOUS NOS ENFANTS

Bonjour!

Le coût des leucémies est-il compris dans le prix?
http://www.youtube.com/watch?v=mp_CEfP2QcA&list=UU-J6bDRfeGYfexcoaP4LeWQ&index=2

Il faut aussi savoir réfléchir hors du cadre strict de l'économisme...

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